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Célébration du 10e anniversaire, un succès!

christian-begin-animation_150Le 5 novembre dernier, l’Union paysanne soulignait son 10e anniversaire au Manoir Rouville Campbell par un souper bénéfice paysan et festif. Sous la présidence de Christian Bégin et avec la prestation des Zapartistes, ce fût un pur plaisir des dires des participants présents, dont plusieurs figures importantes du monde agricole québécois. Visitez l’album photo

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STOP À L’ACCAPAREMENT DE TERRES, MAINTENANT!

viacampesina_100Déclaration de la conférence de Nyéléni (Signé à Nyéléni, le 19 novembre 2011). Nous, paysannes et paysans, pastoralistes, peuples autochtones ainsi que nos alliés, réunis pour la première fois à Nyéléni du 17 au 19 Novembre 2011, sommes venus des quatre coins du monde pour partager nos expériences et nos luttes contre l’accaparement des terres.

Il y a un an, nous avons soutenu l’appel de Kolongo lancé par des organisations paysannes au Mali, qui sont aux avant-postes de la résistance locale contre l’accaparement des terres agricoles et les aliénations de la terre des paysans en Afrique.

Nous nous sommes rassemblés à Nyéléni en réponse à l’Appel de Dakar, qui invite les peuples à former une alliance mondiale contre l’accaparement des terres. Car nous sommes déterminés à défendre la souveraineté alimentaire, les biens communs et les droits d’accès des petits producteurs d’aliments aux ressources naturelles.

Au Mali, le gouvernement, dans sa politique de promouvoir les investissements privés dans l’Agriculture, à céder près de 800 000 hectares de terres à des investisseurs privés. Ces terres appartiennent à des communautés qui y vivent depuis des générations, voire depuis des siècles, alors que l’Etat malien n’a été créé que dans les années 1960. Cette situation se retrouve dans de nombreux autres pays dans lesquels les droits coutumiers ne sont pas reconnus. Déposséder les communautés de leurs terres est une violation tant de leurs droits coutumiers que de leurs droits historiques.

Le fait de pouvoir bénéficier d’un accès sécurisé à la terre et d’avoir le contrôle du foncier et des ressources naturelles sont des droits liés de manière inextricable à ceux consacrés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi que par de nombreuses autres conventions régionales et internationales sur les droits humains, comme par exemple le droit à l’autodétermination, le droit à un niveau de vie adéquat ou encore le droit au logement, à l’alimentation, à la nourriture, à la santé, à la culture, à la propriété et à la participation.

Nous constatons avec une grande inquiétude que les États ne respectent pas leurs obligations à cet égard et considèrent que les intérêts des milieux d’affaires sont plus importants que les droits des peuples.

L’accaparement des terres est un phénomène mondial, initié par les élites locales et transnationales, les gouvernements et les multinationales afin de contrôler les ressources les plus précieuses du monde. La crise mondiale dans les domaines de la finance, de l’alimentation et du climat a déclenché une ruée des investisseurs et des gouvernements des pays riches en vue d’acquérir et de s’emparer de terres agricoles et de ressources naturelles, étant donné que ces ressources sont les seules «valeurs refuges» qui peuvent encore garantir la sécurité des rendements financiers.

Des fonds de pensions et autres fonds d’investissement sont devenus de puissants acteurs dans l’accaparement des terres, tandis que les guerres continuent à être menées pour le contrôle des richesses naturelles.

La Banque mondiale et les banques régionales de développement favorisent encore l’accaparement des terres et la mainmise sur l’eau en poussant à la mise en œuvre de politiques favorables aux milieux d’affaires, facilitant les capitaux et les garanties pour les investisseurs industriels et, d’une manière générale, en faisant la promotion d’un modèle économique de développement prédateur et néfaste.

La Banque mondiale, le FIDA, la FAO et la CNUCED ont proposé sept principes qui légitiment l’accaparement des terres agricoles par des investisseurs privés et étatiques.

