bédéreportage
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Lancement du bédéreportage « Faire campagne »

Le samedi 16 juin, vous êtes invités à vous joindre à nous pour souligner le lancement du bédéreportage «Faire campagne», de Rémy Bourdillon et Pierre-Yves Cézard. Il s’agit du premier titre de la nouvelle collection Journalisme 9, la première collection canadienne francophone dédiée au journalisme dessiné. Une collaboration inédite entre La Pastèque et Atelier 10.

Le monde rural est en plein essor au Québec. Une nouvelle génération d’agriculteurs tente de développer de meilleures manières de produire nos aliments. Grâce à ces jeunes familles qui délaissent la ville pour la campagne, des fruits et légumes oubliés, des fromages locaux, des viandes et charcuteries diversifiées fleurissent. Mais comment survivre dans un système taillé pour l’agriculture industrielle? Comment garder la foi malgré l’intransigeance des règles? Ce projet de bande-dessinée reportage repose sur une enquête journalistique au long cours. Veillant à tendre le micro à tous les acteurs en présence, Rémy Bourdillon et Pierre-Yves Cezard ont suivi pendant un an le combat quotidien d’une dizaine d’agriculteurs aux prises avec le seul et unique syndicat en place, l’Union des producteurs agricoles. À travers ces femmes et ces hommes, cette bande dessinée fait la lumière sur une situation unique à l’échelle mondiale.

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Foires écosphère: l’Union paysanne y parlera de souveraineté alimentaire

C’est un honneur pour l’Union paysanne d’être invité aux quatre Foires Écosphère afin d’y tenir une conférence sur la souveraineté alimentaire. C’est donc un rendez-vous:

  • 2-3 juin à Québec;
  • 14-15 juillet à Gatineau-Ottawa;
  • 11-12 août à Montréal;
  • 29 et 30 septembre à Magog.

Pour consulter les programmes des événements, visitez le site internet de Foire ÉCOSPHÈRE

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Dossier du hors-quota, un affrontement imminent

Depuis plusieurs années, l’Union paysanne plaide pour une ouverture du droit de produire, afin de permettre aux petits éleveurs de vendre plus de 99 poulets par an, ou plus de 24 dindons, ou la vente d’œufs de plus de 100 poules, sans avoir à payer les fabuleux quotas et subir les contrôles des fédérations de l’UPA. Il ne s’agit pas d’une utopie, alors que les autres provinces canadiennes sont nettement plus tolérantes que le Québec.

Récemment, la Régie des marchés agricoles a accepté la demande de l’Union paysanne d’être entendue dans ce dossier. Au mois de juin, il y aura une rencontre de gestion, afin que les différents intervenants puissent discuter de la logistique de la séance publique qui aura lieu vraisemblablement à l’automne.

À première vue, on aurait pu s’attendre à ce que la demande d’avoir le droit de commercialiser 2000 poulets, ou les œufs de 300 poules, passe comme une lettre à la poste, alors que tout le Québec réclame des aliments de proximité, locaux, directement du fermier, etc. Et bien non. L’UPA et ses fédérations défendront leur contrôle bec, ongles, griffes et serres dehors, refusant de céder le moindre espace à une mise en marché leur échappant. Ces intervenants tenteront de convaincre la Régie que cette ouverture constituerait une grave menace pour l’industrie agricole québécoise, alors qu’il ne s’agirait que d’environ 1 % de la production. Pendant ce temps, l’UPA clame dans les médias que les grandes chaînes ont trop de pouvoir, tout en faisant tout pour bloquer la diversification de la production. Une sorte de double discours.

Les filiales de l’UPA viendront également tenter de convaincre les régisseurs du danger de la salubrité des petits élevages, qui serait selon eux une menace pour l’image de marque des élevages industriels. Argument fallacieux. En quoi un poulet hors-quota passant par l’abattoir serait-il plus toxique qu’un poulet sous quota ayant passé par l’abattoir? Et quiconque a déjà acheté des œufs directement du fermier connaît la différence de qualité à l’avantage des petits élevages. Le récent rapport CIRANO de l’Université Laval s’est clairement prononcé sur ces questions, à savoir qu’une ouverture ne provoquerait aucune déstabilisation du marché, pas plus que dans les autres provinces plus permissives. Selon ce rapport, la question de la salubrité ne tient pas la route non plus.

