Les dernières nouvelles sur des sujets intéressant l’Union paysanne.

Le Conseil permanent de la jeunesse désire rencontrer des jeunes néoagriculteurs

Dans le cadre d’une recherche sur la contribution de l’agriculture à la vitalité du milieu rural, le CPJ désire rencontrer des jeunes, âgés de moins de 35 ans, ayant conçu et démarré un nouveau projet agroalimentaire dans des productions dites « en émergence ».

Le projet est nouveau s’il représente la création d’une nouvelle entreprise ou l’ajout d’un atelier à une entreprise existante visant à diversifier la production.

 

La nouveauté du projet tient aussi au produit s’il est dit « non traditionnel » ou en « émergence » . Le projet se distingue par son procédé de production (par exemple, l’agriculture biologique); la rareté du produit (par exemple, des spécialités anciennes, des produits de niche) ou encore l’importance déterminante du territoire sur le produit (produits du terroir).

Par le biais d’entrevues individuelles, le Conseil souhaite connaître l’histoire de vie des jeunes néoagriculteurs afin qu’ils témoignent de leurs parcours, des motivations et des valeurs qui les animent ainsi que de leur rapport à la ruralité.

Si vous pensez répondre au profil recherché et désirez participer à cette recherche, veuillez contacter la responsable du dossier, madame Lorraine Fournier.

Ligne sans frais : 1-800-363-1049
Adresse courriel : lorraine.fournier@cpj.gouv.qc.ca

 

 

Action de solidarité urgente à Montréal avec les agriculteurs d’Haïti le vendredi 4 juin

Union Paysanne, Action SOS Haïti et le Réseau Canadien d’Action sur les Biotechnologies appellent la population de Montréal à se retrouver devant le Consulat Général d’Haïti afin d’exprimer leur solidarité avec les organisations haïtiennes d’agriculteurs qui refuse la donation de Monsanto de semences de maïs hybride. Les paysans haïtiens marcheront le vendredi 4 juin à Haïti et demandent aux groupes de par le monde de « lutter contre Monsanto et ses complices en Haïti ».

 

DATE : le vendredi 4 juin 2010
HEURE : 10h du matin
LIEU : 1100, Boul. René Lévesque Ouest (Au coin de René Lévesque et Peel – Station Bonaventure)

C’est une action de solidarité symbolique. Une déléguation delivrera une lettre au Consulat d’Haiti en guise de soutien face à la cause des agriculteurs.

L’appel à cette action de solidarité a été réalisé par le Mouvement Paysan de Papaye (MPP) avec le soutien de La Via Campesina. Plus d’informations ci-dessous. (ou rendez vous sur  www.rcab.ca/Monsanto  ou encore  www.viacampesina.org)

LA VIA CAMPESINA EN HAITI

COORDINADORA  LATINOAMERICANA DE ORGANIZACIONES DEL CAMPO (CLOC) EN HAITI
CONVOCATION
MOBILISATION CONTRE LE DON MORTEL DE MONSANTO AU MINISTERE DE L’AGRICULTURE HAITIEN
PAPAYE /HINCHE, LE 4  JUIN  2010.
AVEC LA LUTTE Y L’UNITE DES PEUPLES ET L’ACTION INTERNATIONAL
SOUVERAINTE ALIMENTAIRE
ABA MONSANTO EN HAITI

L’actuel cadre politique et les processus d’intégration appliqués par les gouvernements et le capital transnational, font nécessaire d’unifier les critères et renforcer nos stratégies d’actions et confrontations à cette nouvelle attaque d’Impérialiste.

Le séisme du 12 janvier en Haïti a laissé plus que 300 000 morts, 500 000 blessés, des milliers de personnes dans les rues … 3 millions sinistrés en 35 secondes. La condition de vulnérabilité du pays face aux désastres naturels est la conséquence de plusieurs causes qui ont pour responsables les pays Colonialistes et Néocolonialistes, principalement Espagne, France, Etats Unis, les Instituions Financières Internationales, les corporations transnationales et les groupes nationaux du pouvoir économique et politique.

Après ce séisme, Monsanto et ses complices sont en train d’utiliser leurs moyens pour aggraver la situation du secteur paysan haïtien avec le cadeau mortel au Ministère de l’Agriculture de 475 tonnes de semences modifiées génétiquement. C’est un nouveau séisme contre lequel nous devons lutter ensemble avec nos amis nationaux et Internationaux et avec la Via Campesina.