Menée par certaines des plus grandes multinationales au monde, l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) a pour objectif de convertir l’agriculture paysanne en une agriculture industrielle et d’intégrer les petits paysans aux chaînes mondiales de valeur, augmentant considérablement leur vulnérabilité face à la perte de leurs terres.

L’accaparement des terres dépasse le traditionnel clivage Nord-Sud qui caractérise les structures impérialistes; les sociétés transnationales accaparatrices peuvent être basées aux Etats-Unis ou en Europe mais aussi au Chili, au Mexique, au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, en Afrique du Sud, en Thaïlande, en Malaisie ou en Corée du Sud, pour n’en citer que quelques unes.

C’est une crise qui affecte tout autant les zones rurales que urbaines. Les accaparements de terres se font en Asie, en Afrique, dans les Amériques et même en Europe dans le cadre de projets d’agriculture industrielle, d’exploitation minière, de construction d’infrastructures, de barrages, pour le tourisme, au nom de la création de parcs naturels, pour les besoins de l’industrie, pour permettre l’expansion urbaine ou encore à des fins militaires.

Les peuples autochtones et les minorités ethniques sont chassés de leurs territoires par la force armée, augmentant encore leur précarité voire, dans certains cas, les réduisant en esclavage.

Les fausses solutions au changement climatique, s’appuyant sur des mécanismes de marché, ne font que renforcer encore l’aliénation des communautés locales de leurs terres et des ressources naturelles.

Malgré le fait que les femmes sont les principales productrices d’aliments à travers le monde et qu’elles sont les premières responsables du bien-être de leurs famille et de leurs communautés, les structures patriarcales existantes continuent à spolier les femmes, en les dépossédant des terres qu’elles cultivent et en les privant de leur droit d’accès aux ressources naturelles. Etant donné que la plupart des femmes paysannes ne disposent pas d’un accès pérenne, légalement reconnu, au foncier, elles sont particulièrement vulnérables face aux expulsions et expropriations.

La lutte contre l’accaparement des terres est un combat contre le capitalisme, le néolibéralisme et contre un modèle économique prédateur.

A travers les témoignages de nos frères et sœurs du Brésil, du Burkina Faso, de Colombie, de la République démocratique du Congo, de France, du Ghana, du Guatemala, de la Guinée Bissau, du Honduras, d’Inde, d’Indonésie, du Mali, de Mauritanie, du Mozambique, du Népal, du Niger, du Sénégal, d’Afrique du Sud, de Thaïlande, d’Ouganda…, nous avons pu prendre conscience à quel point l’accaparement des terres menace la petite paysannerie et l’agriculture familiale ainsi que la nature, l’environnement et la souveraineté alimentaire.

L’accaparement des terres déplace et disloque les communautés, détruit les économies locales et les cultures ainsi que le tissu social. Elle met en péril l’identité des communautés, qu’il s’agisse de paysans, de pastoralistes, de pêcheurs, de travailleurs, de peuples autochtones ou de « sans-castes ».

Et ceux qui osent se lever pour défendre leurs droits légitimes et la survie de leurs familles et communautés sont frappés, emprisonnés et assassinés.

Il n’existe aucun moyen pour atténuer les impacts de ce modèle économique et des structures de pouvoir qui le défendent. Nos terres et nos identités ne sont ni à vendre, ni à louer.

Mais nous ne nous déclarons pas vaincus.  En nous organisant, en nous mobilisant et en assurant la cohésion de nos communautés, nous avons été en mesure de faire échec à l’accaparement des terres en de nombreux endroits.

Par ailleurs, nos sociétés reconnaissent de plus en plus que l’agriculture paysanne et familiale ainsi que la production alimentaire à petite échelle représentent le modèle le plus durable, tant socialement, économiquement et écologiquement, pour l’utilisation des ressources et pour garantir le droit à l’alimentation pour tous.

