Les dernières nouvelles sur des sujets intéressant l’Union paysanne.

claude_bechard

5 lignes pour le ministre Claude Béchard

claude_bechard L’agriculture est un bien collectif au même titre que la démocratie. Pourtant les deux sont malmenés depuis de nombreuses années dans notre belle province. Il y a eu le rapport Pronovost, le rapport St-Pierre, le rapport Ouimet qui sont tous allés dans le même sens que l’Union paysanne et de plusieurs organismes rassemblés dans la coalition SOS-Pronovost et à l’extérieur.

 

Le ministre Claude Béchard a promis de donner aux agriculteurs et à la population québécoise une première politique agricole pour le début juin. Cette tâche sera colossale car c’est l’avenir même de l’agriculture, son visage, son orientation qui se décidera par cette politique. Les mêmes forces que lors de la commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec s’affrontent sur ce terrain : L’UPA qui milite pour un statu quo en plus de vouloir préserver son monopole et l’Union paysanne qui proposent une vision d’avenir pour l’agriculture du Québec.

Dans cette lutte nous ne sommes plus seuls. En dix ans nous avons réussi à sensibiliser agriculteurs, citoyens et élus à la crise agricole et à son déficit en démocratie. La coalition SOS-Pronovost est un parfait exemple d’une société qui se solidarise autour des enjeux agricole.

Maintenant c’est le temps pour le gouvernement Charest d’agir et de nous prouver que le rapport Pronovost n’est pas tabletté. Après 3 rapports majeurs, des constats dévastateurs et le signe d’un Québec en changement. Ce gouvernement doit maintenant agir et appliquer le rapport Pronovost et surtout mettre fin au monopole de l’UPA.

 

Citoyens ou agriculteurs… à vos plumes

Écrivez un court mot d’au maximum 5 lignes. Écrivez sur votre désir de démocratie pour les agriculteurs,  d’une agriculture en lien avec vos préoccupations, du besoin de relève agricole, d’un soutien accru pour les fermes en régions, de l’importance d’une plus grande autosuffisance alimentaire pour le Québec, etc. Soyez poétique si ça vous chante!

N’oubliez pas d’y inscrire vos coordonnées, nom, adresse et profession. Faites nous parvenir votre mot par courriel à cette adresse : paysanne@unionpaysanne.com (cliquez pour envoyer un courriel).
Nous les remettrons tous en même temps au ministre la première semaine de mai. Invitez vos amis, votre famille, vos collègues de travail en embarquez dans cette démarche car l’enjeu est unique et rare….réorientez NOTRE AGRICULTURE.

 

Pierre Rabhi

Pierre Rabhi au Québec

Pierre Rabhi fera une petite tournée au Québec afin de parler des thèmes qui lui sont chers, Auteur, philosophe et conférencier, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique, pratiquée depuis plus de 40 ans. Il appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse« .

 

Une soirée toute spéciale se tiendra en compagnie de l’Union paysanne :

Pierre Rabhi

Agriculture et écologie : au-delà des techniques, l’humain

Avec le paysan et écologiste Pierre Rabhi, organisée par le Mouvement Québécois pour une Décroissance conviviale, en collaboration avec l’Union paysanne.

Mardi 27 avril, 13h à St-Eugène

837 rue St-Louis, St-Eugène (Autoroute 20, sortie 160, à gauche rue St-Louis)

Contribution volontaire, une collation sera offerte par l’Union paysanne
Information : Frédéric Sauriol, 450-566-5009, debullion@sympatico.ca

 


 

Références : 

Mouvement Québécois pour une Décroissance Conviviale

http://www.decroissance.qc.ca/

Colibris – Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

http://www.colibris-lemouvement.org/

 

Documents à télécharger :

Liste des conférences publiques au Québec (PDF, 93 ko)

Dossier de presse (DOC, 709 ko)

Affiche grand format  (PDF, 379 ko)

Affiche petit format (PDF, 128 ko)

 

Lettre Ouverte – DAVID CONTRE GOLIATH

Farnham, Mars 2010. En mon nom propre je tiens à remercier les gens qui nous ont supportés physiquement et moralement le 17 mars dernier lors de l’audience publique tenue à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec dans l’affaire de Les Abattoirs Zénon Billette inc. (Faillite et questionnement sur sa gestion) audience qui avait pour but de défendre encore une fois la légitimité de rendre public le rapport déposé le 10 janvier dernier. Nous étions une vingtaine, dont 5 producteurs de bouvillons et des gens du secteur laitier/réforme et quelques membres de l’Union Paysanne et de l’Association de défenses des producteurs bovins (ADPB).

