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Un livre indispensable pour la conservation des semences

Que vous soyez paysan, jardinière ou grande productrice, ce livre saura vous guider dans la conservation des semences. On y parle de presque chaque espèce, de ses particularités, difficultés et moyens de sélection et de conservation. Ça démystifie ce qu’à prime abord on croyait compliqué, et on se rend compte que la conservation des semences est à la portée de toutes et tous.

‘’Écrit pour des lecteurs débutants autant qu’experts, ce guida a été conçu pour la conservation des semences maison autant que pour la production commerciale à petite échelle. Si vous désirez apprendre à cultiver des variétés patrimoniales rares, que vous voulez économiser de l’argent en cultivant vos propres semences ou simplement en apprendre davantage sur les aspects les plus subtils de la semence et du jardinage, ce manuel est un excellent départ. On y retrouve, en plus de nombreux conseils utiles, une section pour les conservateurs chevronnés qui traite entre autre de la production de semences de cultures bisannuelles (betteraves, carottes, céleris, poireaux, etc.) et de la pollinisation manuelle.’’ Description du livre La conservation des semences – Guide de production à petite échelle, sur le site web de Semences du Patrimoine.

 

Ce livre vous enseignera des techniques de conservation des semences appropriées et vous évitera entre-autres l’erreur de laisser des variétés se croiser. Vous pourrez ainsi échanger des semences de qualité en toute confiance!

 

Pour vous procurer le livre, c’est par ici: https://semences.ca/sw8/web/livres

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Comment choisir une variété de semence à adopter?

La campagne Adopte une Semence a touché votre coeur? Vous avez envie de vous lancer dans l’expérience d’adopter une semence, même si la tâche vous paraît compliquée? Vous ne savez pas par où commencer? On vous guide ici en espérant vous orienter un peu!

 

1- Quelles plantes vous procurent le plus de bonheur à cultiver? Pour prendre soin d’une variété de semence, il faut absolument entretenir avec elle une relation d’amour, sinon vous allez l’oublier ou la négliger.

2- Dans quelle région êtes-vous? Nous vous conseillons de vous procurer votre variété auprès d’une petite semencière locale, dont les semences sont déjà adaptées à votre climat.

3- Si vous êtes débutantEs dans la conservation des semences, on vous conseille d’y aller avec des espèces plus faciles:  Amaranthe, aneth, arroche, asperge, basilic, cerise de terre, ciboulette, coriandre, dolique, épinard, haricot, laitue, mâche, oseille, persil, pois, radis, rhubarbe, roquette, tomate, tournesol.

le beau haricot grimpant Skunk

 

4- Dans quelle zone climatique êtes-vous situé? Conserver des semences de melon est une chose plus ardue sur la Côte-Nord qu’en Montérégie. Pensez-y!

5- Cet été, observez vos plantes au jardin, peut-être y trouverez-vous l’inspiration qui guidera la variété que vous allez semer l’an prochain? Peut-être allez-vous récolter des semences d’un légume que vous avez semé ce printemps? N’hésitez-pas à expérimenter!

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Comment participer à la Campagne ‘Adopte une Semence’?

On emboîte le pas à la campagne internationale Adopte une Semence de La Via Campesina. On souhaite inciter des personnes et des groupes de personnes à adopter une variété de semence, à la chérir et à s’engager à la replanter, année après année. C’est plus simple que vous ne le pensez, et on vous accompagne pas à pas!

 

1- Décidez si vous voulez adopter une semence seulE ou en groupe.

 

2- Si vous voulez le faire en groupe, trouvez vos alliéEs! Voulez-vous le faire en famille, avec un groupe d’amis, des collègues de travail, sur votre ferme? Parlez-en autour de vous.

 

3- Le plaisir commence: choisissez la variété! Commencez par une seule variété à conserver afin de ne pas avoir une tâche trop compliquée à accomplir. Qu’est-ce que vous appréciez particulièrement cultiver dans votre jardin?

une belle tomate mémé de Beauce

4- Envoyez-nous une photo de vous ou votre groupe avec vos semences, plants ou les fruits de votre récolte! On veut faire un bel album-photo familial de toutes ces semences adoptées! On veut connaître la variété que vous avez décidé de conserver.

