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Rapport d’activité 2018 et cahier du congrès disponibles ici

Dans un soucis d’efficacité et d’économie de papier et de sous, nous rendons le rapport d’activité 2018 et le cahier du congrès disponible pour visionnement ici ou téléchargez les documents en suivant les deux liens ci-dessous.

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Cahier du congres compresse

 

Rapport d'activité 2018- compresse

 

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Mot de Jean Pronovost en vu du congrès de l’Up

24 heures avant son décès, monsieur Pronovost nous a fait l’honneur d’écrire un mot en vu du congrès de l’Union paysanne. Cet engagement jusqu’à la toute fin envers la cause agricole fait foi de l’importance qu’il accordait  à l’agriculture plurielle. Le voici!

 

Bonjour madame Renaud,

Voici le texte demandé. J’y crois beaucoup. Ce qui m’a incité a l’expédier à quelques autres personnes.  On conçoit souvent l’avenir de l’agriculture une ou à des étiquettes qui escamotent une partie de la vérité.

Certains prônent une agriculture dite industrielle mais qui au fond applique à l’agriculture le modèle économique traditionnel qui repose sur la croissance économique, le marketing, la recherche de la croissance, la productivité etc.  On produit et on vend des pommes de terre, du maïs ou des pommes comme  d’autres secteurs produisent et vendent des clous, des vis ou tous autres produits.

L’agriculture, la vraie, doit intégrer plusieurs autres valeurs à cette dimension économique.  Il faut penser notamment Santé et il faut penser que les impératifs Santé peuvent même varier avec les individus qui ont des besoins différents et particuliers.  Il faut aussi penser à la qualité de l’environnement car la qualité de la nourriture commence là; combattre les failles environnementales par des moyens naturels et biologiques plutôt que chimiques, etc.

Ce que je viens de souligner n’a rien à voir avec la taille des fermes ou de leurs modèles juridiques.  C’est évident que les quantités produites, parce qu’elles intègrent d’autres valeurs, ont tendance à devoir tenir compte des frais que l’éventail de ces valeurs entraînent.  L’État doit prendre tout cela en compte dans ses politiques.  L’agriculture n’est pas univoque. Elle n’est surtout pas noir et blanc et répond à une série de besoins interreliés.

 

Cordialement,

Jean Pronovost

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Congrès 2019 et Assemblée générale annuelle

Veuillez prendre note que le prochain congrès de l’Union paysanne aura lieu samedi le 9 février au Domaine Maizeret, à Québec, sous le thème : «Souveraineté alimentaire et luttes paysannes». Mettez cette date à votre agenda, les billets seront en vente sous peu!!!

L’Assemblée générale annuelle se tiendra le lendemain, dimanche 10 février. TouTEs les membres y sont cordialement invitéEs.

 

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Déclaration climatique paysannes

L’Union paysanne est fière d’initier la déclaration climatique paysanne. Un mouvement citoyen est présentement en marche pour déposer des déclarations climatiques à la rentrée parlementaire mercredi le 28 novembre. Producteurs-trices et citoyenNEs responsables, signez avant mercredi; soyons nombreux-ses à demander un changement radical en agriculture!

Lire la déclaration 

Signer la déclaration

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Déclaration des Nations Unis sur les droits des paysanNEs

L’Union paysanne se réjouit d’accueillir Ramona Duminicioiu afin de discuter de la Déclaration des Nations Unies sur les droits paysans et autres personnes vivant en zones rurales, processus en cours à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Ramona fut hautement impliquée dans la promotion de la Déclaration en Europe et dans les démarches à New York. Elle sera parmi nous afin de partager son expérience en tant que femme, activiste et paysanne.

Où? 3559 Rue University, Montréal, QC H3A 2B1
Au Salon de ECOLE

Consulter l’événement facebook

Ramona Ioana Duminicioiu est paysanne à Alunisu, dans la région de Transylvanie en Romanie. Elle est fondatrice et représentante d’Eco Ruralis, une association paysanne nationale membre de La Via Campesina Europe. Ramona est impliquée dans l’articulation paysanne de l’Europe de l’Est. Elle est aussi membre du conseil de coordination du mouvement pan-européen de Nyéléni pour la Souveraineté alimentaire. Depuis 2016, elle occupe une fonction élue au conseil de coordination européen de La Via Campesina. Sur le plan international, elle s’investit dans le Mécanisme international de la société civile sur la sécurité alimentaire et la nutrition (MSC) où elle représente les agriculteurs sous l’égide de La Via Campesina. De plus, Ramona est activement impliquée dans le processus d’adoption de la Déclaration des Droits paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales en tant que coordonnatrice régionale pour l’Europe.

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Où est la meilleure bio-sécurité?

À la fin octobre, la Régie des marchés agricoles entendra l’Union paysanne qui demande de hausser la production hors-quota à 2000 poulets, 300 dindons et 300 pondeuses, comme c’est déjà le cas dans de nombreuses régions à travers le Canada.

