, , ,

Dossier hors-quota: une étude confirme largement les avancées de l’Union paysanne

L’Union paysanne, depuis sa fondation en 2001, réclame un assouplissement des quotas et des plans conjoints pour donner un peu d’air aux élevages de petite taille. Évidemment, les fédérations de l’UPA, détentrices et gestionnaires des fameux quotas, maintiennent leur emprise, ce qui fait que le Québec est devenu la moins permissive des provinces canadiennes lorsqu’il s’agit de produire des œufs, de la volaille ou du lait. Pour l’UPA, permettre à de petits éleveurs de produire un peu plus sans acquérir du quota à prix d’or (250$ par poule, 800$ par mètre carré de poulet ou 24 000$ par vache) mènerait à un chaos dans l’approvisionnement des marchés et menacerait grandement la santé des consommateurs.

L’étude sur la production sans quota et sur la commercialisation en circuits courts, récemment publiée par le groupe Cirano de l’université Laval, en arrive à des conclusions très différentes.

Premièrement, en analysant la situation de provinces plus permissives, on constate que la production sans quota n’occuperait qu’une part infime du marché, de l’ordre de 1 ou 2% au maximum.

Deuxièmenent, les études citées en matière de salubrité montrent assez clairement que les petits élevages sont moins porteurs de pathogènes que les élevages industriels.

Les auteurs de l’étude sont également forcés de faire allusion à situation de conflit d’intérêt des fédérations de l’UPA, qui décident des règles appliquées à la relève, donc à des concurrents sur le marché. Un peu comme si Walmart décidait si Metro doit exister et à quelles conditions…

Le document de Cirano cite quelques exemples intéressants, comme la possibilité d’abattre de la volaille à la ferme aux Etats-Unis, ou encore que des pays européens interdisent le lavage des œufs alors qu’il est ici obligatoire.

Les auteurs se demandent au passage pourquoi le Québec est si restrictif. Il me semble que la réponse est claire : l’UPA, en bon cartel privé et en situation de monopole, a pris les commandes. Le roi ne négocie pas avec ses sujets.

L’Union paysanne entend donc poursuivre ses pressions auprès de la Régie des marchés agricoles pour obtenir l’application de la loi sur la mise en marché des produits agricoles (article 63), qui stipule clairement que la vente directe au consommateur n’a pas à être soumise aux plans conjoints et aux quotas. L’article de loi précise aussi que la Régie peut en décider autrement si elle juge qu’il y a menace pour l’application des plans conjoints. L’étude de Cirano corrobore clairement l’analyse de l’Union paysanne : il n’y a pas menace.

Le rapport est disponible sur le site du Cirano : https://www.cirano.qc.ca/ files/publications/2017RP-05. Pdf

Maxime Laplante, agr et président

 

, , ,

Huîtres et lait, deux ingrédients d’un même plat au goût amer?

29 novembre 2017. Lors du congrès tenu à Victoriaville, nous avons eu l’occasion de rencontrer Patrice Vidieu, de la Confédération paysanne, l’organisation cousine de l’Union paysanne en France. Évidemment, il a abordé la question de notre système de gestion de l’offre, système qui a aussi existé en Europe jusqu’à tout récemment. Sans vouloir étaler ici tout le fond de sa pensée, j’ai surtout retenu une phrase. Selon lui, avec les quotas et les plans conjoints, nous avons certes réussi à maîtriser l’offre de quelques denrées agricoles, mais nous n’avons jamais réussi à maîtriser la répartition. Le système ne profite pas à tout le monde de la même façon, loin de là.

L’été dernier, je me suis permis une escapade en haute Gaspésie. J’avais le goût de dépaysement, de vivre la mer. J’ai donc apporté ma canne à pêche et mon goût pour des aliments plus difficiles à dénicher dans mon patelin, comme les fruits de mer. J’avais donc envie de goûter les palourdes, les moules et les huîtres, ou encore le crabe ou le homard. Je ne suis pas sûr que la naïveté soit encore une qualité à mon âge. Quoi qu’il en soit, j’ai vite découvert que la cueillette de tous ces mets était prohibée. Il y a bien sûr les affiches de Pêche Canada, disséminées sur le littoral, qui ne font pas que nous rappeler à quel point ces produits sont dangereux pour ma santé mais qui vont même jusqu’à me menacer d’amendes si j’ose y toucher. J’ai ensuite pris la peine d’en discuter avec les habitants du coin qui m’ont surtout informé du fait que la cueillette n’était pas interdite pour tous, mais plutôt pour tous les mortels ne détenant pas de quota de pêche. En somme, exactement le même système que dans la production laitière, les œufs, le lapin ou la volaille, où l’accès à la ressource est réservé à certains individus, avec l’aval des autorités. Il y a des substances bien plus toxiques que des huîtres fraîches sur les plages du Québec, sans que le gouvernement intervienne avec pancartes et menaces.