5- N’oubliez-pas de bien les conserver, de les partager dans la communauté, et surtout de persévérer et de les ressemer! On vous tient au courant sous peu des ressources géniales et autres initiatives passionnantes sur les semences au Québec pour vous aider dans votre mission!

 

Téléphonez ou écrivez à Geneviève pour du support dans votre démarche: 579-700-0728, international@unionpaysanne.com

 

 

 

 

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La souveraineté alimentaire au temps de la pandémie

Le 17 avril dernier marquait la journée internationale des paysans et des paysannes. Si chaque année l’Union paysanne souligne cette journée symbolique en mémoire des 21 paysans sans terre qui ont été tués, le 17 avril 1996 au Brésil, événement tristement connu depuis lors sous le nom de massacre d’Eldorado de Carajás, c’est pour rendre hommage aux personnes qui nourrissent leurs communautés et qui luttent pour leur droit à le faire. En ces temps de pandémie, le 17 avril résonne toutefois un peu différemment.

 

Avec la crise sanitaire qui bat son plein, la souveraineté alimentaire devient un remède qui se popularise. L’autonomie alimentaire est maintenant sur toute les lèvres et est présente dans tous les médias. Développer la capacité de nous nourrir comme peuple, comme nation tissée serrée semble être une idée novatrice, une sortie de crise annoncée aux pénuries de farine, d’huile végétale et de levure sur les tablettes de nos épiceries. Alors qu’on ignore encore dans quel état l’économie mondial s’en sortira et quelle sera la situation du pétrole, politiciens et grandes entreprises proposent de miser sur “les agriculteurs bien de chez nous”. À priori, nous devrions nous en réjouir. N’est-ce pas là l’essence même de la souveraineté alimentaire, une nation capable de subvenir aux besoins alimentaires de sa population et de ne dépendre d’aucune autre entité? Oui, peut-être. Mais il y a plus.

La souveraineté alimentaire pour tous les peuples de tous les pays est le principe fondamental de La Via Campesina et est également l’adage de nombreux producteurs, paysannes, artisans, cultivatrices, apiculteurs, maraîchères, acériculteurs, cueilleuses, chasseurs et pêcheuses. Il y a, derrière la souveraineté alimentaire, cette idée de produire de la nourriture pour et par les gens, mais également de le faire dans le respect des droits des personnes qui nous nourrissent et dans celui des écosystèmes. Or, trop souvent, on oublie les gens qui sont au coeur de nos systèmes alimentaires. Ou plutôt, on n’en tient pas compte. Et pourtant, il aura fallu une pandémie pour que l’on réalise que le travail de ces personnes est essentiel…

Nous, paysans et paysannes de La Via Campesina , réitérons que c’est la paysannerie qui produit 70% de la nourriture globale que nous consommons sur 25% des superficies totales. Une production qui nourrit non pas les stocks boursiers et les grands investisseurs, mais plutôt celle qui nourrit les communautés et les familles. Une agriculture à visage humain. C’est pourquoi il est impératif de non seulement reconnaître la souveraineté alimentaire dès maintenant, mais qu’il faut également réaffirmer et protéger, aujourd’hui plus que jamais, le respect des droits des paysans et des paysannes.

Il est important de saisir l’opportunité que nous présentent ces temps incertains pour nous poser des questions au sein de nos communautés locales. Alors que d’importantes décisions sont prises et que les barrières économiques semblent prendre une place moins grande dans l’équation, nous avons le pouvoir, et le devoir d’aller au-delà de l’action immédiate. N’oublions pas que la crise écologique est la trame de fond de cette pandémie.  Nous devons nous positionner de sorte à ne pas seulement éteindre les feux qui sont présentement sous nos yeux. Nous devons réfléchir sur l’ensemble du fonctionnement de nos systèmes alimentaires afin de les rendre plus justes et équitables. Osons aller plus loin et ne pas seulement revendiquer une “agriculture de chez nous”, mais parlons de notre dépendance à la main d’oeuvre agricole étrangère. Parlons des enjeux pour ces personnes qui, année après année, viennent récolter les fruits et légumes dans “nos champs bien de chez nous” afin de faire vivre leur famille “dans leur pays bien à eux”. Nommons le statut précaire – et précarisé – de ces personnes sans qui manger local ne serait pas possible. Essayons de comprendre les ramifications coloniales de nos systèmes alimentaires. Ayons le courage de dire que nos champs se trouvent sur des territoires qui n’ont jamais été cédés. Écoutons les paysans et paysannes de tout âge qui aspirent à un système alimentaire meilleur mais qui se butent constamment aux multiples barrières légales et administratives. Discutons avec les travailleurs et travailleuses agricoles, d’ici et d’ailleurs, dont les conditions de travail mettent en danger leur vie, leur sécurité et leur santé. Soutenons-les alors qu’ils et elles dénoncent les cancers et autres problèmes de santé causés par les pesticides et autres agents chimiques. Au niveau mondial, rappelons-nous les noms et les visages des activistes paysans et paysannes qui sont disparus ou qui ont été tués parce que leur voix dérangeaient.

