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Les multinationales de l’industrie alimentaire et les négociations sur le climat

Un nouvel ordre économique mondial émerge et l’agriculture, particulièrement la biomasse, en est l’interface. Les décideurs et les responsables des grandes entreprises qualifient ce nouvel ordre de “bioéconomie”, ils prétendent que l’humanité peut passer d’une économie mondiale fondée sur les combustibles fossiles à une économie fondée sur la biomasse à partir de cultures agricoles, de forêts et d’algues.

 

Présentées comme “propres”, “vertes”, “renouvelables” et “durables”, les fausses solutions proposées par les gouvernements et les multinationales en réponse aux crises climatique, énergétique et alimentaire, sont le moteur de l’expansion de la bioéconomie. Cependant, ces prétentions cachent le fait que la bioéconomie facilite l’expansion de l’agriculture industrielle, ainsi qu’une intégration verticale et une consolidation du marché pour les grandes multinationales (TNC).

 

La Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (CCNUCC) devient rapidement une plate-forme où la bioéconomie se trouve légitimée, réglementée et développée. Les grandes entreprises de céréales, de biotechnologie et de sylviculture bénéficient de l’accroissement du nombre, de la portée et du pourcentage de méthodologies agricoles approuvées par la CCNUCC dans les domaines de la compensation des émissions de carbone, de la séquestration du carbone et de l’adaptation au changement climatique. Et pourtant, au lieu de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de stabiliser le climat, ces fausses solutions à la crise climatique fournissent aux multinationales de nouveaux moyens pour étendre et consolider leur contrôle sur les semences, la terre, l’eau et les forêts menaçant ainsi les paysans, les peuples autochtones, les pêcheurs et les travailleurs ruraux.

 

Les fausses solutions à la crise climatique reposent sur des mythes, en particulier celui de la biomasse renouvelable et sans limite. Même les ressources qualifiées de renouvelables, par exemple les cultures agricoles pour les agrocarburants, dépendent de ressources limitées: une zone géographique de terre, les éléments nutritifs du sol, l’eau douce; alors même que l’on nous dit que la biotechnologie va résoudre le problème des ressources limitées. Nombreuses sont les fausses solutions proposées au sein de la CCNUCC qui s’appuient sur les mythes énoncés ci-dessus et en intègrent d’autres, d’autant plus que le même modèle économique – et les mêmes multinationales – qui ont provoqué la crise climatique, sont présentés comme la solution à la crise grâce au marché du carbone. Le marché du carbone est aussi fondé sur des mythes, particulièrement le mythe d’un système unique mondial capable de réguler et contrôler toutes les émissions de gaz à effet de serre et qui serait géré par les mêmes financiers et multinationales ayant provoqué la crise climatique. Le marché de crédits carbone est basé sur plusieurs mécanismes qui tiennent aussi du mythe:

  • La mise en place des Mécanismes de Développement propre (MDP, CDM en anglais) permet aux pays industrialisés et aux multinationales du Nord de continuer à émettre la même quantité de gaz à effet de serre, au même niveau, tout en atteignant leurs objectifs de réduction d’émissions par le financement de projets MDP dont la plupart sont situés dans les pays en développement du Sud.
  • Le crédit compensatoire de carbone, basé sur un système de plafonnement et d’échange, signifie qu’une multinationale polluante peut acheter des crédits pour réduire, éviter ou séquestrer des émissions ailleurs au lieu de réduire ses émissions à la source.
  • La séquestration du carbone permet de continuer à produire des émissions dans la mesure où la même quantité est capturée ailleurs. Le Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) considère que la capture du carbone dans le sol offre de grandes possibilités d’atténuation du changement climatique par l’agriculture. Selon Wikipedia, la séquestration est le processus qui enlève le carbone de l’atmosphère et le dépose dans un puits. C’est une technique de géo-ingénierie qui stocke à long terme le dioxyde de carbone. (1) La séquestration est problématique car les méthodes utilisées (biochar, préservation des forêts comme puits de carbone, etc.) dépendent d’un modèle d’utilisation continue de la terre dans une zone spécifique, par exemple, la terre où le biochar a été enfoui ne sera jamais cultivée ni construite. Ce procédé fournit aussi des excuses aux pollueurs qui peuvent continuer à polluer à la source, sous prétexte que leurs émissions sont séquestrées ailleurs.
  • Le mécanisme REDD Réduction d’Emissions dues à la Déforestation et de la Dégradation des forêts, qui a été décrit comme “l’accaparement des terres en puissance le plus important de tous les temps”, place les forêts (et les terres agricoles, si l’on considère REDD+) directement au cœur du marché du carbone pour le bénéfice des multinationales polluantes, en leur donnant la possibilité d’acheter une réduction d’émissions de gaz à effet de serre tout en soi-disant préserver les forêts. Cependant, selon le Réseau indigène environnemental, REDD est plein “d’incitations perverses” qui poussent à convertir des forêts naturelles en monoculture de plantations d’arbres, ce qui, de fait, accentue la déforestation.

 

Jusqu’à présent, seul un faible pourcentage du financement des Mécanismes de Développement propre (MDP) a été alloué à des pratiques agricoles (non compris la production d’énergie à partir de biomasse de déchets), mais ce nombre augmente au fur et à mesure que de nouvelles technologies de séquestration et de compensation sont approuvées. Selon le site web du CCNUCC, l’agriculture ne représente que 2,58% des méthodologies approuvées alors que le boisement et le reboisement en représentent 9,28%. Ceci n’inclut pas les méthodes de production d’énergie par la biomasse et la biomasse de déchets. (2) L’agriculture représente 4,38% de tous les projets de MDP enregistrés, soit 128 projets; alors que le boisement et le reboisement en représentent 0,58%, soit 17 projets. La plupart des méthodologies agricoles se concentrent sur la réduction des émissions dans les installations industrielles de production de viande plutôt que d’imposer des modes de production plus durables (à petite échelle par exemple) qui génèreraient moins d’émissions.