Rappelant les termes de l’Appel de Dakar, nous réitérons notre engagement à résister et lutter contre l’accaparement des terres par tous les moyens possibles, d’apporter notre soutien à tous ceux qui luttent contre ces accaparements et spoliations et de faire pression sur nos gouvernements nationaux ainsi que sur les institutions internationales afin qu’elles s’acquittent de leurs obligations envers les droits des peuples.

Nous nous engageons tout particulièrement à:

  • Organiser les communautés rurales et urbaines afin de lutter contre les accaparements de terres sous toutes leurs formes.
  • Renforcer les capacités de nos communautés et de nos mouvements à revendiquer, récupérer et défendre nos droits, nos terres et notre accès aux ressources naturelles.
  • Obtenir et pérenniser, au sein de nos communautés, les droits des femmes pour l’accès à la terre et aux ressources naturelles.
  • Sensibiliser le public au fait que l’accaparement des terres est une source de crises qui affectent l’ensemble de la société.
  • Construire des alliances entre les différents secteurs, les groupes de population, et les régions afin de mobiliser nos sociétés en vue de mettre fin à l’accaparement des terres
  • Renforcer nos mouvements afin de mieux promouvoir et parvenir à la souveraineté alimentaire ainsi qu’à une véritable réforme agraire.

Afin d’atteindre les engagements ci-dessus, nous allons développer les actions suivantes:

Concernant le renforcement de nos capacités en vue d’organiser la résistance locale

  • Rendre compte à nos communautés des délibérations et des engagements pris lors de cette conférence.
  • Mettre en place nos propres bases de données d’informations sur la question de l’accaparement des terres, en documentant des cas, en rassemblant des informations pertinentes et des preuves chiffrées sur les processus, les acteurs et les impacts de l’accaparement des terres, etc.
  • S’assurer que nos communautés disposent de l’information dont ils ont besoin concernant les lois, leurs droits, les investisseurs, les contrats, etc. afin qu’ils puissent résister de manière efficace aux manœuvres des investisseurs du secteur privé et à celles des gouvernements qui cherchent à s’emparer de nos terres et de nos ressources naturelles.
  • Mettre en place des systèmes d’alerte précoce afin d’alerter les communautés sur les risques et les menaces.
  • Renforcer nos communautés à travers des initiatives de formation politique et technique, restaurer notre fierté d’être des paysannes et des paysans, des producteurs et des productrices qui fournissent les aliments qui nourrissent la planète de manière saine et durable, et ceci particulièrement chez les jeunes.
  • Garantir les droits fonciers et d’accès aux ressources pour les femmes à travers un travail de conscientisation de nos communautés et de nos mouvements relatif à l’importance de respecter et de protéger les droits fonciers des femmes, en particulier dans les systèmes coutumiers.
  • Développer et utiliser les médias locaux afin d’organiser les membres de nos communautés ainsi que d’autres secteurs de la population et partager avec eux des informations sur l’accaparement des terres.
  • Veiller à ce que nos dirigeants respectent les règles établies par nos communautés et les obliger à rendre des comptes à nous, à nos communautés et à nos organisations.

Concernant l’aide juridique pour notre défense

  • Développer nos propres systèmes d’aide juridique et travailler en liaison avec des experts juridiques et des droits humains.
  • Condamner toutes les formes de violence ainsi que la criminalisation de nos luttes et de nos mobilisations pour la défense de nos droits.
  • Nous mobiliser pour obtenir la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées à cause de leur engagement dans les luttes pour leurs terres et territoires, et mettre sur pied en urgence des campagnes de solidarité avec tous ceux qui sont confrontés à ces types de conflits.