Parce qu’en des temps aussi incertains, rappelons-nous que, peu importe où nous vivons, nous sommes tous et toutes uniEs. Martelons que l’union fait la force et scandons que ce que nous voulons c’est un véritable changement. Une fois la crise terminée, souvenons-nous – ce dont notre peuple se vante tellement – que ce sont ces vagues de solidarité qui nous auront permis de passer au travers. Et surtout, n’oublions pas que nous sommes tous et toutes dans le même bateau. Serrons-nous les coudes et osons faire de nos systèmes alimentaires des systèmes justes et solidaires afin que les gens qui nous nourrissent n’aient plus ce goût amer en bouche…

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Lettre ouverte à Marcel Groleau

Souveraineté alimentaire en temps de crise

Monsieur Groleau,
Depuis le début de la crise reliée à la Covid-19, vous nous avez souvent rappelé l’importance de consommer des produits québécois et d’assurer la sécurité alimentaire du Québec. Dans votre récente chronique intitulée : « Covid 19, j’ai confiance en nous », vous affirmez que «La sécurité alimentaire d’une nation est une priorité qui dépasse très largement les intérêts économiques de tout un chacun.» Sur ce, l’Union paysanne ne peut qu’être en accord avec vous.

C’est pourquoi nous vous demandons aujourd’hui d’agir en acteur positif de changement.
Monsieur Groleau, vous connaissez bien les demandes de l’Union paysanne. Devant la Régie des marchés agricoles, pendant les audiences pour la hausse de la production hors quota, vous avez vous-même dénoncé la rigidité et le manque d’ouverture de certaines Fédérations de producteurs.
En cette période de crise, la sécurité alimentaire du Québec est en danger. Sylvain Charlebois, de l’Université Dalhousie, nous rappelait récemment que durant l’hiver et le printemps, 40 % de tout ce qu’on consomme provient soit des États-Unis ou a transité par les États-Unis. Il faut absolument augmenter la production de denrées alimentaires par et pour nos communautés et ainsi diminuer notre dépendance aux aléas des marchés mondiaux.

Plusieurs mesures peuvent être mises de l’avant dès maintenant afin de favoriser la production et la distribution en circuit court. Pour ce faire, nous vous exhortons d’adopter ces mesures :

• Augmenter les seuils de production hors quota à 500 oeufs, 2000 poulets et 300 dindons, de façon à permettre aux fermes du Québec de nourrir nos communautés. Pendant que vos fédérations nous interdisent de produire ces denrées, le Québec importe ces mêmes aliments de l’étranger. Par exemple, le Québec importe pour 42 millions $ de poulet alors qu’une ferme d’ici ne peut produire plus de 300 poulets sans détenir un exorbitant quota. Autre exemple: le Québec importe pour plus de 6 millions de dollars d’oeufs mais on interdit aux fermes du Québec d’avoir plus de 100 poules sans acheter un quota à l’industrie de la volaille;

• Nous aider à faire appliquer la Loi sur la mise en marché des produits agricoles qui dit clairement qu’un plan conjoint (et quota) ne devrait pas s’appliquer aux ventes directes au consommateurs;

• Supprimer les entraves imposées par les offices de producteurs à la vente à la ferme et en circuit court telles que l’obligation de payer des prélevés sur le transport du lait pour les artisans-fromagers (alors que leur lait ne sort pas de la ferme);

• L’arrêt des poursuites et saisies menées par les différentes fédérations de l’UPA qui vont même jusqu’à mépriser les règles de confinement en faisant irruption dans des fermes (http://lavieagricole.ca/5909). Les paysans-nes du Québec ne demandent qu’à pouvoir nourrir leurs communautés. Ces personnes ont les possibilités d’assurer la sécurité alimentaire du Québec. Donnons-leur la possibilité de le faire. Il nous apparaît urgent de trouver une nouvelle voie qui permettrait à la fois de protéger la gestion de l’offre et de donner de l’espace aux jeunes, aux régions, aux agriculteurs biologiques, à l’agriculture locale et aux paysans.

