Les dernières nouvelles sur des sujets intéressant l’Union paysanne.

Du boeuf nourri à l’herbe au Témiscamingue

La Coop Écoloboeuf du Témiscamingue a été mise sur pied en janvier dernier par le regroupement de fermes bovines de la région. Le but de cette coopérative était de mettre en valeur les produits locaux en les transformant pour leur donner une valeur ajoutée. Chaque producteur voulait pouvoir diversifier sa production tout en offrant une viande écologique et de qualité à partir d’animaux élevés et nourris exclusivement à l’herbe.

La coopérative offre maintenant 4 nouveaux produits (steak haché, viande de bouvillons ou de veaux de lait) emballés sous-vide qui sont présentement distribués dans quelques points de vente au Témiscamingue. On planifie également agrandir la distribution à l’extérieur de la région prochainement.

Pour aller faire un tour et visiter un des comptoirs de la coopérative :

488, rang 6, Latulipe
819-747-2406

1421, route 382, Fugèreville
819-748-2190

ecoloboeuf@hotmail.com

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Soutien de La Via Campésina aux 62 faucheurs de Colmar

La Via Campésina, mouvement paysan international, réunie au Brésil pour tenir  un comité de coordination international déclare apporter son soutien aux faucheurs et faucheuses volontaires d’ogm qui comparaissent au tribunal de Colmar pour avoir neutralisé 70 plants de vigne, essai de plantes génétiquement modifiées mené par l’INRA (institut  scientifique national de recherche agronomique publique).

Nous félicitons ces nobles citoyens et citoyennes d’avoir agi pour la pérennité de notre agriculture paysanne, d’avoir agi afin d’empêcher que demain nous soyons soumis à la manipulation génétique généralisée et à la main mise des firmes transnationales et agro-industrielles qui l’accompagne.

Ce n’est pas en contaminant les sols, l’eau, les semences, en détruisant la biodiversité végétale et animale que l’agriculture pourra répondre aux besoins alimentaires des populations.

Nous, paysans et paysannes d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, et d’Europe pensons qu’une collaboration avec les scientifiques et les agronomes est nécessaire. Elle doit se dérouler dans le sens d’une complémentarité avec nos savoir-faire et nos besoins effectifs.

La recherche scientifique et agronomique au service des populations doit notamment enrichir l’agroécologie, l’un des piliers de la souveraineté alimentaire.

Globalisons la lutte! Globalisons l’espoir!

Comité de Coordination International de la Via Campésina

Sao Paulo, le 28 septembre 2011

Source du communiqué

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L’Union paysanne fête ses 10 ans!

10ans-logo_mSamedi le 5 novembre prochain, l’Union paysanne soulignera son 10e anniversaire au Manoir Rouville Campbell par un souper bénéfice et festif. Cet événement unique, sous la présidence de Christian Bégin, sera l’occasion de revoir le chemin parcouru par l’Union paysanne depuis sa fondation et son impact sur le monde agricole du Québec.

Cette soirée sera aussi l’occasion de remettre les tout premiers prix Paysans, qui soulignent et honorent les efforts d’une personne ayant contribuée activement à promouvoir la paysannerie au Québec. Ce sera aussi l’occasion de rire avec les Zapartistes, groupe d’humour politique qui nous serviront une revue politique et agricole. Les produits servis au souper gastronomique proviendront majoritairement des fermes membres de l’Union paysanne.

L’Union paysanne c’est vous, offrez-vous une belle soirée!

PROGRAMME – SAMEDI 5 NOVEMBRE 2011

17H30 COCKTAIL
18h30 SOUPER GASTRONOMIQUE QUATRE SERVICES
20h00 DISCOURS ET REMISE DES PRIX PAYSANS
21h00 SPECTACLE DES ZAPARTISTES

RÉSERVEZ TÔT, LES PLACES SONT LIMITÉES !
Formulaire d’inscription

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G20-Agriculture: Des centaines d’organisations disent STOP à l’accaparement de terres agricoles

La Via Campesina(Paris, le 20 juin 2011) Des centaines d’organisations de la société civile, incluant des mouvements paysans, des groupes de femmes et des organisations non-gouvernementales, lanceront un appel mondial contre l’accaparement des terres agricoles lors de la rencontre du G20 sur l’agriculture qui se tient à Paris les 22 et 23 juin.