Pour cela, nous les organisations membres de la Via Campesina en Haïti convoquons une grande marche de mobilisation qui a pour objectif fondamental “ Lutter contre Monsanto et ses complices en Haiti” le 4 juin 2010 à Papaye au centre “ Lakay” de formation du Mouvement Paysans de Papaye (MPP). La marche débutera avec les semailles du maïs national, la plantation des arbres pour célébrer le jour International d’environnement et montrer une fois de plus notre volonté de protéger l’environnement d’Haïti et de la planète tout entière. A la fin nous marcherons jusqu’à la place Charlemagne Peralte de Hinche sous le rythme du tambour pour bruler les semences de Monsanto.

Nous appelons à la solidarité de toutes les organisations paysannes et les mouvements sociaux nationaux et Internationaux à participer, d’une façon directe ou indirecte, à cette grande marche contre Monsanto. Les personnes qui ne peuvent pas être présentes peuvent organiser chez elles une activité de solidarité a travers la presse ou autres. Celles qui ont la possibilité de communication peuvent appeler directement au moment de la marche aux dirigeants de la VC en Haïti pour des interviews, aux numéros suivants :

Chavannes Jean Baptiste  Mouvement Paysans de Papaye et membre du CCI : 509-34 55 15 86
Filfrant St. Nare  Mouvement Paysans de Papaye (MPP): 509 34 46-23 82
Festil Pierre Doudou,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP): 509 34 57 37 09
Rose Edith Raymonville,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP: 509 3669-74 24
Rosenel Jean Baptiste, Tet Kole Ti peyizan Ayisyen (TK): 509 37 7 1 86 32
Iderle Brenus , Appuie Technique de la Via Campesina de la Caraibe : 509 3427- 5622
Pour la Via campesina : Chavannes Jean Baptiste, Membre du CCI

¡GLOBALISONS LA LUTTE, GLOBALISONS L’ESPOIR!

 

 


Montreal Urgent Action: Friday June 4 Solidarity with Haiti’s Farmers

Union Payasanne, Action SOS Haiti, and the Canadian Biotechnology Action Network call on people in Montreal to gather outside the Haitian Consulate to express solidarity with Haitian peasant groups who are rejecting Monsanto’s donation of hybrid corn seeds. Haitian peasant farmers will march Friday June 4 in Haiti and are asking groups around the world to “Struggle Against Monsanto and its associates.”

DATE: Friday, June 4, 2010
TIME: 10:00 AM
LOCATION: 1100, Boul. René Lévesque Ouest (corner of René Lévesque and Peel – Station Bonaventure)

This is a symbolic action in solidarity. A delegation will deliver a letter to the Haitian consulate in support of the farmers’ concerns.

Solidarity actions were called for by the Haitian Peasant Movement of Papay (MPP) and supported by La Via Campesina. Please see below. (You can also check www.cban.ca/Monsanto and www.viacampesina.org)

LA VIA CAMPESINA IN HAITI
CONVOCATION
MOBILIZATION AT THE HAITIAN AGRICULTURE MINISTRY AGAINST MONSANTO POISONED GIFT
PAPAYE/HINCHE THE FOURTH JUNE 2010
WITH STRUGGLE AND PEOPLE UNITY AND INTERNATIONAL ACTION
FOOD SOVEREIGNTY
DOWN WITH MONSANTO IN HAITI

The current political framework and the processes of economic integration carried out by governments and transnational capital together make it necessary for us to unify our vision and strengthen our action strategies against this new imperialist attack.

The earthquake which occurred in Haiti on the 12th January killed 300 000 people, injured 500 000 others and left thousands of people homeless…35 seconds made 3 million disaster victims. Haiti’s vulnerability in the face of natural catastrophes has many causes underlying which are the actions of the colonial and neo-colonial powers, principally Spain, France, United States, as well as the policies of the International Financial Institutions and of transnational corporations and the national groups  holding  political and economical power.