Évidemment, les détenteurs de quotas voudront bloquer ce projet, ne voulant laisser aucune marge hors de leur contrôle. Les fédérations de l’UPA, pour entraver les petits élevages, prétendront que ceux-ci constituent une menace pour la santé et la salubrité.

Et pourtant, la réalité est toute différente. Les études scientifiques neutres, c’est-à-dire qui n’émanent pas des industriels de la volaille, démontrent clairement que les maladies des volailles se propagent principalement par le transport de fumier, de moulée, de volaille, d’humains les côtoyant. De plus, la corrélation est extrêmement forte entre l’apparition d’épidémies aviaires et la forte densité des élevages. Logique. Difficile d’imaginer un éleveur de 1000 poulets en train d’exporter du fumier dans une autre région ou de faire circuler divers ouvriers, techniciens et vétérinaires dans les troupeaux d’oiseaux.

Le département de l’agriculture aux Etats-Unis relate ainsi l’analyse de cas de deux pays voisins, le Laos et la Thaïlande. Dans le premier pays, les élevages sont petits, multiples et dispersés sur l’ensemble du territoire. À côté, en Thaïlande, prévalent les élevages industriels. Comme par hasard, le Laos est largement exempt de maladies aviaires, contrairement à la nation voisine.

La Suisse a beaucoup moins de problèmes d’épidémies animales depuis qu’elle a restreint le transport industriel d’animaux et de volailles sur son territoire. Dans le cas des oiseaux, les épidémies suivent les routes de transport et non les trajets migratoires.

La littérature scientifique fait également état du plus grand risque de mutation des maladies dans les grands élevages, en raison de la grande promiscuité des oiseaux.

Lorsque le Québec, il y a quelques années, a ordonné le confinement obligatoire des oiseaux, une mesure unique au monde, les autorités sanitaires du MAPAQ m’ont avoué avoir mis ces mesures en place non pas pour des raisons de santé humaine mais uniquement dans le but de protéger les intérêts de l’industrie des exportateurs de volaille.

En somme, le risque de maladies est plus grand dans les grands élevages concentrés. L’enjeu réel qui sera porté devant la Régie des marchés agricoles, ce n’est pas la santé ou la salubrité, mais plutôt une bataille commerciale dans laquelle un cartel en situation de monopole n’entend pas laisser émerger de concurrence, aussi minime soit-elle.

Pour ma part, je préfère manger des œufs et de la volaille provenant d’un petit élevage. Et vous?

Maxime Laplante, agr

Président de l’Union paysanne

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Les cochons auront-ils le temps d’une paix?

Oh surprise, les cochons du Québec font encore les manchettes, de façon détournée cette fois. Pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion d’écouter M. Paul Doyon, second vice-président de l’UPA, je vous invite à le faire, alors qu’il méprise ouvertement ceux qui voudraient élever des cochons « dans le bois », faisant ainsi référence à l’émission « Le temps d’une paix ». Alors que la canicule se poursuivait, on entendait à Radio-Canada les commentaires des dirigeants de l’industrie porcine, aux prises avec des retards de croissance chez les porcs, qui ne peuvent pas suer comme les humains (défaut ou qualité, je vous laisse juger…). Pourtant, depuis des millénaires et partout dans le monde, il y a des cochons qui vivent dehors, à des températures nettement plus chaudes que ce vit le Québec avec son climat nordique. La Corse en est un bel exemple. Pour en avoir élevé moi-même pendant 12 ans à l’extérieur, on observe rapidement que le porc, pour se refroidir, va se creuser un trou dans la boue, pour se protéger de la chaleur, des insectes et du soleil. Mais mon intention n’est pas ici de vouloir imposer ce modèle mur-à-mur mais plutôt de tenir tête à l’attitude arrogante qui veut nous imposer le mode d’élevage industriel de façon uniforme, avec demande de subvention à la clé. Après avoir réclamé de l’aide financière pour construire les fosses à lisier qui ont soulevé la colère des communautés rurales, ainsi pour produire du porc destiné à l’exportation, voici que cette même industrie demande encore de l’argent public pour convertir les étables porcines pour répondre aux exigences en matière de bien-être animal parce que les consommateurs étrangers ne tolèrent plus que les animaux soient encagés sans possibilité de bouger. Et maintenant, en plus de soutirer encore plus d’argent de la part du contribuable pour améliorer le climat dans ces usines qui ne tiennent pas compte des besoins naturels de l’animal, il faudrait endurer le mépris à l’endroit de pratiques permettant aux animaux de vivre à l’extérieur? Difficile pour ma part.