La même situation prévaut sur les quais, où une stricte surveillance est exercée à l’endroit des pêcheurs à la ligne attrapant une morue ou un bar rayé, alors que tout le monde sait que ce ne sont pas les quelques pêcheurs festifs du samedi soir qui ont exterminé les bancs de morue de la mer.

On peut comprendre l’utilité de contrôler la production agricole ou la récolte des produits marins. Mais on pourrait quand même permettre une petite marge de manœuvre pour la cueillette artisanale, surtout dans une région comme la Gaspésie, dont les habitants se voient bloquer de plus en plus l’accès à la mer. Après un demi-siècle de quotas et de plans conjoints, nous n’avons toujours pas maîtrisé la répartition des ressources. Notre système de gestion de l’offre doit évoluer.


Maxime Laplante, président de l’Union paysanne

,

L’Union paysanne, bonne pour le bio?

Soyons un peu chauvins quelques minutes. Alors que l’Union paysanne n’arrive jamais à voir l’une de ses actions positives reprises dans la Terre de Chez Nous et que l’UPA aime bien faire croire que nous sommes contre tout, voilà qu’une nouvelle dans La Presse de ce samedi fait référence en partie à notre travail. Oui, depuis sa fondation, l’Union paysanne a placé le secteur biologique au centre de sa stratégie de développement de l’agriculture. Il n’y a presque pas une rencontre politique, ou auprès de fonctionnaires, dans laquelle le bio ne fût pas mentionné et mis de l’avant.

BOOM BIO DANS LES FERMES DU QUÉBEC  (article La Presse)

Dès 2004, nous avions écrit à la Ministre de l’époque Françoise Gauthier pour lui faire prendre conscience que le boom du nombre de fermes biologiques observé dans les pays européens tenait à des primes à la conversion et au remboursement partiel de la certification. L’Europe ayant été précurseur dans un mouvement bio structuré, on pouvait observer qu’après une première croissance du nombre de fermes, une période de stagnation y était apparue, identique à celle qu’a connu le Québec de 2008 à 2013.

Il n’est pas facile de développer une toute nouvelle filière, ce n’est pas qu’une question de prix. De plus, la conversion du conventionnel vers le biologique fait peser des risques importants sur certains secteurs à marge plus faible, de là l’hésitation des producteurs à faire le saut. Il fallait donc un réel soutien. Le principe de base pour nous est que l’état à largement subventionné le développement de l’agriculture conventionnelle… pourquoi pas le bio?

L’Union paysanne a donc inlassablement répété le message de Gauthier à Vallières et ensuite à Béchard puis à Lessard. Finalement, c’est Paradis qui a le mieux répondu en y allant d’un programme de prime à la conversion que le Ministre Laurent Lessard vient tout juste de prolonger.

Il reste maintenant à donner un espace pour les agriculteurs biologiques afin qu’ils puissent avoir de meilleures assises. Ça passe en autre par une hausse du hors-quota dans le poulet, les œufs et le dindon, mais également par des programmes de soutien comme les Agri(s) mieux calibrés sur les besoins des agriculteurs biologiques.

Ça passe également par des projets innovateurs comme l’abattage à la ferme, des normes adaptées, une gestion plus équitable des bandes tampons et des zones sans OGM. Une clé également majeure demeure l’accessibilité aux territoires. La Loi sur la protection du territoire agricole doit être adaptée aux usages des plus petites fermes et à la diversification agricole.

L’Union paysanne représente des fermes de tous les secteurs et de toutes les tailles, mais elle souhaite que chaque ferme puisse faire le choix du bio s’il se présente.

La ténacité de l’Union paysanne porte ses fruits

On parle de l’Union paysanne à l’émission Bien dans son assiette sur la Première chaîne de Radio-Canada. Cliquez ici pour écouter.

Et aussi, ailleurs sur le web : pressegauche.org/spip.php?article21224

 

Union paysanne : les priorités

Nous avons pris conscience, plus que jamais, qu’il faut s’occuper du financement de l’organisation. Facile à dire pendant des années alors que parallèlement il fallait faire politiquement notre place. Notre place étant faite et après avoir réussi à faire des miracles avec des budgets infinimums, nous allons mettre l’accent sur le financement.