Ce débat devant la Régie sera un affrontement face au monopole de l’agriculture, qui fera tout pour protéger ses fiefs, au déni des intérêts de la population du Québec et des gens qui rêvent d’un autre modèle agricole. En somme, l’Union paysanne s’opposera contre l’organisation qui affirme la représenter…

Maxime Laplante, agr, président

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Funérailles de la biodiversité

Dans le cadre de la Marche mondiale contre Monsanto, une coalition d’organisations, dont l’Union paysanne fait partie, propose des funérailles en hommage à la biodiversité dont l’état ne cesse de se détériorer à cause entre autres de l’utilisation des pesticides.

Pourquoi venir marcher le 19 mai?
● Parce que nos sols et nos cours d’eau sont contaminés par plusieurs pesticides persistants dans l’environnement.
● Parce que notre biodiversité est en déclin continu.
● Parce que les preuves que les pesticides sont neurotoxiques, cancérigènes et perturbateurs hormonaux s’accumulent.
● Parce que la santé des agriculteurs est particulièrement à risque.
● Parce que les politiques actuelles ne sont pas assez ambitieuses pour améliorer la situation.
● Parce que Monsanto est sur le point de fusionner avec Bayer pour être encore plus colossale.
● Parce que notre modèle agro-alimentaire n’est pas durable et parce que nous savons qu’un autre modèle est possible et indispensable.

Par cet événement, nous souhaitons commémorer la biodiversité et marquer l’imaginaire de tous les citoyens, médias et représentant-e-s politiques à travers des funérailles symboliques.
Joignez-vous à nous en tenue de deuil, vêtus de noir, pour célébrer les obsèques de notre biodiversité en train de disparaître et demander plus d’actions concrètes de la part de nos gouvernements.

Lieu de rencontre : Place d’Youville, Ville de Québec
Heure : 11:00 am

***Ouvert aux familles, événement pacifiste***

Pique-nique devant le parlement après la marche: apportez votre lunch!

Consulter l’événement facebook

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Offre d’emploi: AdjointE à l’administration et aux communications

L’Union paysanne est à la recherche d’une personne admissible au programme d’emploi-été Canada afin d’agir comme adjointE à l’administration et aux communications.

Critères d’admissibilités :

Pour être admissibles, les étudiantEs doivent :

  • Être âgéEs entre 15 à 30 ans au début de l’emploi;

  • Être inscritEs comme étudiantEs à temps plein au cours de l’année scolaire précédente et avoir l’intention de poursuivre leurs études à temps plein au cours de la prochaine année scolaire;

  • Être citoyenNEs canadienNEs, résidentEs permanentEs ou désignéEs comme réfugiéEss en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés;

  • Être légalement autoriséEs à travailler au Canada conformément aux dispositions législatives réglementaires en vigueur dans la province ou le territoire visé.

Tâches

La personne embauchée aura pour mandat de soutenir la coordonnatrice dans la gestion administrative de l’organisme et dans la diffusion de contenu relié à ses activités et à la paysannerie québécoise. La personne devra utiliser le logiciel simple comptable dans ses fonctions.

Tâches administratives :

  • Assurer le suivi des adhésions et mettre la liste des membres à jour;

  • Faire les conciliations bancaires et PayPal;

  • Aider à l’organisation du congrès 2018.

Tâches en communication :

  • Mettre à jour une liste de médias;

  • Monter une liste d’organismes partenaires potentiels;

  • Diffuser, auprès de nos partenaires, la proposition de Politique agricole de l’Union paysanne ainsi que son Contrat vert;

  • Organiser des activités de l’Union paysanne (ex : projection du film La ferme et son état);

  • Mettre du contenu en ligne, sur le site internet de l’Union paysanne et le compte facebook;

  • Rédiger l’infolettre aux membres;

  • S’il a lieu, tenir des kiosques lors d’événements;

Domaine d’étude et profil recherché

  • Être étudiantE en administration, marketing, communication ou sciences sociales;

  • Travail qui se fait en partie en télétravail (à domicile). Il faut posséder un ordinateur avec une bonne connexion internet;
  • Être en mesure de se déplacer à Québec au moins 1 journée/semaine pour du travail en équipe;
  • Maîtriser le logiciel simple comptable;
  • Avoir une connaissance de WordPress, un atout.

Comme les besoins de l’organisme sont divers, le mandat a l’avantage d’être adaptable en fonction du domaine d’étude de la personne sélectionnée. Il sera donc possible pour l’étudiantE d’optimiser son expérience en choisissant, dans une certaine mesure, ses tâches et responsabilités selon ses objectifs d’apprentissage.

Conditions de travail

À titre indicatif, l’entrée en poste aura lieu le 4 juin, mais le contrat est flexible et des périodes de vacances peuvent être planifiées pendant le mandat.