Concernant le plaidoyer et la mobilisation

  • Institutionnaliser la journée du 17 avril comme étant le jour de mobilisation mondiale contre l’accaparement des terres, mais également identifier d’autres dates appropriées qui pourraient servir de point de ralliement pour des mobilisations en vue de défendre nos terres et nos biens communs.
  • Développer nos argumentaires politiques afin de dénoncer et discréditer le modèle économique qui est à l’origine de l’accaparement des terres ainsi que les différents acteurs et initiatives visant à promouvoir et légitimer ces pratiques.
  • Établir un Observatoire des peuples sur l’accaparement des terres afin de faciliter et de centraliser la collecte des données, les communications, les actions de planification, les initiatives de lobbying, de conscientisation, de recherche et d’analyse, etc.
  • Promouvoir les droits fonciers des femmes à travers des initiatives de redistribution foncière ciblée pour les femmes, ainsi que d’autres actions; pousser à la promulgation de lois et l’instauration de politiques répondant aux besoins particuliers des femmes.
  • Porter nos messages et nos exigences devant les parlements, les gouvernements et les institutions internationales. Poursuivre notre engagement vis à vis du Comité pour la sécurité alimentaire mondiale et exiger que les processus tels que les Directives volontaires de la FAO sur la gouvernance responsable de la tenure des terres et des autres ressources naturelles contribuent véritablement à protéger et promouvoir les droits à la terre et l’accès aux ressources naturelles des petits paysans et producteurs alimentaires.
  • Identifier et cibler les forums locaux et les espaces nationaux et internationaux où nous pouvons entreprendre des actions de mobilisation et de sensibilisation du public en vue de créer un large mouvement dans la société de résistance à l’accaparement des terres.
  • Planifier des actions qui ciblent les entreprises privées, (y compris les sociétés financières), la Banque mondiale et autres banques multilatérales de développement qui font la promotion, encouragent et tirent profit des projets d’accaparement des terres et des ressources naturelles.
  • Poursuivre notre opposition aux régimes industriels d’autorégulation comme les principes d’investissements agricoles responsables (IAR).
  • Développer et renforcer nos actions en vue de parvenir à la souveraineté alimentaire et à la réforme agraire, afin de promouvoir la reconnaissance des systèmes coutumiers, tout en garantissant les droits d’accès à la terre et aux ressources naturelles pour les femmes et les jeunes.
  • Soutenir le droit des peuples à jouir de leurs ressources à travers des occupations de terres, les occupations des bureaux des investisseurs privés, les manifestations et autres actions en vue récupérer leurs biens communs.
  • Exiger que nos gouvernements remplissent leurs obligations en matière de droits humains, qu’ils cessent immédiatement les transferts de terres et de ressources naturelles aux investisseurs privés, qu’ils annulent les contrats déjà signés et qu’ils restituent les terres ainsi accaparées et qu’ils protègent les communautés rurales et urbaines des opérations d’accaparement en cours et à venir.

Concernant le renforcement des alliances

  • Construire de solides réseaux d’organisations et d’alliances à différent niveau – local, régional et international – en s’appuyant sur l’Appel de Dakar et placer les petits paysans et producteurs d’aliments artisanaux au cœur de ces alliances.
  • Forger des alliances avec des membres et actionnaires de fonds de pensions afin d’empêcher les gestionnaires de ces fonds d’investir dans des projets qui ont pour conséquence l’accaparement des terres.
  • Construire des alliances stratégiques avec la presse et des médias, afin qu’ils rendent compte fidèlement de nos messages et de nos réalités; lutter contre les préjugés répandus par les médias dominants en ce qui concerne les luttes pour la terre et la réforme agraire au Zimbabwe.

Nous appelons toutes les organisations qui partagent ces principes et soutiennent ces actions à rejoindre notre Alliance internationale contre l’accaparement des terres, une alliance que nous créons ce jour, solennellement, ici à Nyéléni.

Globalisons la lutte ! Globalisons l’espoir !

Signé à Nyéléni, le 19 novembre 2011

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Monopole syndical à Télé-Québec

monopole-syndical-tele-quebecL’Union des producteurs agricoles (UPA) est la seule voix officielle des agriculteurs au Québec. Un monopole unique dans le monde, dont l’UPA jouit légalement depuis 1972. L’UPA exerce un lobby extrêmement puissant à plusieurs égards. Son influence est telle que bien peu de partis politiques ont osé affronter cette puissance syndicale. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer ce monopole.

