Journée mondiale de l’alimentation

Montréal, mercredi le 16 octobre 2013 – Pour l’Union Paysanne, le 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, est l’occasion de s’interroger sur les liens que nous entretenons avec la nature, notre alimentation, et ceux et celles qui ont pour mission de nous nourrir. 

Pour la plupart d’entre nous, manger est un acte si banal qu’il est devenu automatique, ce qui génère un manque de réflexion et de conscience par rapport à notre alimentation. Ce manque est le reflet, à nos yeux, d’une perte de connexion significative avec la nature, notre nourriture et les personnes qui la produisent.

Nous avons donc laissé notre alimentation entre les mains des agriculteurs et agricultrices qui se retrouvent seuls face à une agro-industrie qui utilise ce lien de dépendance que nous avons avec la nature pour faire accroître toujours sa part de profits.

Depuis quelques mois, un mouvement de résistance colombien1 initié par les paysans et paysannes secoue leur pays pour dénoncer la criminalisation croissante de la résistance paysanne, les violations systématiques des droits humains, les politiques néolibérales ainsi que l’accaparement des ressources naturelles par les compagnies multinationales. Grâce à l’appui de plusieurs couches de la population, les paysans ont réussi à forcer le gouvernement colombien à abolir, pour une période de deux ans, la résolution 970 qui devait leur interdire le droit de conserver leurs semences.

Cet exemple démontre l’importance d’une Alliance de la Terre à la Table afin de préserver la diversité et la qualité de notre nourriture, tout en s’assurant que l’agro-industrie ainsi que les gouvernements qui la soutiennent travaillent dans l’intérêt du bien commun plutôt qu’à la criminalisation des paysans et à la consolidation de monopoles sur l’alimentation et le vivant.

L’Union Paysanne joint sa voix à celles de ses organisations sœurs membres du réseau international La Via Campesina et demande d’arrêter la criminalisation des producteurs qui essaient de vivre dignement de leur métier. L’Union Paysanne soutient activement Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent2, rares producteur de semences biologiques au Québec, qui se font actuellement poursuivre par l’Union des Producteurs Agricoles qui ne leur reconnaît pas leur droit à la liberté d’association syndicale.

Des membres du Comité international de l’Union Paysanne animeront une discussion sur le rôle de la participation politique des paysans et des citoyens dans la construction de la souveraineté alimentaire. L’atelier aura lieu aujourd’hui, mercredi le 16 octobre, de 12h30 à 14h dans le cadre de la première édition du marché fermier de l’UQAM3.

Notre système alimentaire est brisé, mais ici comme ailleurs, avons des solutions concrètes à proposer. Nous vous invitons à vous tenir informé et à communiquer avec nous pour de plus amples informations.

 


 

1 – À propos de la grève des paysans colombiens

2 – Jean-François Lévêque et Guylaine St-Vincent, semenciers artisanaux poursuivis par l’UPA

3 – Événement Facebook du marché paysan de l’UQAM

 

Pièce-jointe : 

com-up_2013-10-16_Journee-mondiale-de-l-alimentation.pdf (156 ko)

 

Contacts :

Marie Denis, Comité international de l’Union Paysanne, 514-691-7110
Stéphanie Wang, Comité international de l’Union Paysanne, 514 995-5052
Benoit Girouard, Président, Union Paysanne, 450-495-1910

 

L’Union paysanne est un syndicat agricole et citoyen qui intercède auprès du gouvernement, des médias et de l’opinion publique pour promouvoir les intérêts de la paysannerie. Elle donne une place à tout ceux désireux de s’impliquer en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysanne. 

L’Union paysanne c’est… l’Alliance de la Terre et de la Table.