With their deadly gift to the Ministry of Agriculture of 475 tonnes of hybrid seeds, Monsanto and its accomplices are worsening the situation of the Haitian peasantry. This is a new earthquake; together with our national and international friends and the Via Campesina we must struggle against it.
That is why, we, Haitian organizations members of the Via Campesina, are calling for a large-scale demonstration and march on June 4th 2010 at the Papay Peasant Movement “Lakay” training centre in Papaye. The primary goal of this mobilization is to “Struggle against Monsanto and its Accomplices in Haiti “. We will begin the demonstration by sowing native varieties of corn and planting trees in order to celebrate World Environment Day and to show once more our commitment to protect Haiti and the whole planet. After that, we will march, accompanied by the rhythm of  drums, to Charlemagne Peralte de Hinche to burn Monsant’s seeds.

We are calling on all peasant organizations and national and international social movements to show their solidarity by participating, directly or indirectly, in this large-scale march against Monsanto. People who are not able to be present in Haiti can organize a solidarity action wherever they are. Those who are able to do so can interview the leaders of la Via Campesina in Haiti by telephone while the march is taking place:

Chavannes Jean Baptiste  Mouvement Paysans de Papaye et membre du CCI : 509-34 55 15 86
Filfrant St. Nare  Mouvement Paysans de Papaye (MPP): 509 34 46-23 82
Festil Pierre Doudou,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP): 509 34 57 37 09
Rose Edith Raymonville,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP: 509 3669-74 24
Rosenel Jean Baptiste, Tet Kole Ti peyizan Ayisyen (TK): 509 37 7 1 86 32
Iderle Brenus , Appuie Technique de la Via Campesina de la Caraibe : 509 3427- 5622

¡GLOBALIze the STRUGGLE, GLOBALize HOPE!

 

L’Union paysanne recherche des représentants régionaux

 

membre_de_union_paysanne_150L’Union paysanne est en pleine croissance et nous avons de plus en plus d’impact auprès des agriculteurs et des politiciens. Du même souffle, nous avons besoin d’offrir un visage de notre organisation dans un maximum de régions du Québec. Et ce visage c’est… vous!

 
Nous sommes donc à la recherche d’une quinzaine d’agriculteurs qui seraient prêts à devenir représentants régionaux. Le premier rôle de ce représentant est bel et bien de démontrer que l’Union paysanne regroupe des agriculteurs de tout le Québec et de toutes les productions. Votre seule présence aura un fort impact.

Ensuite il se pourra que nous dirigions vers vous des appels d’autres agriculteurs qui voudront en savoir plus sur l’Union. Finalement, vous serez à même de nous informer de vos réalités ou de l’actualité qui se déroulent autour de vous.

Vous ne serez pas abandonnés dans cette démarche puisque nous organiserons une journée de formation pour vous afin de vous outiller : Historique Union paysanne, modèle agricole, gestion de l’offre, soutien de l’état, etc. Cette formation sera dédommagée par l’Union paysanne et nous tiendrons compte de la réalité fermière pour les dates et moments.

Nous partageons tous la même réalité et je suis conscient que la fatigue nous prend souvent au détour de nos tâches, mais si nous voulons un tant soit peu changer le visage de notre agriculture, nous devons tous nous engager. Ce premier geste pourrait faire une différence.

Si ce rôle vous intéresse, communiquez avec moi :

Benoit Girouard, président Union paysanne
Tél. : 450-495-1910
Courriel : lamiral.bio@sympatico.ca

 

 

rcab150

Un petit pas pour le Canada, mais un grand pas pour les semences

rcab150L’avenir des semences génétiquement modifiées au Canada se joue en ce moment à la Chambre des Communes, loin des projecteurs médiatiques sous l’anonyme nom de projet de loi C-474, un simple texte de 47 mots.

Proposant une modification du Règlement sur les semences, il s’agit « d’exiger, avant de permettre la vente de toute nouvelle semence transgénique, que soit menée une analyse du risque potentiel pour les marchés d’exportations ».

Une loi, selon Benoît Girouard de l’Union Paysanne, « nécessaire afin de protéger les agriculteurs des préjudices économiques occasionnés par la mise en marché des semences transgéniques non autorisées dans nos marchés d’exportation ».