 

Agrocarburants: La production d’agrocarburants n’est devenue une méthodologie approuvée par les Mécanismes de Développement propre (MDP) que récemment alors que la production d’énergie à partir de déchets de biomasse est approuvée depuis un certain temps. Par exemple, Cabrera Central Energética Açucar e Alcool Ltda, filière brésilienne d’Archer Daniels Midland et du groupe Cabrera, a un projet MDP qui produit de l’électricité à partir de déchets de bagasse venant de sa plante à éthanol. En octobre 2009, le comité de direction MDP a approuvé une méthodologie de production d’agro-diésel à partir de plantations sur des terres “dégradées ou en voie de dégradation”; une définition si large qu’elle peut inclure la plupart des terres agricoles et de nombreux écosystèmes naturels. Pour la première fois, cette méthodologie permet à de grands producteurs d’agrocarburants tels qu’Archer Daniels Midland et Cargill de bénéficier directement de crédits carbone. Toute méthodologie MDP qui suppose une production énergétique à partir de cultures, que ce soit de résidus ou de production d’agrocarburants, va profiter aux multinationales de la biotechnologie. Celles-ci, avec leurs techniques d’ingénierie génétique sont en train de créer des micro-organismes et des enzymes dans le but de réduire l’énergie nécessaire à la décomposition de la biomasse en agrocarburants, d’augmenter la biomasse cellulosique à partir de récoltes et de résidus (tiges et feuilles de maïs, eucalyptus) et de modifier le taux de lignite par rapport à la cellulose dans la biomasse afin de faciliter la conversion en agrocarburants et en agroplastiques. Selon Syngenta, “l’agriculture peut réduire les gaz à effet de serre avec des cultures productrices d’agrocarburants, une alternative aux combustibles fossiles faible en carbone ”.

 

Tout projet MDP, permettant aux producteurs d’agrocarburants industriels d’obtenir des crédits carbone, que ce soit à partir de la biomasse des déchets ou par la production directe d’agrocarburants, représente une menace sérieuse pour les paysans, car cela encourage l’accaparement des terres et la spéculation des investisseurs étrangers, la dégradation des terres et de la biodiversité, la pollution des eaux par les produits chimiques, la production de monocultures et une augmentation des pouvoirs des multinationales sur le marché.

 

Des cultures modifiées génétiquement “climate-ready” : Les multinationales de la biotechnologie font la promotion des cultures modifiées génétiquement pour résister à la sécheresse, à la chaleur, au froid, aux inondations et au sel, car elles ont déclaré ces cultures nécessaires à l’adaptation au changement climatique. Les avancées des cultures OGM climate-ready menacent les droits des paysans aux semences et à l’agrodiversité en utilisant les brevets et la pollution génétique. Selon le groupe ETC, sous couvert de développer des cultures “climate-ready”, les multinationales font pression sur les gouvernements pour légaliser ce qui pourrait devenir la mainmise la plus importante et la plus dangereuse sur les brevets dans l’histoire de la propriété intellectuelle. Le but des cultures n’est plus uniquement de nourrir l’humanité mais bien d’augmenter la biomasse pour la production d’agrocarburants, d’agroplastiques, etc.. A elles seules, 6 multinationales (DuPont, BASF, Monsanto, Syngenta, Bayer et Dow) contrôlent 77 % des 262 familles de brevets (à la fois les brevets déposés et les applications) qui ont été déposés entre juin 2008 et juin 2010 pour les cultures climate-ready. Trois sociétés – DuPont, BASF et Monsanto – en ont 66%. Le secteur public n’en a que 9%. DuPont seul en comptabilise 44% et Monsanto 4% .

 

Agriculture chimique sans labour: Bien qu’elle ne soit pas encore approuvée, une autre méthodologie pour la séquestration du carbone est en cours: il s’agit de l’agriculture chimique sans labour (aussi appelée de “conservation” et “agriculture durable” par les multinationales). Elle part du principe que les émissions agricoles peuvent être réduites si la terre n’est pas labourée, ce qui équivaut à la capture du carbone. Monsanto s’est fait l’avocat de cette technique depuis 1998 afin de la faire approuver en tant que méthodologie MDP, elle est déjà reconnue par le Chicago Climate Exchange. Monsanto prétend que son produit Roundup Ready OGM aide à contrer les changements climatiques, les cultures pouvant se faire sans labourer, les mauvaises herbes étant généreusement aspergées de larges doses de l’herbicide Round up (glyphosate). Si les agriculteurs qui vont utiliser Roundup-Ready pour leurs cultures, peuvent avoir accès à des crédits compensatoires selon la technique de culture simplifiée ou sans labour, les ventes des semences Monsanto augmenteront ainsi que les ventes de produits chimiques, car les gouvernements vont encourager les grands exploitants agricoles à utiliser des semences Roundup Ready pour bénéficier de crédits carbone. En 2009, Monsanto a gagné le prix Angry Mermaid pour ses efforts de lobbying afin de faire approuver par la CCNUCC les plantations de soja cultivées selon une agriculture chimique, sans labour avec des produits Roundup Ready.

 

Si l’agriculture chimique sans labour est approuvée, les monocultures industrielles avec leurs semences OGM et leurs produits chimiques toxiques augmenteront, ce qui déplacera encore plus les populations rurales en concentrant la propriété des terres entre les mains des multinationales, en empoisonnant l’eau et les êtres humains avec leurs produits chimiques.

 

Inoculation d’azote dans les légumes: En juillet 2009, la CCNUCC a approuvé la première méthode de production agricole pour le MDP (Mécanisme de développement propre), à partir d’une technologie qui élimine l’utilisation de l’azote dans les engrais pour légumes en traitant les semences avec une bactérie fixant l’azote. Cette méthode a été créée pour une utilisation sur les monocultures industrielles de rotation de soja et maïs. Elle est fondée sur une technologie brevetée par Becker Underwood Inc., qui l’a développé avec Amson Technology LLC et Perspectives GmbH en vue d’un projet MDP au Brésil.

