Les dernières nouvelles sur des sujets intéressant l’Union paysanne.

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OFFRE D’EMPLOI: Coordonnateur volet-international à l’Union paysanne

La coordination du volet international de l’Union paysanne inclut 2 volets :

1: COORDONNER LE COMITÉ INTERNATIONAL.

Le comité international a pour objectif d’aider à resserrer les liens entre l’Union paysanne et ses alliés au Canada et à l’étranger, principalement au sein de La Via Campesina (LVC) dont l’Union paysanne est la seule représentante au Québec.

Tâches:

  • assurer la participation de l’Union Paysanne au sein de la Via Campesina (conférences, instances décisionnelles, groupes de travail), particulièrement au niveau de la région Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique).
  • appuyer l’Union paysanne dans ses communications avec La Via Campesina et ses alliés.
  • Rechercher et rédiger des demandes de financement et rapports pour soutenir les activités du comité notamment l’envoi de délégués.
  • Faire le suivi des demandes internationales d’appuis, campagnes, pétitions, etc.
  • Partager sur le site web et l’infolettre de l’Union paysanne les communiqués et déclarations de LVC, ainsi que les invitations, événements, campagnes ou toute autre information à faire circuler aux membres.
  • Recruter et former de nouveaux membres aux enjeux internationaux.
  • Organiser les appels / réunions du comité et s’assurer qu’un compte-rendu soit rédigé.

2: COORDONNER LA PARTICIPATION DE L’UNION PAYSANNE DANS LE PROJET IMSA EN PARTENARIAT AVEC L’OEUVRE LÉGER

  • Procéder à l’appel de formateurs québécois qui remplissent les exigences établies par les organisations partenaires du Burkina Faso, de la Bolivie et du Pérou pour différents mandats. (Possibilité d’aller sur le terrain également)
  • Convoquer les candidats en entrevue.
  • Appuyer l’équipe de l’Oeuvre Léger dans la conduite des entrevues.
  • Assurer le suivi nécessaire à la formation, l’envoi et le retour des formateurs retenus
  • Réaliser toute tâche supplémentaire demandée par l’Oeuvre Léger dans le cadre du partenariat.

PROFIL RECHERCHÉ

  • Être passionné par la solidarité internationale et le monde agricole.
  • Désir de s’engager dans un projet stimulant en partenariat avec la Fondation L’Oeuvre Léger qui se déploie jusqu’en 2019.

COMPÉTENCES RECHERCHÉES

  • Habileté à travailler autant en français, anglais. (lecture, écriture, parlé, écoute). Espagnol un atout
  • Expérience pertinente en gestion et coordination de projets.
  • Expérience pertinente en recherche et rédaction de demandes de subventions ainsi que rédaction de rapports narratifs et financiers de projets.
  • Autonomie, capacité à travailler à distance.
  • Maîtrise des outils informatiques de traitements de texte, présentations powerpoint, excel, courriels, Skype. Facilité à apprendre l’utilisation de nouveaux outils web (Kajoom Cloud, Event Brite, etc.).
  • Connaissance de l’histoire et des acteurs des mouvements paysans québécois et international (La Via Campesina).
  • Expérience de travail en solidarité internationale et/ou expérience d’implication avec l’Union paysanne IMPORTANT

CONDITIONS DE TRAVAIL

  • C’est un travail qui se fait en partie en télé-travail (à domicile). Il faut posséder un ordinateur avec une haute connection internet pour appels Skype ou conférence.
  • Posséder un téléphone avec un forfait qui inclut les appels longue distance partout au Québec, et idéalement au Canada (remboursé)
  • Plusieurs rencontres à Montréal au bureau des Oeuvres Léger. D’autres déplacements peuvent être requis. Avoir accès à une voiture est nécessaire.
  • En fonction des disponibilités des membres du comité international ainsi que l’urgence des dossiers en cours, des heures de travail en soirée et la fin de semaine sont à prévoir.

HORAIRE ET SALAIRE

  • La semaine régulière de travail est de 12 heures réparties sur la semaine selon les besoins. Ce nombre d’heure peut varier dans l’année.
  • Salaire 19$/heure.
  • Possibilité d’augmenter le nombre d’heures de travail selon la motivation du candidat à appliquer à des subventions et programmes.
  • Contrat jusqu’au 31 mars 2019 avec possibilité de renouvellement.

Début d’entrée en poste prévue le 8 mars. Date limite pour appliquer: 28 février 2017.

Seuls les candidats retenus seront contactés.

