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Le cas d’Andres Rosas n’est que la pointe de l’iceberg. Version imprimable
Écrit par Eric Villeneuve   
20-06-2007
Les conditions de vie d’un travailleur agricole mexicain décrites dans un article paru aujourd’hui dans La Presse démontrent comment le gouvernement du Canada tout comme celui du Québec ferment les yeux en ce qui a trait à la protection des droits des travailleurs immigrants.

Afin de comprendre toute cette situation, il faut d’abord et avant tout comprendre les enjeux agricoles mondiaux. La situation des travailleurs agricoles immigrants se compare à la sous-traitance à l’étranger des compagnies manufacturières ou autres. Afin de rester concurrentiels en agriculture, nous importons une main-d'œuvre endurante à l’ouvrage pour des salaires négligeables. Nous ne déplaçons pas l’usine...nous déplaçons la main-d'œuvre. Mondialisation oblige.

L’Union paysanne, collaborant entre autres avec des organisations mexicaines au sein de Via Campesina, sait pertinemment que les cas d’abus de travailleurs saisonniers sont fréquents, sans parler des conditions de travail en tant que telles.

Prenez des travailleurs de pays tiers mondiaux, souvent seul soutien de leur famille, qui ne parlent pas la langue du pays où ils sont employés, qui ne connaissent pas ou mal leurs droits dans les pays hôtes, et de l’autre côté un contexte agricole de pays riche, qui subventionne son agriculture, qui fait face à une concurrence accrue des pays émergents......et vous avez le cocktail idéal pour des abus tels que vécus par des travailleurs saisonniers au Québec.

Personne ne se pose la question à savoir pourquoi il est si difficile de trouver des travailleurs saisonniers québécois...est-ce que ce serait parce que les conditions des travailleurs sont tout simplement inhumaines dans certains cas? Pour certains propriétaires agricoles qui osent avancer comme défense qu’ils font autant d’heures que leurs employés...il y a une marge entre 14 heures/jour assis sur un tracteur et travailler dans les champs en plein soleil.

Il est nécessaire que le secteur agricole se penche sur cette question. À commencer par l’urgence de permettre au travailleurs agricoles immigrants de se syndiquer....face à des employeurs...syndiqués!!!!

Pour information :
Benoit Girouard, porte parole Union paysanne : 514-605-6800
Maxime Laplante, président Union paysanne : 418- 926 2473


 

 

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