 

En 2008, Monsanto a signé un partenariat avec Becker Underwood dans le but de développer des technologies pour les traitements de semences brevetés pour le maïs, le soja et le coton. Depuis 2009, Monsanto offre des traitements de semences à l’azote et tous les sojas Roundup Ready 2 Yield sont traités avec ces bactéries fixant l’azote. Monsanto est en train de mettre au point des traitements de semence pour le coton Deltapine et pour le maïs SmartStax. Cette méthodologie est problématique parce qu’elle encourage l’expansion des monocultures à production intensive d’OGMs contrôlées par les multinationales.

 

Plantations industrielles d’arbres: Sous le prétexte de « boisement ou reboisement”, des plantations industrielles d’arbres pour la production d’agrocarburants à partir de la cellulose et la production de bioplastiques prospèrent comme s’il s’agissait de « forêts » séquestrant le carbone. Or, ces plantations ne sont pas des forêts. Les forêts naturelles séquestrent beaucoup plus de dioxyde de carbone que les plantations d’arbres et elles entrainent de la biodiversité, et non des déserts verts comme dans le cas des plantations d’eucalyptus. Les entreprises forestières et papetières telles que Stora Enso, Weyerhauser, Votarantim et Kimberly Clark ont accès aux crédits carbone puisqu’elles satisfont le critère des méthodologies de “boisement et reboisement” ; leurs plantations vont donc s’étendre et menacer les territoires des communautés autochtones et traditionnelles, sans compter qu’elles menacent la forêt naturelle, la biodiversité et les ressources en eau.

 

Les propositions actuelles de la REDD vont aider l’industrie des agrocarburants en subventionnant la conversion de forêts primaires en plantations industrielles de palmiers à huile, d’autres arbres ou arbustes (y compris le Jatropha) sous le prétexte que ce sont des « forêts ».

 

Barrages hydroélectriques: La CCNUCC encourage la création de barrages hydroélectriques pour la production d’énergie propre. Or, les barrages sont des sources d’émissions de gaz à effet de serre. En outre, ils noient sous les eaux des territoires, des terres et des forêts séquestrant le carbone. Les barrages hydroélectriques présentent également de fortes menaces pour les paysans, les territoires des peuples autochtones et les pêcheurs tout en encourageant les lotissements et la dégradation de forêts. Par exemple, par le biais de ses holdings en Ecosecurities, Cargill aide au financement d’une série de barrages hydroélectriques dans plusieurs états amazoniens du Brésil, qui sont aussi les états où la culture du soja est en pleine expansion.

 

Les calculs sur le carbone d’Ecosecurities ne tiennent pas compte du déboisement causé par de nouvelles implantations d’activités humaines dans la région dues à la construction de barrages. La plupart des projets de barrages financés par Ecosecurities au Brésil sont situés près des autoroutes les plus importantes reliant les producteurs de soja et de viande avec les industries de transformation et les installations de Cargill pour l’exportation de soja sur le fleuve Amazone.

 

Capture du méthane à partir des ateliers de production: ADM et Cargill ont accès aux crédits MDP ( Mécanismes de développement propre) avec des projets pour la réduction des émissions de gaz grâce à la gestion des effluents d’élevage et du fumier (y compris la production du biogaz à partir du purin de porc), de la génération de chaleur à partir des effluents des huileries de palme et de l’utilisation des résidus agricoles pour les agrocarburants (tiges et feuilles de maïs et bagasses de cannes à sucre).

 

En 2007, 90% de tous les projets MDP approuvés en Malaisie l’ont été au profit des entreprises de l’huile de palme. Au Mexique, la moitié de tous les projets MDP concernaient les exploitations d’élevage de porcs. Cargill et ADM contrôlent 50% de la production d’huile de palme en Asie, et Cargill est l’un des plus grands protagonistes dans la production de porc au Mexique.

 

Biochar: Les partisans du biochar prétendent qu’en introduisant du charbon de bois dans les sols cela va créer des puits de carbone sûrs et permanents et rendra les sols plus fertiles tout en retenant l’eau. Cette proposition implique de planter de 500 millions à plus d’un milliard d’hectares de plantations industrielles d’arbres, de les brûler et d’enterrer le charbon de bois qui en résulte dans les sols. A l’exception peut-être des agrocarburants, on vante la séquestration du carbone dans les sols pour les crédits compensatoires par le biais du biochar et de l’agriculture chimique en semis direct pour avoir un plus grand potentiel pour piéger le carbone, parmi toutes les méthodes utilisées en agriculture, à condition que son exclusion du MDP soit levée.

 

Selon le Biofuelwatch, aucune méthodologie biochar n’a encore été approuvée par le conseil MDP. Par contre, la méthodologie charbon de bois a été approuvée et pourrait être facilement adaptée pour le biochar. La méthodologie proposée a été lancée par Plantar, une entreprise qui possède des plantations extensives d’eucalyptus à Minas Gerais, au Brésil. Il est particulièrement préoccupant de voir qu’Arborgen, qui développe des eucalyptus génétiquement modifiés, va tirer profit de cette méthodologie du biochar si elle est approuvée.

 

De quelle façon les transnationales profitent du marché du carbone ?

 

Le commerce du carbone est actuellement le marché de matières premières qui se développe le plus rapidement au monde. Depuis 2005, il y a eu des transactions sur le carbone pour une valeur de plus de 300 milliards de dollars US. Les plus grandes institutions financières telles que Goldman Sachs, Barclays et Citibank ont maintenant placé le carbone dans les salles de marché; les traders qui, avant, spéculaient sur le pétrole ou le gaz, misent maintenant sur les effets les plus insidieux de notre économie fondée sur les combustibles fossiles.

 

Lors de la prochaine décennie, si le Président Obama et d’autres peuvent instituer un système de plafonnement et d’échange des droits d’émission (cap-and-trade) aux Etats Unis, la demande en crédits carbone pourrait exploser avec un marché atteignant les 2 à 3 billions de dollars US (3). Les promoteurs du carbone sont, pour la plupart, financés ou appartiennent aux grandes multinationales, en particulier les groupes financiers comme JP Morgan Chase, qui possède le plus important promoteur de carbone au monde, EcoSecurities. Goldman Sachs possède une participation élevée dans l’un des plus grands promoteurs basé aux USA, Blue Source, et Cantor Fitzgerald possède CantorCO2, un autre protagoniste important. Les autres grands investisseurs dans ce domaine sont BHP Billiton, l’entreprise minière la plus importante au monde.