Plus de 500 organisations du monde entier (1) ont signé « l’Appel de Dakar contre les Accaparements de Terres« , initialement rédigé lors du Forum Social Mondial à Dakar en février dernier (2).

Alors que les ministres de l’agriculture des vingt pays les plus riches du monde discutent de la volatilité des prix des denrées alimentaires et du développement de la crise alimentaire, des millions d’hectares de terres fertiles et leurs ressources en eau sont accaparés au détriment de paysans, paysannes, d’éleveurs, de bergers, de pêcheurs et de peuples indigènes et transformés en immenses plantations agro-commerciales par des investisseurs privés qui veulent y produire des denrées alimentaires ou des agrocarburants pour les marchés internationaux. Il en résulte que des millions de familles paysannes ou rurales et des peuples indigènes sont expulsés de leurs terres et ainsi privés de leurs moyens de subsistance.

Lors d’une importante conférence universitaire sur l’accaparement de terres qui s’est tenue cette année à Brighton, au Royaume Uni, des études portant sur plus d’une centaine de cas « d’investissements à grande échelle » ont été présentées. Dans leur grande majorité, elles n’ont montré aucun effet positif pour les communautés locales. Au contraire, dans de nombreux cas, les gens sont expulsés et poussés dans la pauvreté.

Dans l’Appel de Dakar, qui a été remis au gouvernement français hôte du G20, les organisations de la société civile demandent aux gouvernements de cesser immédiatement tous les accaparements massifs de terres et de rendre les terres spoliées aux communautés. En ce moment même, le G20 favorise l’accaparement de terres en soutenant les Principes pour un investissement agricole responsable (PIAP dans la proposition de texte du G20).

Les organisations demandent au Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale des Nations Unies (CSA) de rejeter définitivement les Principes pour un investissement agricole responsable portés par la Banque Mondiale, qui sont illégitimes et qui ne peuvent pas rendre l’accaparement des terres équitable, et de développer des directives véritables et obligatoires pour une tenure foncière qui respecte et protège les droits des peuples, notamment leur droit à l’alimentation. Un processus inclusif doit être lancé au sein du CSA afin de définir quels investissements sont nécessaires pour soutenir les petits producteurs et productrices de produits alimentaires.

La pétition stipule que les gouvernements nationaux et les institutions internationales doivent garantir les droits fonciers des peuples plutôt que signer des contrats de bail avec de gros investisseurs privés. Les organisations reconnaissent que l’agriculture familiale durable et les modèles de production agroécologique constituent la meilleure façon de nourrir les populations et de protéger la planète.

 


 

Source :

Geneviève Savigny – Confédération paysanne/European Coordination La Via campesina

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Invitation au deuxième camp international de la jeunesse de la région nord-américaine

La Via Campesina - On recherche la participation de jeunes et dynamiques militants de l’Union paysanne. Pendant six jours de jeunes paysans en provenance du Mexique, du Québec et du Canada, des États-Unis se forgeront des liens en partageant leurs expériences et leurs connaissances.

Tout en travaillant dans un cadre international, ils identifieront leurs défis communs pour ensuite trouver des pistes de solutions.

Ce processus doit nous permettre de faire en sorte que les jeunes paysans québécois, canadiens et états-uniens se sentent plus impliqués avec le mouvement paysan international, aussi bien que de faciliter des conversations solidaires entre des jeunes paysans nord-américains de toutes les latitudes. Ces jeunes paysans de différentes nationalités et de diverses ethnies pourront ainsi collaborer à la réalisation de la souveraineté alimentaire.

Au cours des dernières décennies, le système alimentaire de l’Amérique du Nord a subi des changements drastiques. La mondialisation et l’industrialisation de la production et la consommation des aliments ont eu des effets néfastes sur nos paysans et nos collectivités rurales. Depuis 1994 l’ALENA a instauré une concurrence féroce entre les agriculteurs des trois pays ce qui a dévasté les petites fermes et les communautés paysannes de tout le continent nord-américain. Actuellement au Canada et aux États-Unis, les agriculteurs ne représentent que 2% de la population. Selon les statistiques officielles du Canada, le nombre d’agriculteurs âgés de moins de 35 ans a baissé de 62% entre 1991 et 2006.