Le deuxième point qui ressort du plan d’action discuté au Congrès est d’avoir des représentants régionaux partout au Québec. Ceux qui se sont déjà proposés lors du Congrès sont très motivés et demandent à être formés afin d’agir sur le terrain.  Si vous constatez dans l’onglet «organisation» de notre site web que votre région ou encore une sous-région n’est pas couverte et que cela vous intéresse, écrivez nous: paysanne@unionpaysanne.com

Mot du président

Bonjour à tous, le 22 février dernier se terminait le 14e congrès de l’Union paysanne sur les lieux de fondation de l’organisation, St-Germain-de-Kamouraska. Plus de 130 personnes ont pris part à ce rendez-vous, ce qui ne s’était pas vu depuis 10 ans. Des membres-fondateurs de notre mouvement, présent sur place, ont confirmé sentir la même énergie qu’à nos débuts. Plus encore, un nombre important de mains se sont levées pour dire «JE» m’implique. Lire la suite

membre de union paysanne 150

Pourquoi votre entreprise ne serait pas partenaire de l’Union paysanne?

membre de union paysanne 150Il y a bien des façons de supporter l’Union paysanne. Aujourd’hui nous vous en proposons une nouvelle. Afin de créer un réseau de solidarité paysanne au Québec, pourquoi votre entreprise n’offrirait pas un rabais aux gens qui présenteraient leur carte de membre de l’Union paysanne?

C’est une façon indirecte de nous aider et à la fois de soutenir l’économie locale. Une page servira sur notre site web à faire connaître les entreprises qui deviendront partenaires pour l’année 2014. Si l’idée vous intéresse, contactez-nous et il nous fera plaisir d’établir un partenariat avec vous.

Devenez partenaire!

Courriel: paysanne@unionpaysanne.com
Tél.: 450-230-5046

 

Le mot du président, 23 avril 2013

Renouvellement

Merci à tous ceux qui renouvellent en ce moment. C’est formidable de voir votre appui en si grand nombre et depuis si longtemps. L’Union paysanne a besoin de vous. N’hésitez pas non plus à parler de l’Union paysanne autour de vous. Nous sommes une alliance d’agriculteurs et de citoyens qui laisse déjà sa marque dans le paysage québécois. Vous voulez aider? L’Union paysanne regorge de besoin en action, suivi de dossier, finance, campagne, etc. Faites-nous signe! Lire la suite

Bienvenue sur la liste de diffusion de l’Union paysanne!

Si vous recevez cet envoi pour la première fois, c’est que vous (ou votre organisation) avez été inscrit à la liste de diffusion de l’Union paysanne.

  • Nous envoyons des nouvelles périodiquement via la une liste de diffusion.
  • Nos principaux envois sont la Chronique du Paysan ainsi que les communiqués émis par l’organisation.
  • L’abonnement est gratuit et vous pouvez en tout temps modifier ou annuler votre inscription en vous connectant sur notre site web ou en cliquant sur le lien « gérer votre abonnement » situé au bas de chaque envoi.
  • En outre, sachez que nous ne partagerons jamais vos données personnelles (listes de noms, de courriels) à des tiers. Consultez notre politique de confidentialité.
membre_de_union_paysanne

Important message aux abonnés de la Chronique du Paysan

Depuis presque 10 ans, l’Union paysanne mène une lutte afin que les agriculteurs retrouvent un vrai pluralisme syndical et la réorientation de l’agriculture vers des fermes plus autonomes et diversifiées.

Nous sommes maintenant près du but avec le dépôt prochain du Livre vert par le MAPAQ. Nous pouvons aussi considérer le nouveau programme sur la multifonctionnalité comme un gain direct qui récompense nos efforts afin de réorienter le soutien de l’agriculture vers la majorité des fermes et les régions.

Certains d’entre vous ne sont pas encore «Membres ou Amis» de l’Union paysanne. Comme vous êtes solidaires à notre cause, vous avez la possibilité de nous aider à faire changer les choses en appuyant l’Union paysanne, qui fait entre autres la promotion du concept de la souveraineté alimentaire comme modèle de développement agricole, social et économique. Notre financement provient en majeure partie de vos dons et adhésions.

Nous sollicitons donc votre appui financier en vous invitant à devenir «Membre ou Ami» de l’Union paysanne pour une année complète.


membre_de_union_paysanne

Pour devenir «Membre», le tarif est de 60$

Pour une 2e personne à la même adresse, ajoutez 40$.

Lire la déclaration de principe de l’Union paysanne

amis_union_paysanne

Pour devenir «Ami», vous faites le don qui vous convient.

En savoir plus sur Les Amis de l’Union paysanne

 

Formulaires d’adhésion

Voici les formulaires d’adhésion «Membre ou Ami» que vous devez compléter et nous faire parvenir avec votre chèque ou paiement par Visa (seulement) à l’adresse postale ci-dessous.

Adresse postale

Union paysanne
C.P. 515, Succ. Bureau Chef
St-Hyacinthe Qc J2S 7B8

Campagne « Levée de fonds »

Si vous le pouvez, incluez un don avec votre adhésion. Cet argent servira à étendre nos moyens d’action, surtout en terme de communications.

Carte de membre

Pour les nouveaux membres seulement, dès réception, nous vous ferons parvenir votre carte de membre.

 

Merci à l’avance de votre appui

L’équipe de l’Union paysanne