 

Quant à la multinationale géante en produits pour l’agriculture, Cargill, l’une des entreprises privées les plus grandes au monde et entreprise de transformation pour les céréales, le sucre, la viande et autres produits agricoles (et l’un des plus grands pollueurs en gaz à effet de serre), elle est actuellement l’un des promoteurs les plus importants dans les projets de carbone. Par le truchement de sa filiale Green Hercules Trading Limited, Cargill possède maintenant sa propre entreprise de commerce du carbone se trouvant parmi les dix plus gros traders mondiaux. Avant décembre 2009, Cargill possédait 9 % d’Ecosecurities. Le marché du carbone est par essence un jeu de passe-passe élaboré qui sert subtilement les intérêts des gouvernements et des transnationales mais est incapable de relever les défis de notre crise environnementale menaçante. (4)

 

De Cochabamba à Cancun: Les paysans rejettent les fausses solutions et exigent de réelles solutions pour sauver le climat.

 

En réponse aux négociations sur le climat ayant échoué lors de la CCNUCC à Copenhague en décembre 2009, le Gouvernement de Bolivie a accueilli en avril 2010 La Conférence mondiale des Peuples sur le Changement climatique et les Droits de la Mère Terre qui s’est tenue dans la ville andine de Cochabamba. Trente mille personnes ont assisté à cette conférence et ont présenté de véritables solutions au changement climatique et qui sont:

  • Réductions des émissions à la source. Non au système cap-and-trade, non aux crédits compensatoires. Les pays et les multinationales doivent être tenus pour responsables de leurs émissions.
  • Agriculture paysanne durable. Les politiques menées pour une agriculture durable à petite échelle peut, non seulement, réduire les émissions d’une agriculture industrielle mais peut, de fait, contribuer à la séquestration du carbone dans le sol et préserver les forêts naturelles et la biodiversité.
  • Réduire les émissions de plus de 50% d’ici à 2017.
  • Droits de la Mère Terre. L’humanité a besoin de se réaligner avec la nature et avec la planète en respectant à nouveau et en ayant des liens étroits avec notre Mère Terre.
  • Le respect complet des droits humains et des droits des peuples autochtones ainsi que ceux des migrants climatiques. Le respect des peuples autochtones et de leurs territoires peut contribuer à la protection des forêts naturelles. Cela est fondamental pour stabiliser le climat.
  • Formation d’un Tribunal de Justice international pour le Climat.
  • Non aux nouveaux marchés du carbone.
  • 6% du PIB des pays développés afin de financer les actions à mener dans les pays en développement pour faire face au changement climatique.
  • Levée des barrières à la propriété intellectuelle qui facilite le transfert de technologie.
  • Non à la « marchandisation » des forêts. (5)

 

(1) http://en.wikipedia.org/wiki/CO2_sequestration

(2) http://MDP.CCNUCC.int/Statistics/Methodologies/ApprovedMethPieChart.html (3) Schapiro, Mark. “Conning the climate: inside the carbon trading shell game.” Harper’s Magazine, February 2010. 31- 39.
(4) ibid

(5) http://pwccc.wordpress.com/2010/10/13/cochabamba-proposals-will-be-brought-to-cancun/#more-2443

 

Le projet de loi C-300 sur les activités minières

Le Comité pour la justice sociale lance un appel à l’action dans le dossier de l’exploitation minière et gazière… internationale! On y invite la population à appuyer le projet de loi C-300 en regard de la responsabilisation des sociétés, de la protection de l’environnement et des recours offerts aux communautés. De nombreux cas de violations des droits humains et de dommages environnementaux par les sociétés extractives canadiennes opérant à l’étranger sont rapportés chaque année. Dans plusieurs cas, les projets miniers affectent directement les terres des communautés paysannes.

 

S’il est adopté, le projet de loi C-300 aurait les effets suivants :

– la mise en place de normes relatives aux droits de la personne, au travail et à l’environnement, que devront respecter les sociétés extractives canadiennes qui reçoivent un soutien gouvernemental lorsqu’elles exerceront des activités dans les pays en développement;

– la création d’un mécanisme de plainte permettant aux membres des collectivités affectées à l’étranger, ainsi qu’aux aux Canadiennes et aux Canadiens, de déposer des plaintes contre les sociétés qui ne respecteront pas ces normes;

– l’imposition éventuelle de sanctions aux sociétés trouvées coupables de non-respect des normes; ces sanctions prendront la forme de la perte du soutien financier et politique de la part des organisations gouvernementales telles qu’Exportation et développement Canada, Affaires étrangères et Commerce international Canada ou le Régime de pensions du Canada.

 

Source et information :

Le Comité pour la Justice Sociale

Déchiqueteuse à vendre, idéal pour bois raméal fragmenté

Il s’agit d’une déchiqueteuse de marque reconnue Bearcat que j’ai acheté au printemps 2010 chez le détaillant Baron et Tousignant de Trois-Rivières. Elle a été utilisée que quelques heures seulement. Elle est aussi garantie 1 an. Le prix d’achat était de 2500 $ et je demande 2200 $ négociable.

 

Mes plans du futurs ayant changés, cet outil ne répond plus à mes nouveaux besoins.
Cette déchiqueteuse est très utile pour tous ceux qui ont un potager ou une terre à bois et qui désirent faire du bois raméal fragmenté. Elle déchiquète des branches jusqu’à 3 pouces de diamètre.

Je vous remercie à l’avance de me donner un coup de main pour vendre cet outil de haute qualité.

Pour tout information, contactez-moi au 418-328-3029.

Linda MacCulloch
Aux Jardins des paysannes
Mauricie

Journée internationale contre la monoculture d’arbres

Déclaration « Appuyer la résistance à l’invasion des entreprises de plantation »
En cette nouvelle Journée internationale contre la monoculture d’arbres nous dénonçons à nouveau les graves effets des plantations industrielles d’eucalyptus, de pins, de palmiers à huile et d’autres espèces et nous manifestons notre appui aux peuples qui en subissent les conséquences.