L’absence de liberté de choix est au cœur du problème, évidemment, mais pour plusieurs agriculteurs, c’est le carcan de la mise en marché qu’ils ne veulent plus porter. Que faut-il faire pour que les producteurs se sentent légitimement représentés? Cet épisode fera entendre les voix de la dissidence comme celles de l’UPA.

Lien vers l’émission On est tous dans le champ! : http://video.telequebec.tv/video/8673/monopole-syndical

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La Gaspésie, source d’inspiration pour le Québec

la-reconquete-du-quebec_sLa reconquête du Québec. Esdras Minville et le modèle gaspésien. «Il serait temps d’user d’un peu plus de prévoyance dans le trafic des richesses naturelles, d’amender la politique de concessions sans recours si nous ne voulons pas être réduits bientôt au rôle de serviteurs dans notre propre maison.» (Esdras Minville, 1923).

Ce n’est ni Hugo Chavez ni Richard Desjardins ou Amir Khadir qui parle de cette façon, mais Esdras Minville, un Gaspésien qui fut d’abord pêcheur et bûcheron dans les années vingt, avant de devenir, dans les années quarante, le premier directeur canadien-français des Hautes Études Commerciales et le premier économiste à prôner la libération économique et la décentralisation territoriale du Québec. Et pour le prouver, il organisa à Grande-Vallée, son village natal, en 1938, une colonie agroforestière exemplaire qui permit à 125 familles de vivre dignement jusqu’à la fin des années soixante.

En revenant sur l’oeuvre et le travail de terrain d’Esdras Minville, Roméo Bouchard (cofondateur et ancien président de l’Union paysanne) navigue entre étude historique et programme politique pour le Québec de demain; car ce fervent défenseur d’un Québec autonome et décentralisé démontre à chaque page combien cette pensée, à contre-courant, reste une vivante source d’inspiration. Entre chroniques d’hier et d’aujourd’hui, ce polémiste relance, depuis la Gaspésie, la réflexion sur le territoire et l’avenir du Québec.

Si Montréal est le cerveau du Québec, les régions en sont le corps, et la Gaspésie l’âme – Roméo Bouchard

Pour en savoir plus :

La reconquête du Québec. Esdras Minville et le modèle gaspésien.

Source : Elodie Comtois, Éditions Écosociété

Du boeuf nourri à l’herbe au Témiscamingue

La Coop Écoloboeuf du Témiscamingue a été mise sur pied en janvier dernier par le regroupement de fermes bovines de la région. Le but de cette coopérative était de mettre en valeur les produits locaux en les transformant pour leur donner une valeur ajoutée. Chaque producteur voulait pouvoir diversifier sa production tout en offrant une viande écologique et de qualité à partir d’animaux élevés et nourris exclusivement à l’herbe.

La coopérative offre maintenant 4 nouveaux produits (steak haché, viande de bouvillons ou de veaux de lait) emballés sous-vide qui sont présentement distribués dans quelques points de vente au Témiscamingue. On planifie également agrandir la distribution à l’extérieur de la région prochainement.

Pour aller faire un tour et visiter un des comptoirs de la coopérative :

488, rang 6, Latulipe
819-747-2406

1421, route 382, Fugèreville
819-748-2190

ecoloboeuf@hotmail.com

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Soutien de La Via Campésina aux 62 faucheurs de Colmar

La Via Campésina, mouvement paysan international, réunie au Brésil pour tenir  un comité de coordination international déclare apporter son soutien aux faucheurs et faucheuses volontaires d’ogm qui comparaissent au tribunal de Colmar pour avoir neutralisé 70 plants de vigne, essai de plantes génétiquement modifiées mené par l’INRA (institut  scientifique national de recherche agronomique publique).

Nous félicitons ces nobles citoyens et citoyennes d’avoir agi pour la pérennité de notre agriculture paysanne, d’avoir agi afin d’empêcher que demain nous soyons soumis à la manipulation génétique généralisée et à la main mise des firmes transnationales et agro-industrielles qui l’accompagne.