Contrer les pertes de marchées venues et à venir

Proposé en novembre 2009, ce projet de loi fait directement suite à l’affaire du lin contaminé. Celle-ci a consisté en la découverte, à l’été 2009 parmi le lin destiné à l’exportation, de traces d’un lin transgénique, considéré comme illégal à la fois par le Canada à la vente depuis 2001 et par l’Union Européenne. Premier fournisseur de lin au monde, le Canada effectue 80% des exportations mondiales. Suite à cette découverte, l’Europe a fermé sa porte au lin canadien. Les liniculteurs ont alors perdus leur principal marché d’exportation, puisque l’Europe incarnait le débouché de 70% des exportations du lin canadien. « Nous ne pouvons plus permettre que nos marchés d’exportations subissent de tels dommages » soutient Terry Bohem, président du National Farmers Union et producteur de lin.

Le cas du lin est appelé à se répéter si rien n’est fait. D’après Devlin Kuyek, du Réseau Canadien d’Action sur les Biotechnologies, « sans cette loi, la luzerne et le blé transgénique seraient autorisés malgré l’effet économique dévastateur qu’ils provoqueraient inévitablement ». En effet, Monsanto développe actuellement pour le Canada un blé génétiquement modifié ; 6ème plus gros producteur de blé au monde, ce dernier exporte plus de 70% de sa récolte. Or, les deux tiers des importateurs du blé canadien ont annoncé qu’ils arrêteraient dorénavant d’importer ce dernier si une variété transgénique était introduite au Canada. De quoi ruiner la plupart des agriculteurs, dépendants des exportations. Il en va de même avec la Luzerne.

Une occasion en or

En exigeant que la législation canadienne protège ses agriculteurs contre les préjudices économiques prévisibles liés à la culture et l’exportation de plantes génétiquement modifiées, le pas du Canada est modéré : la requête est modeste – ni moratoire, ni étiquetage –, raisonnable, et fondée sur des considérations objectives (la perte de marchés extérieurs et les dégâts économiques afférents).

La porte qui est ouverte est en revanche très grande. Outre un frein conséquent à l’avancée future des cultures transgéniques et de la contamination environnementale qui en découle, les agriculteurs du monde entier, forts de ce précédent juridique, possèderaient ainsi un outil majeur pour s’opposer à Monsanto les autres multinationales productrice de semences transgéniques. Fissure supplémentaire dans un édifice biotechnologique de plus en bancal, la loi peut lui infliger un très sérieux revers, comme le prouve la virulence du lobby des biotechnologies à Ottawa pour empêcher le projet de passer. JoAnne Buth, président du Conseil Canadien de Colza, décrit le projet de loi 474 comme « un cauchemar, un cauchemar total » menaçant la réputation commerciale du Canada.

Discuté à plusieurs reprises en mars et avril 2010, le projet de loi a finalement été approuvé le 14 avril. Suite à cette victoire, il reste encore à transformer l’essai en entérinant la loi lors de sa seconde lecture par le comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire début juin, ainsi qu’au vote final, qui se tiendra à la rentrée prochaine, en septembre 2010.

 

Timothé Nothias, Réseau canadien d’alerte sur les biotechnologies (RCAB)

 


 

Voir aussi :

Envoyer une lettre à votre député fédéral, appuyant le projet de loi C-474

Pamphlet C-474 (1 page, PDF)

Pamphlet C-474 (2 pages, PDF)

mail-foward

5 lignes pour le ministre Claude Béchard

mail-fowardMerci à tous ceux qui nous ont déjà fait parvenir leurs 5 lignes pour le ministre Béchard. Votre participation est incroyable!  Il reste encore du temps pour nous faire parvenir vos 5 lignes et éveiller nos politiciens à cette agriculture de demain, plurielle, à dimension humaine et…démocratique. Voici la démarche…

 

Écrivez un court mot d’au maximum 5 lignes. Écrivez sur votre désir de démocratie pour les agriculteurs,  d’une agriculture en lien avec vos préoccupations, du besoin de relève agricole, d’un soutien accru pour les fermes en régions, de l’importance d’une plus grande autosuffisance alimentaire pour le Québec, etc. Soyez poétique si ça vous chante!

N’oubliez pas d’y inscrire vos coordonnées, nom, adresse et profession.

Faites-nous parvenir votre mot (cliquer pour envoyer un courriel)

Nous les remettrons tous en même temps au ministre la première semaine de mai. Invitez vos amis, votre famille, vos collègues de travail en embarquez dans cette démarche car l’enjeu est unique et rare….réorienter NOTRE AGRICULTURE.