De grandes entreprises nationales et étrangères sont en train d’envahir et de s’approprier les territoires de nombreux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine pour les affecter à la monoculture d’arbres, afin de produire en abondance et à faible coût la matière première qu’utilisent plusieurs industries (pâte, bois, énergie, caoutchouc), ou de les négocier sur le marché des émissions en tant que « puits » de carbone.

Comme dans tous les cas d’invasion, à celle-ci participent non seulement les acteurs les plus visibles (en l’occurrence, les entreprises et l’État) mais aussi une série de complices, visibles ou invisibles, qui la rendent possible. Dans le cas de l’invasion par les plantations, certains organismes bilatéraux de « coopération », sociétés conseil, organismes et processus des Nations unies (avec la FAO en tête de liste), institutions financières privées et multilatérales, pour n’en mentionner que les principaux, jouent un rôle fondamental. Les systèmes de certification tels que PEFC, FSC, RSPO et d’autres encore se chargent ensuite de maquiller le désastre écologique et social.

L’invasion et l’appropriation du territoire réduisent considérablement les surfaces disponibles pour la production d’aliments et provoquent la disparition d’une série de ressources obtenues jusqu’alors dans les forêts et dans d’autres écosystèmes indigènes (fruits, fibres, bois, médicaments, viande, miel, champignons, etc.).

À la destruction des ressources animales et végétales s’ajoute la dégradation ou la disparition des ressources hydriques locales, par suite de l’action combinée de l’application massive de produits toxiques, de la consommation excessive d’eau, des travaux d’assèchement et de l’érosion des sols.
Ainsi, en peu de temps les populations locales sont dépouillées de toutes les ressources dont elles disposaient et leur territoire est occupé par des milliers d’arbres d’une seule espèce qui ne sont utiles qu’à l’entreprise qui les a plantés. La communauté devient dépendante du pouvoir économique et politique de l’entreprise. Les conséquences de cette situation touchent davantage les femmes que les hommes.

Si l’opposition silencieuse est toujours présente, dès que les conditions le permettent la résistance aux plantations devient ouverte et entraîne en général des confrontations avec l’entreprise et avec l’appareil répressif de l’État. Le succès ou la défaite dépendent de nombreux facteurs, intérieurs et extérieurs, mais dans les deux cas les communautés paient un prix très élevé : harcèlements, raclées, viols, emprisonnements et même meurtres.

L’inégalité des forces des communautés locales et des forces combinées des entreprises et de l’État fait que le soutien extérieur – national et international – et la divulgation du conflit soient d’une importance vitale, car ils permettent de créer des conditions plus favorables au succès de la résistance.

En cette nouvelle Journée internationale contre la monoculture d’arbres nous appelons à redoubler d’efforts pour appuyer ceux qui résistent aujourd’hui à l’invasion de leurs territoires par les entreprises de plantation. En outre, nous exigeons aux agences bilatérales et multilatérales de renoncer à promouvoir une activité comme celle-ci, qui a donné des preuves surabondantes d’être désastreuse pour la société et l’environnement.

Mouvement mondial pour les forêts tropicales

viacampesina

La Via Campesina dénonce l’achat d’actions de Monsanto par la Fondation Bill et Mélinda Gates

viacampesina_100(Glendive, Montana, 10 septembre 2010) La Via Campesina, un mouvement international de paysans qui représente les paysans, les travailleurs agricoles sans terre, les pêcheurs, les paysannes, les jeunes et les peuples autochtones, qui rassemble 150 organisations venant de 70 pays sur cinq continents, dénonce l’acquisition par la Fondation de Bill et Melinda Gates d’actions de la compagnie Monsanto.

La Fondation a été créée en 1994 par le fondateur de Microsoft William H. Gates et exerce aujourd’hui une grande influence sur les politiques mondiales de développement agricole. La Fondation concentre des centaines de millions de dollars dans des projets qui poussent paysans et agriculteurs à utiliser les semences et les produits agrochimiques génétiquement modifiés (OGM) de Monsanto. En août, la Fondation de Bill et Melinda Gates qui gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer les projets philanthropiques de la Fondation (dont Bill et Melinda sont membres du conseil d’administration) a révélé qu’elle avait acquis 500.000 actions de Monsanto pour la somme de 23 millions de dollars. (1)

Selon Dena Hoff, paysanne à Glendive dans le Montana et coordinatrice de La Via Campesina pour l’Amérique du Nord «l’acquisition par la Fondation de Bill et Melinda Gates de parts de Monsanto indique que l’intérêt que la Fondation apporte à la promotion des semences de la compagnie ne tient pas uniquement de la philanthropie mais plus d’un désir de profit. La Fondation aide Monsanto à ouvrir de nouveaux marchés, alors que Monsanto est déjà le plus grand semencier du monde.» Depuis 2006, la Fondation de Bill et Melinda Gates collabore avec la Fondation Rockfeller, promoteur fervent des OGM pour les pauvres du monde, afin de mettre en œuvre l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA) qui est entrain d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Syngenta. La Fondation a donné 456 millions de dollars à AGRA et, en 2006, a employé Robert Horsch, ancien directeur de Monsanto pendant 25 ans, pour travailler à ce projet. Au Kenya, environ 70 % des bénéficiaires d’AGRA travaillent directement avec Monsanto (2), près de 80 % des financements de Gates dans le pays ont trait à la biotechnique et plus de 100 millions de dollars de subventions ont été accordés aux organisations du Kenya ayant des liens avec Monsanto. En 2008, quelques 30 % du fond de développement agricole de la Fondation ont servi à la promotion ou au développement de variétés de semences OGM. (3)En avril, la Fondation de Bill et Melinda Gates et les ministres des finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud ont promis 880 millions de dollars en vue de créer le programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) géré par la Banque mondiale pour «aborder le problème de la faim et de la pauvreté dans le monde» (4). En juin le GAFSP a annoncé qu’il donnait 35 millions de dollars à Haïti dans le but augmenter l’accès des petits paysans aux «intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de distribution» (5) En mai, Monsanto a annoncé qu’il faisait don de 475 tonnes de semences à Haïti devant être distribuées par l’Agence américaine au développement international (USAID). L’administrateur d’USAID est Rajiv Shah qui travaillait pour la Fondation Gates avant d’être employé par le gouvernement d’Obama en 2009.