  • Contrat de six semaines, du 04 juin au 13 juillet
  • 30 heures/semaines
  • Salaire de 12,75$/heure

 

Date limite pour postuler: Jeudi 24 mai 2018

 

Pour appliquer, envoyez une lettre de présentation ainsi que votre curriculum vitae à : coordination@unionpaysanne.com

Seules les candidatures retenues pour l’entrevue seront contactées.

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Politique bioalimentaire, quelle est la direction?

Annoncée en grandes pompes à l’île Perrot, la politique bioalimentaire présente de louables intentions : augmenter la part des approvisionnements des institutions publiques en aliments québécois, doubler les surfaces en production biologique, gonfler la part des produits du Québec sur les étalages, les valoriser, etc.

« Alimenter notre monde », clame cette politique. Quel monde? La population du Québec dans un objectif de souveraineté alimentaire ou plutôt la planète? À la lumière des budgets envisagés, la seconde hypothèse semble prendre le pas. Le préfixe « BIO » de la politique n’a évidemment aucun lien avec la production biologique. En fait, doubler notre maigre 2% de surface bio au Québec pour atteindre 4% d’ici 2025 semble dérisoire. La politique prévoit une somme de 7 millions pour soutenir la production biologique mais 10 pour gérer les pesticides. L’investissement se fait aussi beaucoup plus lourd pour modifier les conditions d’élevage porcin en vue d’exportation ou pour robotiser et automatiser.

Ce projet de politique n’a de bio que le nom, se place à l’opposé de la souveraineté alimentaire, ne remet aucunement en question la situation actuelle. Le rapport Pronovost reste sur sa tablette, alors qu’il recommandait clairement une réforme du modèle. Aucune changement sur le monopole de l’UPA, ce qui surprend peu vu la présence démesurée de l’UPA aux différentes étapes du sommet qui ont précédé l’annonce de la politique, même lors de la rencontre des consommateurs.

On peut également se demander comment augmenter la part de produit québécois dans nos institutions alors que la concurrence étrangère peut maintenir sa place en raison de coûts inférieurs. D’autre part, si nos institutions réclament plus d’œufs, de lait, de poulet ou de lapin d’ici, il faudra passer par une augmentation des quotas, ce qui accroîtra la part de marché des actuels détenteurs de quota, dont les entreprises deviendront encore plus grosses, sans place pour de la relève ou des néo-agriculteurs.

Pour Maxime Laplante, « cette politique fait le pari qu’une croissance économique d’exportation sera au bénéfice des QuébécoisES. Or, elle se fixe des objectifs qui n’ont rien à voir avec les souhaits de la société civile, comme la revitalisation des régions, la mise en marché directe, l’accès à de la nourriture bio abordable, l’étiquetage des OGM, etc. »

À quand une politique agricole basée sur la souveraineté alimentaire?

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La ruralité : il y a un éléphant dans nos campagnes

Ste-Croix, 15 mars 2018 – L’UPA, la Coop fédérée et Desjardins réaniment la défunte « Solidarité rurale » en vue d’un événement en mai. Véritable tentative de développer la ruralité ou opération cosmétique?

Le constat est clair, nos régions se vident de leurs services, de leur population, alors que les villes grandissent. Depuis sa fondation, l’Union paysanne mise sur l’alliance entre la terre et la table. Ses membres proviennent d’ailleurs de la campagne et de la ville, contribuant à une réflexion élargie sur l’avenir de notre agriculture.

Mais un renouveau de la ruralité passe par un changement radical, selon Maxime Laplante, président du l’Union paysanne. Selon lui, il faudra plus que des mesures cosmétiques. Si le nombre de fermes continue de décliner, que les rangs se vident, c’est parce que des décisions politiques ont dicté cette voie. La relève agricole qui n’a pas accès aux quotas de production, l’accès à la terre qui est lourdement entravé alors que d’immenses superficies sont en friche, les tables champêtres sont interdites en zone verte, les subventions agricoles incitent à la monoculture et la Caisse Desjardins, partenaire de la campagne Tous ruraux, ferme ses guichets dans les villages. Tout cela contribue à la désertification de nos campagnes.

Il faut relire Jacques Proulx, fondateur de Solidarité rurale, à propos du rapport Pronovost sur l’avenir de l’agriculture : « …Pronovost, c’était une révolution en agriculture, un coup de barre essentiel pour bâtir l’agriculture de demain. Tous les corporatismes se sont braqués et les politiques n’ont pas eu le courage de faire les changements qui s’imposaient. » Et aujourd’hui, l’UPA et la Coop fédérée tentent de nous convaincre de leur volonté de changement pour la revitalisation de la campagne, alors que l’encre du rapport Pronovost est bien sèche. Ces mêmes corporations qui réclament plus d’argent à l’État pour la conquête des marchés à l’étranger, entraînant la désertification des campagnes, cause de l’agriculture intensive, industrielle et spécialisée.