 

Pour le droit des pays d’étiqueter les aliments OGM

Ottawa, Montréal et Québec, le 30 avril 2010 – Une coalition réunissant un large éventail d’associations de consommateurs, d’agriculteurs et de groupes environnementaux et de femmes interpelle la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, pour que le Canada cesse de s’aligner sur les positions américaines dans le cadre de négociations internationales sur l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés. Les manœuvres conjointes des États-Unis et du Canada pourraient compromettre le droit des pays d’imposer l’étiquetage des OGM.

 

Sous l’égide des Nations Unies, la Commission du Codex alimentarius, qui se réunit à Québec du 3 au 7 mai, tentera à nouveau de s’entendre sur des recommandations pour l’étiquetage des aliments OGM. L’adoption d’un texte du Codex sur les OGM permettrait aux pays qui choisissent de rendre cet étiquetage obligatoire de mettre leur réglementation à l’abri d’éventuelles poursuites en vertu des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Bien que le Canada n’ait pas encore pris de position officielle, il a, par le passé, pris des positions proches de celles des États-Unis pour tenter de nuire à l’avancement des discussions et tout indique qu’il fera de même cette fois-ci.

Ces manœuvres dilatoires sont inacceptables, d’autant que le Canada et les États-Unis s’appuient sur des arguments mensongers, tels que l’absence de différence entre un aliment OGM et un aliment non-OGM, ou encore, la supposée impossibilité de vérifier l’absence ou la présence d’un OGM dans les aliments. Ils sont parmi les derniers pays au sein du Codex à persister dans la mauvaise foi et l’intransigeance sur la question des OGM.

Les groupes exigent de la ministre qu’elle donne instructions pour que le Canada adopte une position qui permette d’inscrire explicitement aux normes du Codex le droit, pour tous les pays qui le souhaitent, d’adopter des règles d’étiquetage des OGM.

Les citoyens sont invités à participer à une campagne de lettre par Internet.


Pour information:

Lucy Sharratt, CBAN – 613 241-2267 poste 6
Charles Tanguay, Union des consommateurs – 514 521-6820 poste 257
Benoît Girouard, Union paysanne – 450 495-1910
Éric Darier, Greenpeace – 514 933-0021
Michel Bélanger, Nature Québec – 514 844-3037
Hélène Cornellier, Afeas – 514 791-9023
Stéphane Groleau, AmiEs de la Terre de Québec – 418 524-2744
André Nault, AmiEs de la Terre de l’Estrie – 819 562-4413
Richard Favreau, Avenue Bio de l’Est – 418 736-5947
François Décary-Gilardeau, Option consommateurs – 514 598-0620 poste 227
Éric Ferland, Projet Écosphère – 450 538-5005
Denis Falardeau, ACEF de Québec – 418 522-1568 ou 418 999-0925.

 

 

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Les paysans s’opposent aux multinationales de l’agroalimentation

-communiqués-

Ce 17 avril 2010, Journée internationale des luttes paysannes, l’Union paysanne tient à saluer les millions de paysans et de petits et moyens producteurs agricoles qui nourrissent le monde, se consacrant à la culture des aliments en s’opposant aux multinationales de l’agroalimentation. Car pour ces dernières sociétés, ainsi que pour tous les pratiquants de l’agriculture industrielle, les aliments ne sont qu’un sous produit de leur vraie mission …la culture de l’argent.

 

La Via Campesina, mouvement international regroupant 150 organisations dans 70 pays dont fait partie l’Union paysanne, a déclaré que « ce sont désormais elles (les multinationales) qui contrôlent nos économies, nos terres, l’eau, la biodiversité, la production agricole et le commerce » constituant « la principale menace à l’encontre des paysans, des agriculteurs familiaux et des peuples indigènes. »

Dans toutes les régions du monde, les paysans, les agriculteurs et leurs alliés de la société civile s’organisent pour résister les déprédations des multinationales. En Inde, les paysans défendent leurs plus de 2 500 variétés ancestrales d’aubergine contre les efforts de la société Monsanto et de sa filière indienne de faire accepter l’aubergine génétiquement modifiée.

A ce moment, les agriculteurs familiaux et les mouvements sociaux canadiens s’apprêtent à confronter le nouvel accord de libre échange en train d’être négocié entre le Canada et l’Europe, un accord qui mettrait encore plus de pouvoir aux mains des grandes sociétés aux dépens des paysans et au détriment de la souveraineté alimentaire.