Pendant que l’Amérique du Nord perd ses paysans et agriculteurs, il y a de plus en plus de spéculation sur les terres agricoles et le prix de la terre est en hausse. Au plan international, les populations les plus vulnérables sont les victimes de la volatilité accrue du système alimentaire mondial. Actuellement le mouvement mondial des jeunes paysans figure comme l’un des plus importants thèmes sociaux et politiques. Via Campesina est devenu un leader international de ce mouvement de par sa création d’un réseau mondial de jeunes paysans qui travaillent ensemble dans l’édification de la souveraineté alimentaire en tant qu’alternative au système alimentaire mondial existant.

La Via Campesina reconnaît la nécessité d’une renaissance agricole comportant des solutions sociales, politiques, économiques et environnementales aptes à ramener les jeunes à la campagne. En Amérique du Nord, particulièrement au Québec, au Canada et aux États-Unis, les organismes membres de la Via Campesina sont peu nombreux et leurs ressources sont très limitées. Pour bâtir ce mouvement essentiel, il nous faut chercher nos alliés. En effet, au niveau local, régional et national, beaucoup d’ONG et d’organismes de la jeunesse travaillent déjà à l’édification de la souveraineté alimentaire.  La tenue de ce Camp de la jeunesse de la Via Campesina de l’Amérique du Nord nous fournira une excellente occasion de construire des partenariats stratégiques entre les jeunes des organismes alliés et les jeunes de la Via Campesina.

 

Participants et inscription

Lieu et date de la rencontre

  • Du 10 au 16 août 2011
  • Saving Seeds Farm, Sedgewick, Maine, Etats-Unis, chez Bob St. Peter, de Food for Maine’s Future et la National Family Farm Coalition.

Nous recherchons 2 à 4 délégués membre de l’Union paysanne.

  • Les délégués doivent avoir entre 18 et 35 ans. Exceptionnellement des candidats de plus de 35 ans seront admissibles, surtout s’il s’agit de nouveaux agriculteurs.
  • Il faut la parité de genre entre les délégués d’un même organisme. (1 homme et 1 femme ou 2 hommes et 2 femmes)
  • Les délégués doivent être des membres en règle de leur organisme et connaître son histoire et ses principes de base. Ils doivent être en mesure de communiquer le vécu de leur organisme et de leur ferme et de partager leurs expériences.

 

Des jeunes qui vivent sur la ferme de leurs parents peuvent être admissibles même s’ils ne sont pas officiellement des agriculteurs. Il y aura une aide financière pour le déplacement des délégués québécois et canadien. Pour les délégués du Québec et du Nouveau Brunswick, le covoiturage est recommandé. Il vous faut une tente ou nous informer si vous n’en avez pas.

Il y aura traduction en français, anglais, espagnol

Contacter l’Union paysanne pour participer

Courriel : paysanne@unionpaysanne.com

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Fêtons nos reines avec la Journée de l’abeille!

Abeilles L’Union paysanne a demandé au ministre Pierre Corbeil que soit déclarée « Journée de l’abeille » la journée du 29 mai (un moment où les fleurs printannières abondent). C’est un mouvement issu de l’initiative d’un apiculteur de l’ouest du pays, qui commence à recevoir plusieurs appuis de villes canadiennes de la Saskatchewan, du Manitoba, de la Colombie-Britannique et de quelques municipalités du Québec.

Nous emboîtons le pas au Québec et invitons chacune des municipalités du territoire à se joindre à cette initiative de sensibilisation. Le 29 mai est un moment où les fleurs sauvages printannières abondent, là où il en reste. Comme vous le savez, l’Union paysanne s’est déjà positionnée activement en faveur de la réintégration des abeilles en ville. Nous supervisons un projet pilote de ruche à Montréal et avons acheminé une demande semblable à la ville.

 

Les abeilles, bienfaitrices.