Ce n’est pas en contaminant les sols, l’eau, les semences, en détruisant la biodiversité végétale et animale que l’agriculture pourra répondre aux besoins alimentaires des populations.

Nous, paysans et paysannes d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, et d’Europe pensons qu’une collaboration avec les scientifiques et les agronomes est nécessaire. Elle doit se dérouler dans le sens d’une complémentarité avec nos savoir-faire et nos besoins effectifs.

La recherche scientifique et agronomique au service des populations doit notamment enrichir l’agroécologie, l’un des piliers de la souveraineté alimentaire.

Globalisons la lutte! Globalisons l’espoir!

Comité de Coordination International de la Via Campésina

Sao Paulo, le 28 septembre 2011

Source du communiqué

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L’Union paysanne fête ses 10 ans!

10ans-logo_mSamedi le 5 novembre prochain, l’Union paysanne soulignera son 10e anniversaire au Manoir Rouville Campbell par un souper bénéfice et festif. Cet événement unique, sous la présidence de Christian Bégin, sera l’occasion de revoir le chemin parcouru par l’Union paysanne depuis sa fondation et son impact sur le monde agricole du Québec.

Cette soirée sera aussi l’occasion de remettre les tout premiers prix Paysans, qui soulignent et honorent les efforts d’une personne ayant contribuée activement à promouvoir la paysannerie au Québec. Ce sera aussi l’occasion de rire avec les Zapartistes, groupe d’humour politique qui nous serviront une revue politique et agricole. Les produits servis au souper gastronomique proviendront majoritairement des fermes membres de l’Union paysanne.

L’Union paysanne c’est vous, offrez-vous une belle soirée!

PROGRAMME – SAMEDI 5 NOVEMBRE 2011

17H30 COCKTAIL
18h30 SOUPER GASTRONOMIQUE QUATRE SERVICES
20h00 DISCOURS ET REMISE DES PRIX PAYSANS
21h00 SPECTACLE DES ZAPARTISTES

RÉSERVEZ TÔT, LES PLACES SONT LIMITÉES !
Formulaire d’inscription

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G20-Agriculture: Des centaines d’organisations disent STOP à l’accaparement de terres agricoles

La Via Campesina(Paris, le 20 juin 2011) Des centaines d’organisations de la société civile, incluant des mouvements paysans, des groupes de femmes et des organisations non-gouvernementales, lanceront un appel mondial contre l’accaparement des terres agricoles lors de la rencontre du G20 sur l’agriculture qui se tient à Paris les 22 et 23 juin.

Plus de 500 organisations du monde entier (1) ont signé « l’Appel de Dakar contre les Accaparements de Terres« , initialement rédigé lors du Forum Social Mondial à Dakar en février dernier (2).

Alors que les ministres de l’agriculture des vingt pays les plus riches du monde discutent de la volatilité des prix des denrées alimentaires et du développement de la crise alimentaire, des millions d’hectares de terres fertiles et leurs ressources en eau sont accaparés au détriment de paysans, paysannes, d’éleveurs, de bergers, de pêcheurs et de peuples indigènes et transformés en immenses plantations agro-commerciales par des investisseurs privés qui veulent y produire des denrées alimentaires ou des agrocarburants pour les marchés internationaux. Il en résulte que des millions de familles paysannes ou rurales et des peuples indigènes sont expulsés de leurs terres et ainsi privés de leurs moyens de subsistance.

Lors d’une importante conférence universitaire sur l’accaparement de terres qui s’est tenue cette année à Brighton, au Royaume Uni, des études portant sur plus d’une centaine de cas « d’investissements à grande échelle » ont été présentées. Dans leur grande majorité, elles n’ont montré aucun effet positif pour les communautés locales. Au contraire, dans de nombreux cas, les gens sont expulsés et poussés dans la pauvreté.