Au Québec, l’Union paysanne participe à la campagne pancanadienne contre  l’introduction de la luzerne génétiquement modifiée, qui poserait de très graves menaces à l’agriculture biologique québécoise et canadienne. En effet, c’est toute la production laitière et céréalière qui risquerait d’être ébranlée par la contamination inévitable de cette culture si importante. Pour cette raison, l’Union paysanne invite les citoyens à appuyer la campagne en faisant savoir à leur député fédéral leur opposition à la luzerne génétiquement modifiée.**

La lutte actuelle des paysans sans terres de la région d’Aguán du Honduras, qui occupent des terres de la réforme agraire usurpées par des grands propriétaires liés au monde des affaires, ainsi que celle des paysans maliens, qui résistent l’accaparement des terres paysannes par des sociétés étrangères, viennent nous rappeler les origines de la Journée internationale. Toutes en soulignant les luttes actuelles des paysans et des agriculteurs familiaux, cette Journée commémore le massacre, le 17 avril 1996, par les forces de l’ordre de l’Etat de Pará au Brésil de dix-neuf membres du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre qui revendiquaient la mise en branle d’une vraie réforme agraire.

 



**Pour de plus amples renseignements sur la campagne contre la luzerne génétiquement modifiée, allez sur le site web de l’Union paysanne ou sur le site du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB ).

 

 

claude_bechard

5 lignes pour le ministre Claude Béchard

claude_bechard L’agriculture est un bien collectif au même titre que la démocratie. Pourtant les deux sont malmenés depuis de nombreuses années dans notre belle province. Il y a eu le rapport Pronovost, le rapport St-Pierre, le rapport Ouimet qui sont tous allés dans le même sens que l’Union paysanne et de plusieurs organismes rassemblés dans la coalition SOS-Pronovost et à l’extérieur.

 

Le ministre Claude Béchard a promis de donner aux agriculteurs et à la population québécoise une première politique agricole pour le début juin. Cette tâche sera colossale car c’est l’avenir même de l’agriculture, son visage, son orientation qui se décidera par cette politique. Les mêmes forces que lors de la commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec s’affrontent sur ce terrain : L’UPA qui milite pour un statu quo en plus de vouloir préserver son monopole et l’Union paysanne qui proposent une vision d’avenir pour l’agriculture du Québec.

Dans cette lutte nous ne sommes plus seuls. En dix ans nous avons réussi à sensibiliser agriculteurs, citoyens et élus à la crise agricole et à son déficit en démocratie. La coalition SOS-Pronovost est un parfait exemple d’une société qui se solidarise autour des enjeux agricole.

Maintenant c’est le temps pour le gouvernement Charest d’agir et de nous prouver que le rapport Pronovost n’est pas tabletté. Après 3 rapports majeurs, des constats dévastateurs et le signe d’un Québec en changement. Ce gouvernement doit maintenant agir et appliquer le rapport Pronovost et surtout mettre fin au monopole de l’UPA.

 

Citoyens ou agriculteurs… à vos plumes

Écrivez un court mot d’au maximum 5 lignes. Écrivez sur votre désir de démocratie pour les agriculteurs,  d’une agriculture en lien avec vos préoccupations, du besoin de relève agricole, d’un soutien accru pour les fermes en régions, de l’importance d’une plus grande autosuffisance alimentaire pour le Québec, etc. Soyez poétique si ça vous chante!

N’oubliez pas d’y inscrire vos coordonnées, nom, adresse et profession. Faites nous parvenir votre mot par courriel à cette adresse : paysanne@unionpaysanne.com (cliquez pour envoyer un courriel).
Nous les remettrons tous en même temps au ministre la première semaine de mai. Invitez vos amis, votre famille, vos collègues de travail en embarquez dans cette démarche car l’enjeu est unique et rare….réorientez NOTRE AGRICULTURE.

 

Pierre Rabhi

Pierre Rabhi au Québec

Pierre Rabhi fera une petite tournée au Québec afin de parler des thèmes qui lui sont chers, Auteur, philosophe et conférencier, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique, pratiquée depuis plus de 40 ans. Il appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse« .