L’Union paysanne croit fermement en la ruralité. Mais pour la sauver et la promouvoir, il faudra appliquer les recommandations du rapport Pronovost, redonner de l’oxygène pour enrayer l’étouffement et l’exode. Il faudra réformer le soutien de l’État pour l’agriculture, permettre l’accès à la terre en région, permettre l’accès à la production, permettre la liberté d’association, revoir notre modèle agricole en fonction d’un objectif de souveraineté alimentaire et d’agro-écologie paysanne.

Union paysanne
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CEROM : L’Union paysanne prône la transparence dans les instances et invite au débat public

Québec, 6 mars 2018 –  Plusieurs chercheurs et employés du CEROM (Centre de recherche sur les grains) ont claqué la porte en raison du contrôle des résultats de leurs recherches sur les céréales par l’industrie privée. En effet, le CEROM, financé à 68% par de l’argent public, est dirigé majoritairement par des personnes de l’industrie privée, qu’il s’agisse d’entreprises commercialisant des pesticides (Coop fédérée, Synagri) ou de l’UPA. Le gouvernement n’y a aucun droit de vote. Alors que les études menées par le CEROM et la MAPAQ concluent que l’utilisation des néonicotinoïdes ne se justifie généralement pas, les dirigeants de l’organisme ont occulté ces informations.

Selon Maxime Laplante, de l’Union paysanne, « cette situation de conflit d’intérêt est malheureusement chose courante en agriculture au Québec. C’est ce que les européens appellent la cogestion ». Qu’il s’agisse de la Financière agricole qui, jusqu’à récemment, était présidée par le président de l’UPA, contrôlant plusieurs centaines de millions d’argent public, ou du défunt organisme CDAQ (Conseil pour le Développement de l’Agriculture au Québec), exclusivement sous la coupe des dirigeants de l’UPA, la question de la gouvernance est cruciale.

Le récent rapport du groupe CIRANO de l’Université Laval, portant sur le hors-quota et sur les circuits courts de mise en marché agricole, souligne la situation de conflit d’intérêt dans les plans conjoints agricoles, où ce sont les détenteurs actuels de quota qui décident si de la relève mériterait d’obtenir aussi du quota et à quelles conditions.

L’Union paysanne souhaite rappeler l’importance d’avoir des instances démocratiques, indépendantes et transparentes. Qu’un centre de recherche scientifique financé par des fonds publics soit littéralement censuré par ses administrateurs-trices, issuEs du lobby de l’industrie, est une insulte à notre intelligence collective. L’indépendance des études scientifiques et de leur publication est primordiale dans une société qui aspire à une saine démocratie.

L’Union paysanne salue le courage des gens qui ont dénoncé la situation en renonçant parfois à leur emploi. À court terme, il est urgent de revoir la composition des conseils d’administration des organismes dépendant de financement public. À l’aube des élections, nous tendons la main à tous les acteurs en agriculture et à la population québécoise en général afin d’entamer une discussion sur le Québec alimentaire de demain. Les politiques agricoles mises en place par notre gouvernement devraient faire l’enjeu de débats publics et avoir le bien commun et la préservation de l’environnement en priorité au lieu de se soumettre aux lobbys industriels.

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Maxime Laplante, agr

Président de l’Union paysanne 581-888-0941

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Des études le confirment : les insecticides néonicotinoïdes sont inutiles.

Ste-Croix, 1e mars 2018 – Une étude en Italie et des études du MAPAQ confirment : les insecticides néonicotinoïdes sont inutiles.

Alors que le gouvernement du Québec vient de resserrer l’usage d’un groupe de pesticides largement utilisés dans la production de maïs et de soya, les néonicotinoïdes, la revue  «Environmental Science and Pollution Research1» vient de publier les résultats d’une enquête dans des champs en Italie, portant sur une durée de 29 ans et sur une surface de près de 50 000 ha. Les auteurs concluent que non seulement ces pesticides nuisent aux populations d’abeilles mais aussi qu’ils n’améliorent pas les rendements. En fait, il apparaît plus rentable de se passer de ces pesticides et de mettre sur pied une assurance qui couvre les pertes, au cas où. Selon l’étude, moins de 4% des surfaces auraient été touchées par les prédateurs visés par les pesticides. Nul besoin de traiter toutes les surfaces de façon préventive, comme c’est largement le cas au Québec. Un ensemble de mesures simples, comme la rotation des cultures, le drainage adéquat, l’emploi de variétés plus résistantes ou de pièges pour les insectes prédateurs seraient nettement plus efficaces et moins coûteuses.