Il semble paradoxal qu’une nation comme le Québec, disposant de telles ressources naturelles, avec de l’espace à souhait, reste enlisé dans une telle rigueur et renonce ainsi au potentiel de la diversité. C’est d’ailleurs dans cette vision de diversité que l’Union paysanne ira devant la Régie des marchés agricoles à la fin octobre (les dates viennent d’être connues) pour demander une hausse de la production hors-quota pour le poulet, les pondeuses et le dindon. L’intention est de créer un espace pour un type différent de production que ce que l’industrie de la volaille impose. Les audiences s’étaleront sur 9 jours. On comprend évidemment que l’Union paysanne n’a pas besoin de 9 jours pour présenter sa proposition mais que les fédérations de l’UPA se sont opposées à la tenue d’une telle réflexion et contribuent donc à allonger le temps nécessaire. Les ressources financières n’étant pas les mêmes, alors que l’UPA finance ses avocats à même les cotisations des fermes (donc aussi de celles qui s’opposent au contrôle de l’UPA), l’Union paysanne doit trouver de l’argent auprès des sympatisants. Nous avons donc besoin de votre aide pour mener à terme cette campagne visant à permettre les petits élevages en dehors du contrôle de l’industrie, comme c’est d’ailleurs la cas partout au Canada. Voyez sur notre site notre campagne sur le hors-quota. Vous voulez aider concrètement? Voici une excellent occasion de le faire.

Votre président

Maxime Laplante, agr

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Une politique d’aménagement du territoire?

À sa fondation en 2001, l’Union paysanne désirait amorcer une réflexion en profondeur de l’aménagement de notre territoire. Cette réflexion nous alors forcé à repenser notre agriculture et à se demander quels sont les objectifs visés. La vision développée présente les rôles de notre agriculture comme suit :

  • Nourrir notre population en quantité et en qualité;
  • Protéger les ressources;
  • Occuper le territoire de façon décentralisée.

On entend régulièrement parler de différents problèmes en milieu rural : parfois il s’agit de terres réquisitionnées pour une autoroute, parfois de spéculation foncière avec une hausse de la valeur des terres. Il y a aussi des municipalités qui veulent conserver leur population, attirer des jeunes familles, et qui ont besoin d’espace. Il y a également une partie de la population qui aspire à s’établir à la campagne. Et les villes, confrontées à la densification et aux problèmes de congestion automobile.

Des questions importantes se posent. Doit-on financer les villes qui s’accroissent avec l’argent de tous, donc de ceux qui habitent en milieu rural? Doit-on laisser la commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) gérer la zone verte de façon uniforme, comme si la banlieue de Montréal se comparait aux rangs gaspésiens?

Vouloir limiter tous ces enjeux à la simple préservation de sols visés par un promoteur immobilier est une façon extrêmement réductrice de balayer le problème sous le tapis.

Pendant presque 20 ans, l’Union paysanne a réclamé un vaste débat à ce sujet. Cette discussion devra aborder aussi la gestion des quotas de production, qui bloquent l’arrivée de nouvelles fermes, ainsi que la gestion de la CPTAQ qui continue souvent de croire que seules les entités de plus de 100 hectares sont viables.

Si on ne fait rien, la valeur des terres poursuivra sa progression, les campagnes se videront davantage, la relève en milieu rural sera insuffisante et le coût de la concentration de notre population en ville explosera. Sommes-nous prêts pour cette réflexion et peut-être envisager une politique d’aménagement du territoire? Sur ce, je retourne à mes champs. Si je ne m’occupe pas de mon petit territoire, il saura bien s’occuper de moi.

Maxime Laplante, agr, président

bédéreportage
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Lancement du bédéreportage « Faire campagne »

Le samedi 16 juin, vous êtes invités à vous joindre à nous pour souligner le lancement du bédéreportage «Faire campagne», de Rémy Bourdillon et Pierre-Yves Cézard. Il s’agit du premier titre de la nouvelle collection Journalisme 9, la première collection canadienne francophone dédiée au journalisme dessiné. Une collaboration inédite entre La Pastèque et Atelier 10.

Le monde rural est en plein essor au Québec. Une nouvelle génération d’agriculteurs tente de développer de meilleures manières de produire nos aliments. Grâce à ces jeunes familles qui délaissent la ville pour la campagne, des fruits et légumes oubliés, des fromages locaux, des viandes et charcuteries diversifiées fleurissent. Mais comment survivre dans un système taillé pour l’agriculture industrielle? Comment garder la foi malgré l’intransigeance des règles? Ce projet de bande-dessinée reportage repose sur une enquête journalistique au long cours. Veillant à tendre le micro à tous les acteurs en présence, Rémy Bourdillon et Pierre-Yves Cezard ont suivi pendant un an le combat quotidien d’une dizaine d’agriculteurs aux prises avec le seul et unique syndicat en place, l’Union des producteurs agricoles. À travers ces femmes et ces hommes, cette bande dessinée fait la lumière sur une situation unique à l’échelle mondiale.

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Foires écosphère: l’Union paysanne y parlera de souveraineté alimentaire

C’est un honneur pour l’Union paysanne d’être invité aux quatre Foires Écosphère afin d’y tenir une conférence sur la souveraineté alimentaire. C’est donc un rendez-vous:

  • 2-3 juin à Québec;
  • 14-15 juillet à Gatineau-Ottawa;
  • 11-12 août à Montréal;
  • 29 et 30 septembre à Magog.

Pour consulter les programmes des événements, visitez le site internet de Foire ÉCOSPHÈRE