 

Une soirée toute spéciale se tiendra en compagnie de l’Union paysanne :

Pierre Rabhi

Agriculture et écologie : au-delà des techniques, l’humain

Avec le paysan et écologiste Pierre Rabhi, organisée par le Mouvement Québécois pour une Décroissance conviviale, en collaboration avec l’Union paysanne.

Mardi 27 avril, 13h à St-Eugène

837 rue St-Louis, St-Eugène (Autoroute 20, sortie 160, à gauche rue St-Louis)

Contribution volontaire, une collation sera offerte par l’Union paysanne
Information : Frédéric Sauriol, 450-566-5009, debullion@sympatico.ca

 


 

Références : 

Mouvement Québécois pour une Décroissance Conviviale

http://www.decroissance.qc.ca/

Colibris – Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

http://www.colibris-lemouvement.org/

 

Documents à télécharger :

Liste des conférences publiques au Québec (PDF, 93 ko)

Dossier de presse (DOC, 709 ko)

Affiche grand format  (PDF, 379 ko)

Affiche petit format (PDF, 128 ko)

 

Lettre Ouverte – DAVID CONTRE GOLIATH

Farnham, Mars 2010. En mon nom propre je tiens à remercier les gens qui nous ont supportés physiquement et moralement le 17 mars dernier lors de l’audience publique tenue à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec dans l’affaire de Les Abattoirs Zénon Billette inc. (Faillite et questionnement sur sa gestion) audience qui avait pour but de défendre encore une fois la légitimité de rendre public le rapport déposé le 10 janvier dernier. Nous étions une vingtaine, dont 5 producteurs de bouvillons et des gens du secteur laitier/réforme et quelques membres de l’Union Paysanne et de l’Association de défenses des producteurs bovins (ADPB).

 

Où était donc le reste des producteurs? Quel est le signal que je dois comprendre? Le sujet n’en vaut pas la peine? Alors que les mêmes erreurs sont en train de se reproduire avec Levinoff-Colbex? Que la FPBQ fasse comme nos gouvernements et prenne l’argent dans nos poches est normal? Le gouvernement, lui, nous accorde parfois des réductions…   Et quand on en a marre on essaie au moins de le changer… Pour qui travaillent donc nos élus à la FPBQ, aux divers comités, et à l’UPA? Pour eux ou pour nous?
Alors que cette demande d’enquête a été adoptée en assemblée spéciale par vote majoritaire en octobre 2007,  les producteurs de bouvillons d’abattage se voient refuser le droit de consulter ce rapport, car les défendeurs (FPBQ, Fiducie, SCBA etc.) refusent la divulgation de celui-ci dans son intégralité, malgré leurs promesses de collaboration totale. Pendant qu’en tant que producteur nous payons notre avocat,  4 avocats engagés par les défenderesses nous font face, et comble de l’ironie c’est aussi avec notre argent qu’ils sont là.