Le programme d’assurance mis en place, le Mutual fund, prévoit un coût d’environ 5$ par hectare, soit environ un dixième de ce que coûte l’emploi des pesticides ainsi évités. Et il s’agit d’un programme privé, contrairement à des programmes comme l’ASRA (assurance-stabilisation) au Québec, qui reposent largement sur des subventions publiques.

Au Québec, le MAPAQ publiait en 2013 les résultats suivants2:

Ainsi, pour les essais réalisés sur 13 fermes en 2012 et 13 fermes en 2013, il n’y a pas de différence significative dans l’abondance et les dommages des vers fil-de-fer ou de la mouche des semis, que la semence soit traitée ou non avec de la clothianidine (PONCHO®) ou du thiaméthoxame (CRUISER®).”

Une étude réalisée au Québec (Samson-Robert et al., 2013) a démontré un taux de mortalité quatre fois plus élevé des abeilles domestiques durant la période de semis lorsqu’elles sont à proximité de champs de maïs traités aux néonicotinoïdes.”

Pour l’Union paysanne, le temps d’un vrai virage vers le bio est venu. Remboursement des frais de certification, réorientation du soutien de l’État et accès facilité au marché sont des étapes indispensables pour développer ce secteur au lieu de dépendre des approvisionnements étrangers.

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Maxime Laplante, agr, président 581 888-0941

Camille Perron-Thivierge, vice-présidente 450 924-0367

1 Environmental Science and Pollution Research, https://doi.org/10.1007/s11356-017-1052-5

2 Les néonicotinoïdes utilisés comme traitement de semence dans le maïs-grain, Par Yves Perreault, MAPAQ

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L’Union paysanne lance une vidéo sur le hors quota

Depuis sa fondation, l’Union paysanne plaide pour un meilleur accès au droit de produire. Alors que d’autres provinces permettent de vendre sans quota les oeufs de 300 pondeuses ou la viande de 2000 poulets de chair, et encore comme en Alberta où une quantité de 50 litres de lait par jour est autorisée, le Québec fait figure de régime totalitaire en laissant les filiales de l’UPA dicter les règles en monopole, limitant ainsi la production hors-quota à 100 poulets ou 100 pondeuses. Nous sommes ainsi traités comme des Canadiens de seconde classe et sommes condamnés à voir les petites fermes disparaître.

En effet, à 250$ par poule pondeuse, 900$ par mètre carré d’élevage de poulet ou 25 000$ par vache, les coûts des quotas sont prohibitifs pour toute forme de relève et le droit de produire est limité à ceux qui détiennent déjà du quota, qu’ils ont reçu en partie gratuitement ou à moindre coût, au moment de l’instauration. C’est donc dans cette optique que l’Union Paysanne veut hausser les limites hors-quota.

L’Union paysanne a ainsi présenté une demande formelle à la Régie des marchés agricoles pour être entendue à ce sujet. Nous réclamons le droit pour tout(e) Québécois(e) de produire 2000 poulets annuellement ou de détenir 300 pondeuses sans avoir à payer ces quotas. Pour appuyer notre cause, nous nous basons sur l’article 63 de la loi sur la mise en marché des produits agricoles qui stipule que la mise en marché de produits agricoles directement au consommateur ne doit pas être soumise aux diktats des plans conjoints et des quotas et dont l’esprit n’est pas respecté. En effet, la Régie des marchés, sous la pression de l’UPA, a toujours estimé que la vente directe hors-quota pouvait nuire à l’ensemble du marché, ce qui est absurde. Pour nous épauler dans ce dossier, nous pouvons compter sur M. Jean Nobert, un avocat motivé.

Alors que le Québec désire favoriser les circuits courts, une agriculture de proximité et la souveraineté alimentaire, l’Union paysanne estime qu’il faut, avant tout, permettre cette agriculture par des politiques adaptées.

Visionnez la vidéo à horsquota.com

Vous voulez nous aider? Plusieurs options s’offrent à vous! 👇

Signer la lettre d’intention pour un plus grand accès au hors-quota. Si vous êtes unE consommateur-trice, visitez http://bit.ly/2H5uxqY. Si vous êtes unE producteur-trice ou de la relève agricole, visitez http://bit.ly/2Eg6aZP.

 

💰 Faire un don: https://unionpaysanne.com/don/
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