Puisque vous prétendez nous représenter, vous avez donc l’obligation morale de nous soutenir dans notre intention de contribuer à la souveraineté alimentaire du Québec.

Maxime Laplante, agr, producteur, président, l’Union paysanne
Alexandre Pigeon, producteur, vice-président, Union paysanne
Valérie Savard-Bergeron, productrice, trésorière, Union paysanne
Jean-Simon Voghel, secrétaire, Union paysanne
Gaspar Lépine, Producteur, administrateur, Union paysanne
Colette Lavergne, citoyenne, administratrice, Union paysanne
Sarah Bordeleau, administratrice, Union paysanne
Alexandre Béland, administrateur, Union paysanne
Pierre-Olivier Brassard, administrateur, Union paysanne
Marie-Josée Renaud, coordonnatrice, Union paysanne

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L’injustice des conditions de travail dans le secteur agricole Travailleuse-eurs étrangère-ers temporaires

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Service événementiel en agriculture

Connaissez-vous Marcias Portelance? Il s’agit d’un personnage créé par Jimmy Hamel, artiste engagé dans l’agroalimentaire.

Nous vous invitons à découvrir ce personnage haut en couleur qui peut animer n’importe laquelle de vos activités en lien avec l’agriculture.

Ce personnage s’intègre bien aux événements agroalimentaires par diverses prestations: animation ambulante à travers le site, maître de cérémonie si une programmation sur scène est prévue et contes pour petits et grands. Le projet de Marcias Portelance apporte non seulement du divertissement, mais a pour objectif de sensibiliser, de rassembler, de conscientiser sur une bonne alimentation, le travail des agriculteurs et transformateurs ainsi que leurs produits afin d’encourager l’achat local et les bienfaits de ce mode de vie.

Spectacles, contes, animation d’événement, plusieurs services sont offerts.

Pour en savoir plus, visitez le site internet de Marcias!

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Le miracle de l’engagement

Plus de 18 ans après la fondation de l’Union paysanne, il m’arrive fréquemment de tenter de me souvenir comment étaient les débuts. Je me souviens que l’agriculture n’était jamais un sujet intéressant les médias. Je me souviens de l’énergie déployée pour susciter un débat, de l’opposition de l’UPA. Je me souviens aussi de tous ces gens rencontrés, prêts à aider. Et je me souviens d’un texte du célèbre écrivain et philosophe allemand, Goethe, à propos de l’engagement.

« Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours.

En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides. Dès le moment où on s’engage pleinement, la providence se met également en marche.

Pour nous aider, se mettent en œuvre toutes sortes de chose qui sinon n’auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d’événements, de situation et de décision crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvé de rencontrer sur notre chemin.

Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie.

Débute maintenant. »

Johann Wolfgang von Goethe

Le 15 février prochain, l’Union paysanne tient une journée de réflexion sur notre volonté collective de changer les choses en agriculture, nos enjeux, nos actions, notre rôle. Un récent sondage nous indique un intérêt certain pour des enjeux comme la transition écologique, mais aussi la souveraineté alimentaire, le droit de produire, l’accès à la terre. Au lendemain de cette rencontre, nous tiendrons notre assemblée annuelle, pour fixer notre plan d’action.

Je vous invite à prendre part à cet événement. La mauvaise nouvelle, c’est que le changement en agriculture n’arrivera pas tout seul. La bonne nouvelle, c’est que l’engagement peut changer les choses.

À bientôt

Maxime Laplante, agr, président

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Assemblée générale annuelle

Union paysanne

Assemblée générale annuelle

Dimanche 16 février 2020

Ferme Guyon, Chambly

L’Union paysanne est fière et heureuse de vous convier à son Assemblée générale annuelle! Ce sera l’occasion parfaite pour adhérer à l’organisme ou encore pour renouveler votre engagement. Venez découvrir ce qu’on a fait en 2019 et ce que nous réserve 2020!