Pour appliquer, envoyez une lettre de motivation ainsi que votre curriculum vitae à : coordination@unionpaysanne.com

 

 

 

 

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Fonds de pension et accaparement des terres au Brésil

Fonds de pension et accaparement des terres au Brésil

Par David Bruer, gestionnaire de programmes Inter Pares.

Les fonds de pension sont toujours à l’affût de nouveaux investissements. Ils ont l’obligation de générer des profits pour assurer le versement des pensions de retraite. Pour cela, ils doivent investir les contributions des cotisants au fonds. Au cours des dernières années, les fonds de pension ont manifesté un intérêt croissant pour l’achat de terres agricoles. Il semble que l’investissement soit rentable : pendant que l’on spécule sur l’augmentation de la valeur du bien pour pouvoir le revendre moyennant un profit, le terrain rapporte de l’argent puisqu’il est loué aux paysans qui le cultivent.

Pourtant, partout dans le monde, l’acquisition de terres n’est pas une mince affaire. Être propriétaire foncier, c’est compliqué, et de nombreux ménages pauvres qui dépendent de la terre pour vivre n’ont pas de titre de propriété. Il est monnaie courante, dans tous les pays du monde, de voir les riches et les puissants mettre la main sur des terres de manière douteuse et parfois violente. Il arrive que les petits exploitants agricoles se réveillent un beau matin pour constater que la terre qu’ils ont cultivée toute leur vie appartient désormais à d’autres. Il arrive aussi qu’ils se retrouvent aux prises avec des hommes armés qui leur ordonnent de vendre leur lopin à un riche accapareur de terres, faute de quoi il leur arriverait du mal. Est-ce vraiment ce dans quoi nous voulons investir nos cotisations de retraite? À quel prix génère-t-on du profit?

En novembre 2015, une coalition de groupes canadiens, suédois et américains s’est alliée avec « Rede », un organisme brésilien de défense des droits de la personne. Ils ont publié un rapport intitulé « Fonds de retraite étrangers et accaparement des terres au Brésil ». Le rapport comporte une étude approfondie de la manière dont un important fonds de pension américain, TIIA-CREF, a créé un fonds appelé TCGA pour l’achat de terrains partout dans le monde, notamment au Brésil. À partir du rapport, une courte vidéo traitant de la participation de deux fonds de retraite canadiens dans l’accaparement des terres a été tournée. Prenez quelques minutes pour en prendre connaissance.

Le rapport fait état de quatre fermes ayant été acquises par TCGA dans une région du Brésil où les conflits fonciers sont récurrents. Avant d’être achetés par TCGA, certains terrains avaient été la propriété d’un homme d’affaires brésilien ayant fait l’objet de plusieurs enquêtes criminelles. Il avait été accusé de recourir aux services d’hommes armés pour des opérations d’expulsion et d’avoir ordonné le meurtre d’un paysan qui refusait de lui céder ses terres1. D’autres enquêtes ont permis de démontrer comment les accapareurs tels que lui n’hésitent pas à falsifier des documents pour mettre la main sur des terres dans cette partie du Brésil2.

TCGA a aussi procédé à un montage d’entreprise qui permet au fonds de contourner les lois brésiliennes qui visaient justement à limiter les investissements étrangers dans les terres agricoles. Les investissements de TCGA au Brésil font partie d’une vaste opération de spéculation foncière et de l’élargissement des grandes plantations industrielles. Les petits exploitants perdent leur lopin de terre en raison de l’existence d’un processus qui favorise la concentration des terres et l’exploitation de la main-d’œuvre et qui finit par causer des problèmes écologiques et de santé publique.

Deux fonds de retraite canadiens, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et la Société de gestion des investissements de Colombie-Britannique (bcIMC), ont des intérêts dans le fonds TCGA. Au Canada, nous avons donc pris l’initiative d’une campagne d’écriture de lettres adressées à la CDPQ et à la bcIMC. Des campagnes semblables se déroulent en Suède et aux États-Unis, où d’autres fonds de pension ont des parts dans ce même fonds foncier mondial.

Au Canada, nous demandons à la CDPQ et à la bcIMC de :

  • S’abstenir de tout investissement futur dans les fonds fonciers mondiaux de TIAA-CREF et d’annuler tout autre investissement spéculatif dans les terres agricoles.
  • Exiger de TIAA-CREF qu’il rende publique la nature, l’ampleur et l’emplacement de ses investissements, directs et indirects, dans les terres agricoles
  • Diffuser cette motion parmi leurs membres.