Bien sûr, il y a le miel tous les sous-produits de la ruche. Nous aurions peut-être à porter plus d’attentions à « nos reines » des campagnes. Les abeilles jouent un rôle capital dans le bon fonctionnement de notre écosystème végétal et en particulier en regard de la productivité des cultures par leur rôle de pollinisation. Leur travail en ce sens peut littéralement déterminer s’il y aura récolte ou pas. Pensons par exemple aux cultures maraîchères, qu’elles soient en serre ou en champs.

Les abeilles sont aussi des indicatrices de la bonne santé d’un écosystème. Or, elles disparaissent. Les causes sont multiples : épidémies de maladies et parasites, épandage de pesticides, perte de territoires riches en fleurs mellifères, variations climatiques, etc. Il y a lieu de s’inquiéter, d’autant plus que ce mouvement décroissant dure depuis un bon nombre d’années dans les populations d’abeilles à l’échelle mondiale.

Alors, fêtons nos reines que sont les abeilles,
car elles (aussi) veillent sur nous!

 

Pour en savoir plus :

L’Union paysanne veut une Journée de l’abeille, Claudette Samson, Le Soleil (19 mai 2011).

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Faire germer une politique alimentaire… LANCEMENT RÉUSSI!

du-pain-sur-la-plancheDu pain sur la planche: une politique alimentaire pour le Canada a été officiellement lancée lundi 18 avril sur la Colline parlementaire à Ottawa! Félicitations aux centaines de personnes qui ont donné bénévolement des milliers d’heures de leur temps pour faire de cette politique ce qu’elle est!

 

Le travail est loin d’être terminé. Ce n’est qu’un début!

Nous avons besoin de votre aide pour que la politique alimentaire reste un enjeu de ces élections.

citoyens-unissent

La Politique alimentaire populaire recense les préoccupations des Canadiens concernant notre système alimentaire et propose des pistes concrètes de solutions pour aboutir à un système sain, juste et écologique. Cette politique est le fruit du travail de plus de 3500 citoyens réunis pour combattre les failles du système actuel que sont la faim, la santé et l’environnement.

 

Pour en savoir plus…


 

Pour une politique alimentaire populaire (peoplesfoodpolicy.ca)

Les partis fédéraux soutiennent la Politique alimentaire populaire: (communiqué du 21 avril 2011, peoplesfoodpolicy.ca)

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Québec lance le « Programme pilote d’appui à la multifonctionnalité de l’agriculture »

ppama2011Les projets basés sur l’aspect multifonctionnel de l’agriculture (voir la définition du MAPAQ ci-dessous) auront accès à un soutien additionnel, grâce à ce nouveau programme-pilote, annoncait hier dans un communiqué le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Corbeil.

 

 

Les grandes lignes

Dans un document du MAPAQ présentant le programme, on définit ainsi la mulifonctionnalité de l’agriculture : « contribution de l’agriculture, par ses fonctions économiques, sociales et environnementales, à la qualité de vie de la communauté ».

Les petites exploitations agricoles sont particulièrement ciblées, puisque seules celles dont les revenus agricoles bruts sont inférieurs à 150 000 $ seront admissibles. Ces dernières devront faire partie des 56 MRC visées par la mesure, dont les grands centres et les grandes régions agricoles sont exclues.

Le programme favorisera la multifonctionnalité de l’agriculture à l’échelle des collectivités locales en soutenant l’adoption de pratiques qui contribuent notemment à :

  • la mise en valeur des paysages
  • l’attractivité des territoires
  • l’accessibilité de l’espace rural
  • la préservation du patrimoine agricole
  • la protection de la biodiversité
  • la prestation de services destinés à la communauté

Bon pour la paysannerie…

Inutile de spécifier qu’il y a là une bonne partie des revendications de l’Union paysanne, depuis ses débuts. En effet, l’agriculture paysanne est une agriculture à vocation multifonctionnelle, par défaut, puisque ses objectifs sont entre autres d’occuper et animer le territoire, de soutenir la souveraineté alimentaire et la production locale, de protéger la biodiversité, etc. Voilà donc de belles possibilités de développements pour nos membres, que nous encourageons à aller s’informer davantage auprès de l’une des directions régionales du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ou via le Web, références ci-dessous.