Assemblée générale annuelle – 16 février 2020

Ordre du jour proposé

10h : Ouverture de l’assemblée et mot de bienvenue

10h15 : Nomination d’unE présidentE et d’unE secrétaire d’assemblée;

10h20 : Lecture et adoption de l’ordre du jour;

10h25 : Lecture et adoption du procès verbal de la dernière assemblée générale annuelle;

10h40 : Bilan annuel : présentation du rapport d’activité;

11h00 : Retour sur l’assemblée paysanne et positions stratégiques

11h30 : Prévisions budgétaires 2020;

11h50 : Élections sur le Conseil d’administration

12h05: Nomination d’un vérificateur externe

12h010: Questions diverses

12h15 : Levée de l’assemblée

Veuillez noter que l’AGA sera précédée de l’Assemblé paysanne le samedi 15 février, toujours à la Ferme Guyon. Cet événement est gratuit (dîner fourni sur réservation ici) et vise à établir les priorités de la paysannerie québécoise pour les prochaines années. La journée sera constituée d’ateliers et de discussions de groupe portant sur la place de l’Union paysanne dans l’univers agricole du Québec et d’ailleurs: l’avancement de ses luttes, ses prochains dossiers, les alliances à locales et internationales à créer, etc. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Pesticides : le Québec s’en sortira-t-il?

La commission sur l’agriculture, les pêcheries et les ressources naturelles (CAPERN) a tenu ses audiences sur les pesticides en agriculture à la fin septembre. On pouvait y entendre essentiellement deux discours : un premier provenant des utilisateurs ou des commerçants de pesticides qui nous disent en gros qu’ils sont utiles, voire indispensables à la production d’aliments. Le second, des rangs des gens de la santé ou de l’environnement, soutient que leur usage est néfaste et qu’il faut viser une réduction rapide de leur emploi. En trame de fond, les vœux pieux du gouvernement qui nous annonçait une forte diminution de leur usage il y a quelques années (Prédiction qui ne s’est nullement réalisée, au contraire) et qui maintenant se contente de viser une simple réduction des risques reliés à leur emploi.

Qu’il est donc reposant d’écouter un film comme Star Wars, où bons et méchants sont faciles à repérer, sans nuances. La réalité semble différente. Lors de sa présentation, l’Union paysanne a fait valoir que l’emploi de pesticides est intimement lié à la monoculture et la spécialisation. Difficile en effet d’imaginer une monoculture de maïs de 2000 ha sans avoir recours aux herbicides, dont le maintenant tristement célèbre Roundup. Dans un contexte d’exportation, la spécialisation se répand, et donc l’usage de pesticides. À l’inverse, ce besoin est nettement moins présent dans le cas de productions diversifiées, en rotation. Les études du MAPAQ, dont Louis Robert fait mention (Louis Robert est l’agronome qui fut congédié par le MAPAQ et ensuite réembauché pour avoir dénoncé l’ingérence de l’industrie des pesticides dans la recherche publique) montrent clairement qu’il est possible de largement renoncer aux pesticides à condition de pratiquer certaines méthodes culturales, comme la rotation, la variation des plantes, les engrais verts, etc. D’autre part, la production biologique fait depuis longtemps la preuve qu’on peut se passer de pesticides de synthèse.

Toutefois, la récente politique bioalimentaire du gouvernement québécois, qui n’a rien de bio, soit dit en passant, vise précisément un accroissement de nos exportations et une augmentation de nos importations, le tout contribuant à une diminution marquée de notre taux d’approvisionnement. En effet, vous avez bien lu : le gouvernement vise une plus grande dépendance de notre alimentation face aux importations ainsi qu’une dépendance accrue de notre agriculture face aux exportations. En somme, l’État vise à augmenter les conditions qui nous rendent dépendants des pesticides. Sommes-nous vraiment sur la bonne voie?

De plus, problème soulevé par plusieurs, les normes encadrant l’usage de pesticides varient beaucoup d’un pays à l’autre et nos tablettes regorgent maintenant de produits contaminés par des pesticides, à des concentrations qui ne sont pas nécessairement autorisées par notre production locale. La politique bioalimentaire vise pourtant de plus grandes entrées de ces produits.

Espérons que la CAPERN réussira à émettre des recommandations pertinentes à ce sujet.

Maxime Laplante, agr, président