1 « Manoel Ribeiro denuncia grileiro e assassinatos no sul do Estado», Jus Brasil :
http://al-ma.jusbrasil.com.br/noticias/2614885/manoel-ribeiro-denuncia-grileiro-e-assassinatos-no-sul-do-estado;

2 « Advogados denunciam a indústria da grilagem no Piauí», Portal AZ, 5 février 2012 : http://www.portalaz.com.br/noticia/geral/237397_advogados_denunciam_a_industria_da_grilagem_no_piaui.html

 

N.B.

Voici la lettre adressée à la Caisse de dépôt et placement du Québec. et signée par l’union paysanne, et les modèles de lettre individuelle que vous pouvez envoyé à  la CDPQ et à la BCIMC

Télecharger la lettre adressée à la Caisse de dépôt et placement du Québec
Télecharger le modèle de lettre adressée à la CDPQ
Télecharger le modèle de lettre adressée à la BCIMC

Fais du feu dans la… cabane à sucre!

Petit redoux en janvier! C’est l’heure de la coulée! Certains acériculteurs québécois bouillent déjà de l’eau d’érable pour mieux nous sucrer le bec! C’est au cours de cette étape que le sirop développe son potentiel d’arôme et de couleur pour en faire un produit unique! Lire la suite

Union paysanne

Retour du Congrès en novembre

Le conseil de coordination tient à vous aviser qu’il a pris la décision de ramener le Congrès de l’Union paysanne au mois de novembre. À la suite des mandats qui se multiplient pour nos bénévoles, la date initiale de la fin février était devenue trop lourde à rencontrer. L’embauche de la nouvelle coordonnatrice-générale viendra multiplier notre capacité d’action.  De plus, stratégiquement, le mois de novembre est un meilleur mois pour tenir un congrès. Nous sommes à définir les dates exactes en ce moment. On vous revient.

Embauche

Nous prévoyons déjà embaucher des stagiaires cet été. Cela nous permettra de réaliser plusieurs actions de mobilisation des membres. Surveillez les nouvelles prochainement.

Jacques Oligny

En 2017 recrutez un membre : Merci à Jacques Oligny

Jacques Oligny

Jacques Oligny

L’Union paysanne tient à remercier Jacques Oligny, un céréalier de la région de St-Jean, qui nous a fait la surprise d’avoir recruté 5 nouveaux membres. Il projette d’ailleurs dans trouver 5 autres dans l’année. C’est une façon réellement simple d’aider grandement le mouvement sans avoir à s’impliquer au quotidien. « Si chaque membre allait en chercher 1 seul, en plus de doubler le membership nous pourrions embaucher une personne de plus à temps plein », souligne Benoit Girouard président de l’organisation.

Depuis 15 ans, librement, c’est plus de 4000 agriculteurs qui ont été membres. L’Union paysanne c’est un choix, une liberté de s’associer selon vos valeurs et votre désir de changer le portrait de l’agriculture. Alors en 2017, je recrute un membre

  • Imprimez le formulaire d’adhésion en plusieurs copies et laissez en traîner dans votre voiture, votre agenda, au bureau.

En 2017 cela doit devenir un automatisme pour chacun de nous. Comme Jacques Oligny, surprenez-nous.

Cidre de pomme

Le cidre : un invité de marque !

Avec le temps des fêtes qui approche, planifiez-vous des festivités tranquilles ou effervescentes? De feu ou de glace? Avez-vous pensé à y inviter le cidre? Polyvalent, il peut revêtir divers atouts pour accompagner un apéro, un plat principal, un dessert, etc. Depuis sa reconnaissance comme produit du terroir québécois, on assiste à une multiplication des produits qui lui sont associés. De quoi trouver le parfait accord! Lire la suite

L’outil Rotation$+, un complément interactif

En agriculture comme ailleurs, le changement comporte des risques. Et s’ils pouvaient être calculés, ou du moins estimés? C’est dans cette optique que l’outil Rotation$+ a été développé. Par la création de simulations, il permet la comparaison de scénarios sur les pratiques culturales en grandes cultures incluant les rotations, la machinerie, la fertilisation, la phytoprotection, etc. Hébergé sur une plateforme Web au CRAAQ, l’outil est aussi interactif; s’il ajoute une valeur d’expertise à l’approche agroenvironnementale et économique des conseillers, il devient un complément pour le producteur.