 

Pour en savoir plus :

Programme pilote d’appui à la multifonctionnalité de l’agriculture (MAPAQ)

Le ministre Pierre Corbeil annonce un soutien de 10 millions de dollars aux entreprises agricoles (11 avril 2011)

Marché public sur Internet – Le système développé par les Amies de la Terre

«Les marchés publics basés sur le système de commande en ligne développé par les Amies de la Terre en Estrie ont fait leur preuve. Ils sont en train de quadriller petit à petit le territoire québécois, grâce à une approche intelligente qui laisse une très large autonomie aux communautés qui adoptent le système. Villes en transition Coaticook a choisi ce projet de Marché public pour marquer son désir d’agir concrètement et en synergie avec les efforts déjà déployés par le milieu.»

Lire plus…

La Via Campesina signe une lettre en solidarité avec les luttes des femmes du monde

Cette « Lettre de solidarité aux luttes des femmes du monde » a été élaborée par une commission de travail composée par des femmes de différentes organisations à partir des débats réalisés au long du Forum social mondial qui a eu lieu à Dakar, février 2011. Ce même contenu a été présenté comme proposition de déclaration à l’Assemblée de Femmes au matin du 11 février.

Lettre rédigée le 11 février 2011, à Dakar, Sénégal, durant le Forum Social Mondial

Lettre de solidarité à la lutte des femmes du monde

En cette année où le Forum Social Mondial, pour la 3e fois après le Mali en 2006 et le Kenya en 2007, se joint aux peuples d’Afrique, nous les femmes de différentes parties du monde, réunies à Dakar, conscientes que l’union de nos forces pourra à terme apporter un changement, réaffirmons notre solidarité et notre admiration pour les luttes des femmes sénégalaises, des femmes africaines et des femmes du monde. Leurs luttes, conjointement avec les luttes de tous, hommes et femmes, renforcent la résistance menée partout contre le système capitaliste et patriarcal mondialisé.

Au jour d’aujourd’hui nous traversons toujours les mêmes crises mondiales – économique, alimentaire, écologique et sociale – et nous constatons avec inquiétude que ces crises perdurent et s’approfondissent. Nous reformulons ici notre analyse selon laquelle ces crises ne sont pas isolées mais sont l’expression de la crise du modèle caractérisé par la surexploitation du travail et de l’environnement, et par la spéculation financière de l’économie. C’est pourquoi nous les femmes, nous continuons à dire qu’il faut changer ce modèle de société, ce modèle économique, ce modèle de production et de consommation, qui génère une pauvreté accrue pour nos peuples et en particulier pour les femmes.