Le rapport d’enquête est sorti, il a pu être lu par les procureurs des parties et par les régisseurs dans son intégralité, mais la seule chose que nous avons pu obtenir (les 2 demandeurs) le 17 mars dernier, c’est une copie caviardée (censurée) de ses éléments essentiels. Les parties ont droit d’accès aux rapports avec ordonnance de non-divulgation…  Qui est La FPBQ ? Et combien de privilégiés auront le droit de le lire au siège social?
Ce rapport est essentiel pour l’ensemble de l’industrie, il représente le respect des résolutions adopté en assemblée, le respect des individus qui demandent une transparence dans les agissements des gens qui sont censés nous représenter et nous défendre, le respect de la démocratie et de la justice.
Alors que les avocats des défendeurs (FPBQ et Cie) font tout leur possible pour trouver des technicités pour empêcher sa publication intégrale, nous sommes en droit de nous demander ce qu’ils essaient de cacher. Le jeu en vaut la chandelle, car ce coup-ci, ils ont réussi à retarder le tout pour que rien ne soit divulgué avant l’AGA (Assemblée Général Annuelle) du 7 et 8 avril prochain. (Assemblée où se votent les résolutions et où sont élues les membres des divers comités et autres).  Encore une belle année devant elle (FPBQ) pour continuer d’essayer d’être un entrepreneur non qualifié.
L’industrie du bœuf est elle aussi en problème et comme mère de famille je serais tentée de dire que tous les torts ne sont pas que chez les autres. Une médaille a toujours 2 côtés. Il est facile de jeter le blâme sur les autres, mais on doit aussi regarder ce que font nos proches pour nous aider à nous en sortir…
À l’heure où je vous parle, ce que je perçois est un individualisme marqué. Là où nous serions censés nous serrer les coudes, nous aider à trouver des solutions pour essayer de nous sortir de cette crise ensemble, il n’y a que du « chacun-pour-soi ».
Alors que nos « subsides » fondent comme neige au soleil, est-ce que les prélèvements diminuent? Dans le privé, il y aurait déjà eu des restructurations, des coupures et des choix… Mais pour nos élus, pas question de ralentir le train! Quand il n’y aura plus d’ASRA et autres, croyez-vous qu’ils feront le ménage pour nous laisser souffler un peu? Nous laisser de quoi vivre et manger nous aussi? Ils jetteront le blâme sur les gouvernements.
Alors que la FPBQ engage des millions dans ses projets, prends des hypothèques en nos noms, nous donne en garantie pour ses prêts, quel banquier vous prêtera lorsque vos revenus seront à leurs plus bas? Comment peut-on jouer avec l’argent des autres comme cela? Alors que l’économie est en crise, nos élus y vont gaiement d’investissements et dépenses plus chères les unes que les autres sans penser aux impacts sur nos poches et nos entreprises. Demandons-nous si nos élus avaient le mandat et toutes les connaissances pour agir de la sorte?
De plus, ils se sont donné tous les moyens pour que chaque $$$ entre directement dans leurs poches sans avoir à courir après leurs membres (prélèvements,  etc. pris directement sur le chèque de l’ASRA, aucun remboursement de taxe si cotisation non payée, etc..) et ils disent être là pour nous défendre et nous représenter?  Et ce, sans objections?? Comment avons-nous pu laisser faire cela? Est-ce que nous dormons sur la « switch »?
Nous voici donc face à 4 paliers qui fouillent dans nos poches à qui mieux mieux, Fédéral, Provincial, Municipal et Syndicat agricole.
Ce que ces gens oublient, c’est que moins il y a de payeurs, moins il y a d’argent qui entre dans les coffres. Posez-vous la question, est-ce que les gens qui travaillent dans l’ensemble du réseau syndical agricole se souviennent encore d’où provient leur salaire?
L’UPA et ses Fédérations ont tellement bien placé leurs billes que nos gouvernements ne nous entendent même plus en tant qu’individu. Nous sommes bâillonnés dans notre propre groupe, sans moyens de communiquer avec l’extérieur.
Bientôt, nous ne travaillerons plus pour nous, mais pour tous ces gens qui disent vouloir notre bien et vouloir nous aider. Mais qui sont-ils? Qui tire les ficelles derrière tout cela? Faut-il demander une Commission d’enquête pour avoir des réponses? Pourquoi les membres de ce syndicat (producteurs) ont-ils si peur de faire face à leurs élus et de leur demander des réponses claires et de la transparence? Est-ce que certains ont peur de représailles personnelles? Est-ce que les élus sont encore aptes à nous représenter si, au sein même de ce regroupement, il n’y a plus de confiance?
Pensons à ceux qui suivent, à ce que nous voulons leur laisser. Et ici je ne parle pas juste d’une entreprise viable. Quel exemple voulons-nous leur donner… Se battre pour ses valeurs ou se taire et continuer à encaisser? Essayons d’être fiers d’être producteurs / productrices agricoles et responsables de notre avenir. Nous en avons déjà assez à essayer de nous battre contre tout le reste pour faire reconnaître notre valeur, pas pour que le public croie que nous sommes tous pareils et des moutons.  Il est temps de faire un bon ménage de printemps et d’essayer de repartir sur de bonnes bases. Pour que cela soit possible, nous devons changer les bureaux de directions sur tous les niveaux, avoir du sang neuf, des idées neuves et centrées sur ses membres.
Je ne connais pas ce qui se passe dans les autres productions, mais soyons vigilants et faisons bien comprendre ce pour quoi le syndicat a été créé.
Nathalie Pontbriand
Productrice agricole

 


 

NDLR : Cette lettre de témoignage a été envoyée en copie conforme à plusieurs médias, dont l’Union paysanne.