D’après Chavannes Jean-Baptiste du mouvement Papaye et coordinateur de La Via Campesina pour les Caraïbes, «Il est  choquant  pour les mouvements paysans d’apprendre que la Fondation Bill et Melinda Gates a décidé d’acheter des actions de Monsanto tout en donnant de l’argent pour des projets agricoles en Haïti.  En fait, ils font la promotion des semences et des produits chimiques de la compagnie. Les organisations paysannes en Haïti dénoncent cette politique qui va  à l’encontre des intérêts de 80 pour cent de la population haïtienne, à l’encontre de l’agriculture paysanne – base de la production alimentaire de notre pays.»

La Fondation de Bill et Melinda Gates octroie également des fonds à l’initiative du gouvernement des USA Feed the Future, gérée par le gouvernement. Lors d’une audience d’un sous-comité du Congrès sur Feed the Future, le vice-président de Monsanto Gerald Steiner a déclaré que «Feed the Future était une initiative très intéressante car elle tient compte des impératifs du marché dans lequel Monsanto et d’autres compagnies doivent opérer…. Nous voulons faire le bien dans le monde mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires.» Steiner a mentionné le projet de Monsanto de développer du maïs résistant à la sécheresse pour l’Afrique, projet qui est aussi financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. (6)

Selon Dena Hoff, “Les fondations, quelques soient leurs bonnes intentions, ne devraient pas décider des politiques agricoles et alimentaires des nations et des peuples. La démocratie demande que la population civile bien informée détermine ce qui est dans l’intérêt de la population de chaque nation. «Satisfaire ses actionnaires» semble bien être le motif secret pour s’ingérer dans la santé et le bien-être de la planète et de ses habitants afin de faire du profit»

Ce n’est peut-être pas une coïncidence que Hugh Grant, président directeur général de Monsanto, ait acquis des parts de la compagnie pour la valeur de 2 millions de dollars et Carl M. Casale pour la valeur de 1,6 millions de dollars. «Grant et Casale ont empoché de jolies sommes en vendant des parts de Monsanto pendant des années»(7) Ces achats ont pu être provoqués par l’annonce faite la semaine dernière de la découverte du génome du blé, nourriture de base de deux tiers de la population de la planète. «Pour Monsanto, une carte du génome du blé de qualité pourra nous aider dans nos efforts dans le but de fournir de meilleurs variétés de blé aux agriculteurs.» dit Monsanto. (8) En 2008 la Fondation Bill et Melinda Gates a attribué la somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell pour la recherche sur le blé et, en mai, la somme de 1,6 millions de dollars aux chercheurs de l’université de l’état de Washington pour développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse. (9) La Fondation Gate continue à inciter les pauvres à utiliser les produits Monsanto, en dépit d’une accumulation de preuves sur les dangers écologiques, économiques et physiques dans la production et la consommation des récoltes et des produits OGM. En juin, la cour suprême des Etats-Unis a jugé l’affaire Monsanto Co contre Geertson Seed Farm, la première affaire sur des récoltes OGM. La cour suprême a reconnu que la contamination génétique de récoltes non OGM par des ADN de transgènes venant de plantes OGM, au moyen du vent ou des abeilles, était nocive et lourde de conséquences pour l’environnement et les agriculteurs. Selon le site web de la Fondation de Bill et Melinda Gates, «AGRA et ses partenaires ont mis en circulation plus de 100 nouvelles variétés de semences améliorées sur le continent (africain). »(10)

La Via Campesina maintient que la meilleure façon d’assurer une alimentation saine, de s’adapter au changement climatique, de conserver les sols, les eaux et la forêt, de revitaliser les économies rurales est de mettre en œuvre des politiques encourageant la souveraineté alimentaire et l’agro-écologie – les fondements en étant les semences natives. L’ONU estime que 75 % de la diversité génétique des plantes du monde ont été perdus au fur et à mesure que les paysans ont abandonné leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement uniformes produites par les grandes multinationales telles que Monsanto. L’homogénéité génétique rend les paysans plus vulnérables aux changements climatiques brusques et à l’apparition de nouveaux fléaux nuisibles et ravageurs, alors que la biodiversité des semences – avec des semences natives adaptées aux différents microclimats, altitudes et sols – est fondamentale pour faire face au changement climatique. Le fait de sauvegarder et replanter augmente l’agro-biodiversité et renforce la plasticité génétique des récoltes (leur capacité à s’adapter rapidement à des conditions de  changements croissants sur plusieurs générations).

Selon Henry Saragih, coordinateur général de La Via Campesina à Jakarta, «La Via Campesina condamne ce détournement de l’aide humanitaire à des fins commerciales et cette privatisation des politiques alimentaires. »

 

 


Pour de plus amples informations ou des demandes de la part des médias, contacter viacampesina@viacampesina.org

Source de l’article : La Via Campesina

 

Les abeilles et l’Union paysanne

L’Union paysanne collabore présentement à la mise sur pied d’un projet pilote d’apiculture urbaine : implanter des ruchers en pleine ville, à Montréal. Ce projet fait suite à des demandes de citoyens du Plateau Mont-Royal. On en est présentement à localiser les sites qui accueilleront ces travailleuses infatigables du liquide sucré. Dès l’an prochain, on prévoit installer entre deux et six ruches.

Pour en savoir plus : Les abeilles arrivent sur le Plateau! (Cyberpresse.ca)

L’ail du Québec est arrivé

Avis aux amateurs d’ail et de fleurs d’ail, la récolte est maintenant prête à prendre le chemin des marchés. On voit que l’ail gagne en popularité, non seulement pour ses bienfaits sur la santé mais aussi parce qu’on découvre les grandes qualités de notre ail local. Vous remarquerez que le prix de l’ail en général a augmenté cette année, la demande étant très forte, non seulement ici, mais partout sur la planète. Le bon côté à cette augmentation, c’est qu’elle nous permet, ici au Québec, d’organiser la production et de savoir que nous pourrons en vivre. Nous avons tout ce qu’il faut pour être auto-suffisant en ail au Québec.