 

Où était donc le reste des producteurs? Quel est le signal que je dois comprendre? Le sujet n’en vaut pas la peine? Alors que les mêmes erreurs sont en train de se reproduire avec Levinoff-Colbex? Que la FPBQ fasse comme nos gouvernements et prenne l’argent dans nos poches est normal? Le gouvernement, lui, nous accorde parfois des réductions…   Et quand on en a marre on essaie au moins de le changer… Pour qui travaillent donc nos élus à la FPBQ, aux divers comités, et à l’UPA? Pour eux ou pour nous?
Alors que cette demande d’enquête a été adoptée en assemblée spéciale par vote majoritaire en octobre 2007,  les producteurs de bouvillons d’abattage se voient refuser le droit de consulter ce rapport, car les défendeurs (FPBQ, Fiducie, SCBA etc.) refusent la divulgation de celui-ci dans son intégralité, malgré leurs promesses de collaboration totale. Pendant qu’en tant que producteur nous payons notre avocat,  4 avocats engagés par les défenderesses nous font face, et comble de l’ironie c’est aussi avec notre argent qu’ils sont là.

Le rapport d’enquête est sorti, il a pu être lu par les procureurs des parties et par les régisseurs dans son intégralité, mais la seule chose que nous avons pu obtenir (les 2 demandeurs) le 17 mars dernier, c’est une copie caviardée (censurée) de ses éléments essentiels. Les parties ont droit d’accès aux rapports avec ordonnance de non-divulgation…  Qui est La FPBQ ? Et combien de privilégiés auront le droit de le lire au siège social?
Ce rapport est essentiel pour l’ensemble de l’industrie, il représente le respect des résolutions adopté en assemblée, le respect des individus qui demandent une transparence dans les agissements des gens qui sont censés nous représenter et nous défendre, le respect de la démocratie et de la justice.
Alors que les avocats des défendeurs (FPBQ et Cie) font tout leur possible pour trouver des technicités pour empêcher sa publication intégrale, nous sommes en droit de nous demander ce qu’ils essaient de cacher. Le jeu en vaut la chandelle, car ce coup-ci, ils ont réussi à retarder le tout pour que rien ne soit divulgué avant l’AGA (Assemblée Général Annuelle) du 7 et 8 avril prochain. (Assemblée où se votent les résolutions et où sont élues les membres des divers comités et autres).  Encore une belle année devant elle (FPBQ) pour continuer d’essayer d’être un entrepreneur non qualifié.
L’industrie du bœuf est elle aussi en problème et comme mère de famille je serais tentée de dire que tous les torts ne sont pas que chez les autres. Une médaille a toujours 2 côtés. Il est facile de jeter le blâme sur les autres, mais on doit aussi regarder ce que font nos proches pour nous aider à nous en sortir…
À l’heure où je vous parle, ce que je perçois est un individualisme marqué. Là où nous serions censés nous serrer les coudes, nous aider à trouver des solutions pour essayer de nous sortir de cette crise ensemble, il n’y a que du « chacun-pour-soi ».
Alors que nos « subsides » fondent comme neige au soleil, est-ce que les prélèvements diminuent? Dans le privé, il y aurait déjà eu des restructurations, des coupures et des choix… Mais pour nos élus, pas question de ralentir le train! Quand il n’y aura plus d’ASRA et autres, croyez-vous qu’ils feront le ménage pour nous laisser souffler un peu? Nous laisser de quoi vivre et manger nous aussi? Ils jetteront le blâme sur les gouvernements.
Alors que la FPBQ engage des millions dans ses projets, prends des hypothèques en nos noms, nous donne en garantie pour ses prêts, quel banquier vous prêtera lorsque vos revenus seront à leurs plus bas? Comment peut-on jouer avec l’argent des autres comme cela? Alors que l’économie est en crise, nos élus y vont gaiement d’investissements et dépenses plus chères les unes que les autres sans penser aux impacts sur nos poches et nos entreprises. Demandons-nous si nos élus avaient le mandat et toutes les connaissances pour agir de la sorte?
De plus, ils se sont donné tous les moyens pour que chaque $$$ entre directement dans leurs poches sans avoir à courir après leurs membres (prélèvements,  etc. pris directement sur le chèque de l’ASRA, aucun remboursement de taxe si cotisation non payée, etc..) et ils disent être là pour nous défendre et nous représenter?  Et ce, sans objections?? Comment avons-nous pu laisser faire cela? Est-ce que nous dormons sur la « switch »?
Nous voici donc face à 4 paliers qui fouillent dans nos poches à qui mieux mieux, Fédéral, Provincial, Municipal et Syndicat agricole.
Ce que ces gens oublient, c’est que moins il y a de payeurs, moins il y a d’argent qui entre dans les coffres. Posez-vous la question, est-ce que les gens qui travaillent dans l’ensemble du réseau syndical agricole se souviennent encore d’où provient leur salaire?
L’UPA et ses Fédérations ont tellement bien placé leurs billes que nos gouvernements ne nous entendent même plus en tant qu’individu. Nous sommes bâillonnés dans notre propre groupe, sans moyens de communiquer avec l’extérieur.
Bientôt, nous ne travaillerons plus pour nous, mais pour tous ces gens qui disent vouloir notre bien et vouloir nous aider. Mais qui sont-ils? Qui tire les ficelles derrière tout cela? Faut-il demander une Commission d’enquête pour avoir des réponses? Pourquoi les membres de ce syndicat (producteurs) ont-ils si peur de faire face à leurs élus et de leur demander des réponses claires et de la transparence? Est-ce que certains ont peur de représailles personnelles? Est-ce que les élus sont encore aptes à nous représenter si, au sein même de ce regroupement, il n’y a plus de confiance?
Pensons à ceux qui suivent, à ce que nous voulons leur laisser. Et ici je ne parle pas juste d’une entreprise viable. Quel exemple voulons-nous leur donner… Se battre pour ses valeurs ou se taire et continuer à encaisser? Essayons d’être fiers d’être producteurs / productrices agricoles et responsables de notre avenir. Nous en avons déjà assez à essayer de nous battre contre tout le reste pour faire reconnaître notre valeur, pas pour que le public croie que nous sommes tous pareils et des moutons.  Il est temps de faire un bon ménage de printemps et d’essayer de repartir sur de bonnes bases. Pour que cela soit possible, nous devons changer les bureaux de directions sur tous les niveaux, avoir du sang neuf, des idées neuves et centrées sur ses membres.
Je ne connais pas ce qui se passe dans les autres productions, mais soyons vigilants et faisons bien comprendre ce pour quoi le syndicat a été créé.
Nathalie Pontbriand
Productrice agricole