  • Nous les femmes, sensibles au respect et à la défense des principes de justice, de paix et de solidarité, avons besoin d’avancer dans la construction d’alternatives face à ces crises : cependant les réponses palliatives basées sur la logique marchande ne nous intéressent pas.
  • Nous ne pouvons accepter que les tentatives de maintenir le système actuel en place soient faites aux dépends des femmes.
  • En ce sens, nous disons non à l’intolérance et la persécution de la diversité sexuelle et aux pratiques culturelles qui portent atteinte à la santé, au corps et à l’âme des femmes.
  • Nous condamnons toutes sortes de violences faites aux femmes, en particulier les fémicides, le trafic des femmes, la prostitution forcée, les violences physiques, le harcèlement sexuel, les mutilations génitales, les mariages précoces, les mariages forcés, le viol, le viol utilisé comme arme systématique de guerre, et l’impunité de ceux qui commettent ces actes d’horreur contre les femmes.
  • Nous disons non encore, à une société qui bafoue le droit des femmes, en ne leur permettant pas l’accès aux ressources, à la terre, au crédit, à l’emploi en conditions dignes, où le capital pour se reproduire précarise les emplois des femmes.
  • Nous condamnons l’accaparement et la colonisation des terres des paysannes et des paysans, quelles qu’en soient les formes, par des Etats ou des entreprises transnationales, et nous condamnons les cultures transgéniques, qui portent préjudice à la biodiversité et à la vie.
  • Nous disons non à la course à l’armement et à la course au nucléaire, qui sont faites au détriment de l’investissement des Etats dans des programmes sociaux, sanitaires et éducatifs.
  • Nous  condamnons une société qui met les femmes à l’écart de l’accès à la connaissance et à l’éducation, où les femmes sont marginalisées et discriminées dans les prises de décision.
  • Nous disons non aux conflits armés et aux guerres et aux occupations. Nous disons OUI à la paix juste pour les peuples opprimés.
  • Face à tout cela, nous proposons de renforcer nos luttes pour que nos pays aient leur souveraineté économique, politique et culturelle face aux institutions financières internationales. Nous voulons l’annulation des dettes odieuses et illégitimes et un audit citoyen qui permettra aux peuples d’obtenir réparation: les femmes ne doivent rien, elles sont les premières créancières de la dette odieuse. Nous demandons aussi l’application effective de la taxe Tobin.
  • Nous revendiquons la souveraineté alimentaire des peuples et la consommation de produits locaux, l’utilisation de nos semences traditionnelles, et l’accès des femmes à la terre et aux ressources productives.
  • Nous voulons un monde où les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes opportunités dans l’accès à la connaissance, à la scolarisation, à l’alphabétisation et à l’éducation et aux postes de décisions, et les mêmes droits au travail et à des salaire justes.
  • Nous revendiquons un monde où les Etats investissent dans la santé des femmes et de nos enfants, et en particulier dans la santé maternelle.
  • Nous demandons la ratification et l’application effective de toutes les conventions internationales, en particulier la convention 156 et la convention 183 du BIT.
  • Nous voulons la démocratisation de la communication et de l’accès à l’information.
  • Nous sommes solidaires avec les femmes palestiniennes pour un Etat palestinien démocratique, indépendant, souverain, Jérusalem comme capitale, et le retour des réfugiés en accord avec la Résolution 194 des Nations Unies.
  • Nous sommes solidaires avec les femmes de Casamance pour le retour de la Paix.
  • Nous sommes avec la lutte des peuples en Tunisie et en Egypte pour la démocratie.
  • Avec les Femmes de la République Démocratique du Congo pour la fin du conflit.
  • Avec les femmes kurdes, pour une société démocratique,écologique, libre et égalitaire entre les femmes et les hommes, et où existe le droit d’utiliser leur langue maternelle dans l’éducation.
  • Nous sommes solidaires avec le droit à l’autodétermination pour les femmes Sarahoui, en conformité avec la résolution des Nations unies, et pour trouver une solution pacifique selon la Charte du Forum Social Maghrébin.
  • Nous sommes solidaires avec toutes les femmes victimes de catastrophes naturelles, commme Haiti, le Brésil, le Pakistan, Australie…
  • Nous sommes solidaires avec les millions de femmes et enfants réfugiés et déplacés.
  • Nous appelons au retour à leur terre et à la liberté de circulation.
  • Nous proposons la création de réseaux d’alertes et d’informations sur et pour les femmes qui se trouvent en zones de conflit ou d’occupation. Nous proposons le 30 mars comme journée de solidarité internationale avec le Peuple palestinien et au nous appelons au boycott des produits provenant de l’occupant israélien. Nous appelons à la réalisation d’un Forum international de solidarité avec la lutte du peuple palestinien en 2012.
  • Nous reconnaissons toutes les luttes de toutes les femmes du monde et nous faisons nôtres leurs revendications: ce qui arrive à l’une d’entre nous, cela nous arrive à nous toutes. C’est pour cela que nous devons lutter toutes ensemble.

Dakar, le 11 février 2011

  Organisations signataires

  • La Marche Mondiale des Femmes
  • La Via Campesina
  • La Fédération Démocratique Internationale des Femmes (FDIM)
  • Articulation Féministe MARCOSUR
  • IFWF – International Free Women’s Foundation
  • WILDAF – Senegal (Women in Law and Development in Africa)
  • AWID
  • CADTM – Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde
  • WIDE
  • Organisation Continental Latino-Américaine des Etudiants (OCLAE)
  • UBM – Union Brésilienne des Femmes
  • CEBRAPAZ (Brésil)
  • CTB (Brésil)
  • CUT (Brésil)
  • AMB – Articulation Brésilienne des Femmes
  • Democratic Women Freedom Movement « DOKH »
  • Kurdish Women Peace Office
  • Coordinacion de Mujeres del Paraguay CMP
  • Isis International
  • La Red de Mujeres de AMARC (AMARC-RIM/AMARC-RIF/AMARC-WIN)