L’intégration de nouvelles pratiques culturales a un impact économique et environnemental, notamment sur la santé, la conservation des sols et sur la rentabilité des cultures. Mais comme l’investissement précède les bénéfices, la projection des coûts et des rendements associés aux nouvelles pratiques facilite la prise de décisions. C’est là que les simulations de l’outil Rotation$+ interviennent. À partir des données des Références économiques du Centre de référence en agriculture et en agroalimentaire du Québec (CRAAQ), un conseiller peut adapter et  comparer d’une année à l’autre les objectifs que le producteur s’est fixés en modifiant des techniques de travail du sol, en améliorant la fertilisation, en diminuant les risques associés à l’usage des pesticides, en augmentant la performance de la rotation des cultures ou en rentabilisant l’usage d’engrais verts, etc.

Un outil de gestion pour une planification judicieuse !

logoCRAAQ

En agroenvironnement, « on parle de rendement, mais le calcul des marges est aussi important », a affirmé Yanick Beauchemin, producteur et conseiller agricole (Club Yamasol) lors du lancement de l’outil en octobre dernier. La possibilité de calculer le rendement et les marges sur une durée de 3 ans et plus est alors d’autant plus avantageuse.

Pour un aperçu des possibilités qu’offrent l’outil Rotation$+, des démonstrations gratuites sont offertes par le CRAAQ jusqu’à la fin décembre.

 

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Offre d’emploi : Coordonnateur/trice à l’Union Paysanne

L’Union paysanne a pour but de regrouper en une force collective organisée et représentative toutes celles et ceux qui sont en faveur d’une agriculture et d’une alimentation paysannes pour faire contrepoids au monopole de représentation syndicale et au puissant lobby de l’industrie agro-alimentaire et des promoteurs du libre-échange en faveur d’un modèle industriel d’agriculture. Lire la suite

Patates

Pommes de terre de semence biologiques

Des producteurs impliqués dans la sélection

Au Québec, la superficie occupée par la culture de pommes de terre biologiques se chiffrait à 25 hectares en 2015. La demande est grandissante autant chez nous que chez nos voisins du sud qui raffolent de cet aliment versatile et économique. Comment assurer une production biologique rentable pour les producteurs qui désirent répondre à cet engouement?

Les normes de certification en production biologique obligent les producteurs à cultiver à partir de pommes de terre de semences biologiques. La disponibilité limitée du matériel de reproduction requiert un accroissement de la diversité des semences adaptées à notre climat et possédant des caractéristiques agronomiques intéressantes.

L’Initiative de la famille Bauta sur la sécurité des semences au Canada a mis sur pied un programme de sélection participative de cultivars adaptés à la culture biologique au Canada. Généticiens et producteurs mettent en commun leur expertise pour créer des cultivars qui répondent aux besoins du secteur : la gestion de l’azote, le contrôle des mauvaises herbes et la phytoprotection. Contrairement à la sélection conventionnelle, ce mode participatif implique l’agriculteur dès le début du processus où il procède lui-même à la sélection sur la ferme, pour les quatre années du programme.

Les tubercules à l’essai sont issus de croisements réalisés par le sélectionneur qui vise à créer de nouvelles variétés génétiques ayant par exemple, une tolérance accrue au mildiou et à la gale commune. Des caractéristiques agronomiques additionnelles sont évaluées telles que la maturité, la taille du tubercule et le rendement. Il est indéniable que la culture biologique de la pomme de terre comporte son lot de défis, mais ce projet contribuera certainement au progrès du secteur.

 

ImpressionLe CRAAQ a produit une référence économique concernant la culture de pommes de terre biologiques afin d’aider le producteur à planifier les coûts du cycle de production allant de l’achat de semence jusqu’à la récolte et l’entreposage. Le Colloque sur la pomme de terre organisé par le CRAAQ est par ailleurs une occasion d’en apprendre davantage sur les avancées de la recherche. Surveillez cet évènement qui se déroulera le 18 novembre prochain, au Centre de congrès et d’expositions de Lévis.

Sources consultées :

Portail BioQuebec Statistiques
Sélection végétale participative  Agri-Réseau
Le programme de sélection participative de cultivars adaptés à la culture biologique : résultats de trois ans de sélection Agri-Réseau
L’Initiative de la famille Bauta sur la sécurité des semences au Canada

 

 

Consommateur avez-vous laissé votre trace?

Le ministre Paradis veut connaitre votre avis pour définir une première politique agroalimentaire. Ne ratez pas cette chance de lui dire ce que vous attendez comme alimentation au Québec. Formons une Alliance de la Terre à la Table.