 


 

NDLR : Cette lettre de témoignage a été envoyée en copie conforme à plusieurs médias, dont l’Union paysanne.

 

french-banner-474_large.jpg

Passez à l’action contre les OGM avec le RCAB

french-banner-474_minijpg.gif Le projet de loi C-474 exige, « avant de permettre la vente de toute nouvelle semence transgénique, que soit menée une analyse du risque potentiel pour les marchés d’exportation. »

Il pourrait empêcher l’introduction de la luzerne et du blé transgéniques.

bill-c474-fr-sm.jpg Le projet de loi C-474 ouvre un véritable débat sur les impacts des cultures transgéniques. S’il est adopté, il fera échec au blé et à la luzerne transgéniques. Écrivez un courriel à votre député dès maintenant ! Ce projet de loi nous offre une occasion en or pour enrayer les méfaits des cultures transgéniques. Le débat au Parlement est prévu pour le 17 mars… Exprimez-vous !

Ce projet de loi a été déposé par Alex Atamanenko, porte-parole du NPD en matière d’agriculture et député fédéral pour Colombie-Britannique-Southern Interior.

Les semences transgéniques sèment le chaos économique dans l’agriculture canadienne. Votre geste concret pourra mettre fin à cette situation.

L’importance capitale de ce projet de loi émane directement du vécu de nos agriculteurs, qui ont dans plusieurs cas essuyé des pertes économiques importantes par suite de l’introduction de nouvelles cultures transgéniques.

Le fait de commercialiser des variétés transgéniques au Canada avant qu’elles soient autorisées dans nos principaux marchés d’exportation met en péril les agriculteurs canadiens.

Les producteurs de lin du Canada font lourdement les frais de ce problème. À la fin de 2009, ils se sont vus privés de leurs marchés d’exportation lorsque leurs cultures se sont avérées contaminées par une variété transgénique non autorisée en Europe ou dans les autres marchés d’exportation (sauf les États-Unis). Déjà en 2001, ils avaient prévu qu’une telle éventualité, s’il devait se concrétiser, pourrait mettre fin au commerce d’exportation du lin canadien. Ils ont dès lors entamé des démarches, hélas insuffisantes, pour éliminer le lin transgénique du marché. Le récent incident de contamination a provoqué de l’instabilité dans le marché et a fait chuter le prix du lin. Les agriculteurs paient dorénavant de leurs poches pour faire tester et nettoyer leurs récoltes et, qui plus est, pourraient se voir obligés d’acheter des semences certifiées au lieu de pouvoir réutiliser leur propre semences. Il s’agit d’un fardeau financier inutile et évitable.

Nous ne permettrons plus que les semences transgéniques fassent perdre des marchés d’exportation à nos agriculteurs. Veuillez donner votre appui au projet de loi C-474.

french-banner-474_large.jpg

Adresse de la petition : http://rcab.ca/Passez-a-l-action/Appuyons-le-C-474

 

fb128.png

L’Union paysanne maintenant sur FACEBOOK

fb128.png Il faut être de son époque paraît-il… Je ne sais pas si c’est toujours vrai, mais le côté pratique de Facebook pourra servir à notre organisation pour encore une fois rejoindre un vaste public. De plus la facilité déconcertante à publier, liens, photos et vidéos nous permettra d’avoir un meilleur contact avec nos membres.

Nous y avons déjà déposé nombre de photos provenant de la tournée de cet automne et du voyage en Europe sur les circuits courts. Donc… vous connaissez ce réseau social… alors devenez adepte du profil de l’Union paysanne et faites-le connaître à vos amis !

Source de l’image

–> Voir le profil de l’Union paysanne sur Facebook