Dans l’Appel de Dakar, qui a été remis au gouvernement français hôte du G20, les organisations de la société civile demandent aux gouvernements de cesser immédiatement tous les accaparements massifs de terres et de rendre les terres spoliées aux communautés. En ce moment même, le G20 favorise l’accaparement de terres en soutenant les Principes pour un investissement agricole responsable (PIAP dans la proposition de texte du G20).

Les organisations demandent au Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale des Nations Unies (CSA) de rejeter définitivement les Principes pour un investissement agricole responsable portés par la Banque Mondiale, qui sont illégitimes et qui ne peuvent pas rendre l’accaparement des terres équitable, et de développer des directives véritables et obligatoires pour une tenure foncière qui respecte et protège les droits des peuples, notamment leur droit à l’alimentation. Un processus inclusif doit être lancé au sein du CSA afin de définir quels investissements sont nécessaires pour soutenir les petits producteurs et productrices de produits alimentaires.

La pétition stipule que les gouvernements nationaux et les institutions internationales doivent garantir les droits fonciers des peuples plutôt que signer des contrats de bail avec de gros investisseurs privés. Les organisations reconnaissent que l’agriculture familiale durable et les modèles de production agroécologique constituent la meilleure façon de nourrir les populations et de protéger la planète.

 


 

Source :

Geneviève Savigny – Confédération paysanne/European Coordination La Via campesina

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Invitation au deuxième camp international de la jeunesse de la région nord-américaine

La Via Campesina - On recherche la participation de jeunes et dynamiques militants de l’Union paysanne. Pendant six jours de jeunes paysans en provenance du Mexique, du Québec et du Canada, des États-Unis se forgeront des liens en partageant leurs expériences et leurs connaissances.

Tout en travaillant dans un cadre international, ils identifieront leurs défis communs pour ensuite trouver des pistes de solutions.

Ce processus doit nous permettre de faire en sorte que les jeunes paysans québécois, canadiens et états-uniens se sentent plus impliqués avec le mouvement paysan international, aussi bien que de faciliter des conversations solidaires entre des jeunes paysans nord-américains de toutes les latitudes. Ces jeunes paysans de différentes nationalités et de diverses ethnies pourront ainsi collaborer à la réalisation de la souveraineté alimentaire.

Au cours des dernières décennies, le système alimentaire de l’Amérique du Nord a subi des changements drastiques. La mondialisation et l’industrialisation de la production et la consommation des aliments ont eu des effets néfastes sur nos paysans et nos collectivités rurales. Depuis 1994 l’ALENA a instauré une concurrence féroce entre les agriculteurs des trois pays ce qui a dévasté les petites fermes et les communautés paysannes de tout le continent nord-américain. Actuellement au Canada et aux États-Unis, les agriculteurs ne représentent que 2% de la population. Selon les statistiques officielles du Canada, le nombre d’agriculteurs âgés de moins de 35 ans a baissé de 62% entre 1991 et 2006.

Pendant que l’Amérique du Nord perd ses paysans et agriculteurs, il y a de plus en plus de spéculation sur les terres agricoles et le prix de la terre est en hausse. Au plan international, les populations les plus vulnérables sont les victimes de la volatilité accrue du système alimentaire mondial. Actuellement le mouvement mondial des jeunes paysans figure comme l’un des plus importants thèmes sociaux et politiques. Via Campesina est devenu un leader international de ce mouvement de par sa création d’un réseau mondial de jeunes paysans qui travaillent ensemble dans l’édification de la souveraineté alimentaire en tant qu’alternative au système alimentaire mondial existant.

La Via Campesina reconnaît la nécessité d’une renaissance agricole comportant des solutions sociales, politiques, économiques et environnementales aptes à ramener les jeunes à la campagne. En Amérique du Nord, particulièrement au Québec, au Canada et aux États-Unis, les organismes membres de la Via Campesina sont peu nombreux et leurs ressources sont très limitées. Pour bâtir ce mouvement essentiel, il nous faut chercher nos alliés. En effet, au niveau local, régional et national, beaucoup d’ONG et d’organismes de la jeunesse travaillent déjà à l’édification de la souveraineté alimentaire.  La tenue de ce Camp de la jeunesse de la Via Campesina de l’Amérique du Nord nous fournira une excellente occasion de construire des partenariats stratégiques entre les jeunes des organismes alliés et les jeunes de la Via Campesina.