Pour en savoir plus, visitez le site http://www.lepetitmas.ca/

Le Conseil permanent de la jeunesse désire rencontrer des jeunes néoagriculteurs

Dans le cadre d’une recherche sur la contribution de l’agriculture à la vitalité du milieu rural, le CPJ désire rencontrer des jeunes, âgés de moins de 35 ans, ayant conçu et démarré un nouveau projet agroalimentaire dans des productions dites « en émergence ».

Le projet est nouveau s’il représente la création d’une nouvelle entreprise ou l’ajout d’un atelier à une entreprise existante visant à diversifier la production.

 

La nouveauté du projet tient aussi au produit s’il est dit « non traditionnel » ou en « émergence » . Le projet se distingue par son procédé de production (par exemple, l’agriculture biologique); la rareté du produit (par exemple, des spécialités anciennes, des produits de niche) ou encore l’importance déterminante du territoire sur le produit (produits du terroir).

Par le biais d’entrevues individuelles, le Conseil souhaite connaître l’histoire de vie des jeunes néoagriculteurs afin qu’ils témoignent de leurs parcours, des motivations et des valeurs qui les animent ainsi que de leur rapport à la ruralité.

Si vous pensez répondre au profil recherché et désirez participer à cette recherche, veuillez contacter la responsable du dossier, madame Lorraine Fournier.

Ligne sans frais : 1-800-363-1049
Adresse courriel : lorraine.fournier@cpj.gouv.qc.ca

 

 

Action de solidarité urgente à Montréal avec les agriculteurs d’Haïti le vendredi 4 juin

Union Paysanne, Action SOS Haïti et le Réseau Canadien d’Action sur les Biotechnologies appellent la population de Montréal à se retrouver devant le Consulat Général d’Haïti afin d’exprimer leur solidarité avec les organisations haïtiennes d’agriculteurs qui refuse la donation de Monsanto de semences de maïs hybride. Les paysans haïtiens marcheront le vendredi 4 juin à Haïti et demandent aux groupes de par le monde de « lutter contre Monsanto et ses complices en Haïti ».

 

DATE : le vendredi 4 juin 2010
HEURE : 10h du matin
LIEU : 1100, Boul. René Lévesque Ouest (Au coin de René Lévesque et Peel – Station Bonaventure)

C’est une action de solidarité symbolique. Une déléguation delivrera une lettre au Consulat d’Haiti en guise de soutien face à la cause des agriculteurs.

L’appel à cette action de solidarité a été réalisé par le Mouvement Paysan de Papaye (MPP) avec le soutien de La Via Campesina. Plus d’informations ci-dessous. (ou rendez vous sur  www.rcab.ca/Monsanto  ou encore  www.viacampesina.org)

LA VIA CAMPESINA EN HAITI

COORDINADORA  LATINOAMERICANA DE ORGANIZACIONES DEL CAMPO (CLOC) EN HAITI
CONVOCATION
MOBILISATION CONTRE LE DON MORTEL DE MONSANTO AU MINISTERE DE L’AGRICULTURE HAITIEN
PAPAYE /HINCHE, LE 4  JUIN  2010.
AVEC LA LUTTE Y L’UNITE DES PEUPLES ET L’ACTION INTERNATIONAL
SOUVERAINTE ALIMENTAIRE
ABA MONSANTO EN HAITI

L’actuel cadre politique et les processus d’intégration appliqués par les gouvernements et le capital transnational, font nécessaire d’unifier les critères et renforcer nos stratégies d’actions et confrontations à cette nouvelle attaque d’Impérialiste.

Le séisme du 12 janvier en Haïti a laissé plus que 300 000 morts, 500 000 blessés, des milliers de personnes dans les rues … 3 millions sinistrés en 35 secondes. La condition de vulnérabilité du pays face aux désastres naturels est la conséquence de plusieurs causes qui ont pour responsables les pays Colonialistes et Néocolonialistes, principalement Espagne, France, Etats Unis, les Instituions Financières Internationales, les corporations transnationales et les groupes nationaux du pouvoir économique et politique.

Après ce séisme, Monsanto et ses complices sont en train d’utiliser leurs moyens pour aggraver la situation du secteur paysan haïtien avec le cadeau mortel au Ministère de l’Agriculture de 475 tonnes de semences modifiées génétiquement. C’est un nouveau séisme contre lequel nous devons lutter ensemble avec nos amis nationaux et Internationaux et avec la Via Campesina.

Pour cela, nous les organisations membres de la Via Campesina en Haïti convoquons une grande marche de mobilisation qui a pour objectif fondamental “ Lutter contre Monsanto et ses complices en Haiti” le 4 juin 2010 à Papaye au centre “ Lakay” de formation du Mouvement Paysans de Papaye (MPP). La marche débutera avec les semailles du maïs national, la plantation des arbres pour célébrer le jour International d’environnement et montrer une fois de plus notre volonté de protéger l’environnement d’Haïti et de la planète tout entière. A la fin nous marcherons jusqu’à la place Charlemagne Peralte de Hinche sous le rythme du tambour pour bruler les semences de Monsanto.

Nous appelons à la solidarité de toutes les organisations paysannes et les mouvements sociaux nationaux et Internationaux à participer, d’une façon directe ou indirecte, à cette grande marche contre Monsanto. Les personnes qui ne peuvent pas être présentes peuvent organiser chez elles une activité de solidarité a travers la presse ou autres. Celles qui ont la possibilité de communication peuvent appeler directement au moment de la marche aux dirigeants de la VC en Haïti pour des interviews, aux numéros suivants :

Chavannes Jean Baptiste  Mouvement Paysans de Papaye et membre du CCI : 509-34 55 15 86
Filfrant St. Nare  Mouvement Paysans de Papaye (MPP): 509 34 46-23 82
Festil Pierre Doudou,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP): 509 34 57 37 09
Rose Edith Raymonville,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP: 509 3669-74 24
Rosenel Jean Baptiste, Tet Kole Ti peyizan Ayisyen (TK): 509 37 7 1 86 32
Iderle Brenus , Appuie Technique de la Via Campesina de la Caraibe : 509 3427- 5622
Pour la Via campesina : Chavannes Jean Baptiste, Membre du CCI

¡GLOBALISONS LA LUTTE, GLOBALISONS L’ESPOIR!