 

Participants et inscription

Lieu et date de la rencontre

  • Du 10 au 16 août 2011
  • Saving Seeds Farm, Sedgewick, Maine, Etats-Unis, chez Bob St. Peter, de Food for Maine’s Future et la National Family Farm Coalition.

Nous recherchons 2 à 4 délégués membre de l’Union paysanne.

  • Les délégués doivent avoir entre 18 et 35 ans. Exceptionnellement des candidats de plus de 35 ans seront admissibles, surtout s’il s’agit de nouveaux agriculteurs.
  • Il faut la parité de genre entre les délégués d’un même organisme. (1 homme et 1 femme ou 2 hommes et 2 femmes)
  • Les délégués doivent être des membres en règle de leur organisme et connaître son histoire et ses principes de base. Ils doivent être en mesure de communiquer le vécu de leur organisme et de leur ferme et de partager leurs expériences.

 

Des jeunes qui vivent sur la ferme de leurs parents peuvent être admissibles même s’ils ne sont pas officiellement des agriculteurs. Il y aura une aide financière pour le déplacement des délégués québécois et canadien. Pour les délégués du Québec et du Nouveau Brunswick, le covoiturage est recommandé. Il vous faut une tente ou nous informer si vous n’en avez pas.

Il y aura traduction en français, anglais, espagnol

Contacter l’Union paysanne pour participer

Courriel : paysanne@unionpaysanne.com

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Fêtons nos reines avec la Journée de l’abeille!

Abeilles L’Union paysanne a demandé au ministre Pierre Corbeil que soit déclarée « Journée de l’abeille » la journée du 29 mai (un moment où les fleurs printannières abondent). C’est un mouvement issu de l’initiative d’un apiculteur de l’ouest du pays, qui commence à recevoir plusieurs appuis de villes canadiennes de la Saskatchewan, du Manitoba, de la Colombie-Britannique et de quelques municipalités du Québec.

Nous emboîtons le pas au Québec et invitons chacune des municipalités du territoire à se joindre à cette initiative de sensibilisation. Le 29 mai est un moment où les fleurs sauvages printannières abondent, là où il en reste. Comme vous le savez, l’Union paysanne s’est déjà positionnée activement en faveur de la réintégration des abeilles en ville. Nous supervisons un projet pilote de ruche à Montréal et avons acheminé une demande semblable à la ville.

 

Les abeilles, bienfaitrices.

Bien sûr, il y a le miel tous les sous-produits de la ruche. Nous aurions peut-être à porter plus d’attentions à « nos reines » des campagnes. Les abeilles jouent un rôle capital dans le bon fonctionnement de notre écosystème végétal et en particulier en regard de la productivité des cultures par leur rôle de pollinisation. Leur travail en ce sens peut littéralement déterminer s’il y aura récolte ou pas. Pensons par exemple aux cultures maraîchères, qu’elles soient en serre ou en champs.

Les abeilles sont aussi des indicatrices de la bonne santé d’un écosystème. Or, elles disparaissent. Les causes sont multiples : épidémies de maladies et parasites, épandage de pesticides, perte de territoires riches en fleurs mellifères, variations climatiques, etc. Il y a lieu de s’inquiéter, d’autant plus que ce mouvement décroissant dure depuis un bon nombre d’années dans les populations d’abeilles à l’échelle mondiale.

Alors, fêtons nos reines que sont les abeilles,
car elles (aussi) veillent sur nous!

 

Pour en savoir plus :

L’Union paysanne veut une Journée de l’abeille, Claudette Samson, Le Soleil (19 mai 2011).