 

 


Montreal Urgent Action: Friday June 4 Solidarity with Haiti’s Farmers

Union Payasanne, Action SOS Haiti, and the Canadian Biotechnology Action Network call on people in Montreal to gather outside the Haitian Consulate to express solidarity with Haitian peasant groups who are rejecting Monsanto’s donation of hybrid corn seeds. Haitian peasant farmers will march Friday June 4 in Haiti and are asking groups around the world to “Struggle Against Monsanto and its associates.”

DATE: Friday, June 4, 2010
TIME: 10:00 AM
LOCATION: 1100, Boul. René Lévesque Ouest (corner of René Lévesque and Peel – Station Bonaventure)

This is a symbolic action in solidarity. A delegation will deliver a letter to the Haitian consulate in support of the farmers’ concerns.

Solidarity actions were called for by the Haitian Peasant Movement of Papay (MPP) and supported by La Via Campesina. Please see below. (You can also check www.cban.ca/Monsanto and www.viacampesina.org)

LA VIA CAMPESINA IN HAITI
CONVOCATION
MOBILIZATION AT THE HAITIAN AGRICULTURE MINISTRY AGAINST MONSANTO POISONED GIFT
PAPAYE/HINCHE THE FOURTH JUNE 2010
WITH STRUGGLE AND PEOPLE UNITY AND INTERNATIONAL ACTION
FOOD SOVEREIGNTY
DOWN WITH MONSANTO IN HAITI

The current political framework and the processes of economic integration carried out by governments and transnational capital together make it necessary for us to unify our vision and strengthen our action strategies against this new imperialist attack.

The earthquake which occurred in Haiti on the 12th January killed 300 000 people, injured 500 000 others and left thousands of people homeless…35 seconds made 3 million disaster victims. Haiti’s vulnerability in the face of natural catastrophes has many causes underlying which are the actions of the colonial and neo-colonial powers, principally Spain, France, United States, as well as the policies of the International Financial Institutions and of transnational corporations and the national groups  holding  political and economical power.

With their deadly gift to the Ministry of Agriculture of 475 tonnes of hybrid seeds, Monsanto and its accomplices are worsening the situation of the Haitian peasantry. This is a new earthquake; together with our national and international friends and the Via Campesina we must struggle against it.
That is why, we, Haitian organizations members of the Via Campesina, are calling for a large-scale demonstration and march on June 4th 2010 at the Papay Peasant Movement “Lakay” training centre in Papaye. The primary goal of this mobilization is to “Struggle against Monsanto and its Accomplices in Haiti “. We will begin the demonstration by sowing native varieties of corn and planting trees in order to celebrate World Environment Day and to show once more our commitment to protect Haiti and the whole planet. After that, we will march, accompanied by the rhythm of  drums, to Charlemagne Peralte de Hinche to burn Monsant’s seeds.

We are calling on all peasant organizations and national and international social movements to show their solidarity by participating, directly or indirectly, in this large-scale march against Monsanto. People who are not able to be present in Haiti can organize a solidarity action wherever they are. Those who are able to do so can interview the leaders of la Via Campesina in Haiti by telephone while the march is taking place:

Chavannes Jean Baptiste  Mouvement Paysans de Papaye et membre du CCI : 509-34 55 15 86
Filfrant St. Nare  Mouvement Paysans de Papaye (MPP): 509 34 46-23 82
Festil Pierre Doudou,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP): 509 34 57 37 09
Rose Edith Raymonville,  Mouvman Peyizan National Kongrè Papay (MPNKP: 509 3669-74 24
Rosenel Jean Baptiste, Tet Kole Ti peyizan Ayisyen (TK): 509 37 7 1 86 32
Iderle Brenus , Appuie Technique de la Via Campesina de la Caraibe : 509 3427- 5622

¡GLOBALIze the STRUGGLE, GLOBALize HOPE!

 

L’Union paysanne recherche des représentants régionaux

 

membre_de_union_paysanne_150L’Union paysanne est en pleine croissance et nous avons de plus en plus d’impact auprès des agriculteurs et des politiciens. Du même souffle, nous avons besoin d’offrir un visage de notre organisation dans un maximum de régions du Québec. Et ce visage c’est… vous!

 
Nous sommes donc à la recherche d’une quinzaine d’agriculteurs qui seraient prêts à devenir représentants régionaux. Le premier rôle de ce représentant est bel et bien de démontrer que l’Union paysanne regroupe des agriculteurs de tout le Québec et de toutes les productions. Votre seule présence aura un fort impact.

Ensuite il se pourra que nous dirigions vers vous des appels d’autres agriculteurs qui voudront en savoir plus sur l’Union. Finalement, vous serez à même de nous informer de vos réalités ou de l’actualité qui se déroulent autour de vous.

Vous ne serez pas abandonnés dans cette démarche puisque nous organiserons une journée de formation pour vous afin de vous outiller : Historique Union paysanne, modèle agricole, gestion de l’offre, soutien de l’état, etc. Cette formation sera dédommagée par l’Union paysanne et nous tiendrons compte de la réalité fermière pour les dates et moments.

Nous partageons tous la même réalité et je suis conscient que la fatigue nous prend souvent au détour de nos tâches, mais si nous voulons un tant soit peu changer le visage de notre agriculture, nous devons tous nous engager. Ce premier geste pourrait faire une différence.

Si ce rôle vous intéresse, communiquez avec moi :

Benoit Girouard, président Union paysanne
Tél. : 450-495-1910
Courriel : lamiral.bio@sympatico.ca