Les OGM au menu des élections fédérales
13-10-2008
Souhaitez-vous manger encore plus d’OGM? Souhaitez-vous qu’on continue à vous cacher la présence d’OGM dans vos aliments? Si vous répondez non à ces deux questions, vous devriez exiger rapidement des explications des partis politiques et des candidats aux élections actuelles.

Les OGM sont des organismes génétiquement modifiés commercialisés au Canada depuis une douzaine d’années. Près de la moitié du maïs et du soya ainsi que la presque totalité du canola qui poussent au Québec sont génétiquement modifiés. Environ 70 % des aliments préparés en contiennent, notamment ceux faits de maïs, de soya ou de canola.

Les OGM sont des plantes qui produisent leur propre pesticide ou qui résistent à un herbicide chimique. Monsanto, la multinationale américaine qui met sur le marché 90 % des OGM cultivés dans le monde, vend aussi l’herbicide (Roundup) qui accompagne les semences OGM, renforçant ainsi la dépendance des agriculteurs envers l’agrochimique.
...
 

Mais pourquoi s’inquiéter? Les OGM ont été autorisés sans que des études scientifiques indépendantes et approfondies n’aient été faites pour vérifier qu’ils sont inoffensifs sur notre santé ou l’environnement. Pire, le contenu des études soumises par les entreprises comme Monsanto est gardé secret.

Le gouvernement canadien présume que les OGM sont sécuritaires et que des études scientifiques approfondies sont inutiles. Déjà en 2001, la plus haute instance scientifique au pays, la Société royale du Canada, avait dénoncé en vain cette façon cavalière d’autoriser les OGM.

Pourquoi le gouvernement canadien refuse-t-il toujours l’étiquetage obligatoire, comme c’est le cas dans une quarantaine de pays du monde, si les OGM étaient sécuritaires? D’ailleurs, environ 90 % des gens d’ici veulent l’étiquetage obligatoire des OGM.

Que nous cache le refus du gouvernement canadien de ratifier le protocole de biosécurité des Nations-unies sur les OGM, que plus de 140 pays ont accepté?

De plus en plus de consommateurs s’inquiètent aussi des risques que posent les OGM sur la biodiversité. Ils rejettent le modèle d’agriculture agrochimique, dont font partie les semences OGM. Le brevetage des OGM affaiblit également l’autonomie des agriculteurs qui perdent le contrôle des semences. Cette situation menace la capacité des peuples à se nourrir et accentue le contrôle de la production alimentaire par des multinationales comme Monsanto.

C’est pour toutes ces raisons que nous exigeons des partis politiques fédéraux qu’ils s’engagent à appuyer l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM, ainsi qu’un moratoire sur toute nouvelle autorisation d’OGM au pays.

Pour l’instant, le Bloc québécois, le Nouveau parti démocratique et le Parti vert ont répondu positivement, en partie ou en totalité, à notre appel. Le Parti libéral du Canada ne promet ni étiquetage obligatoire, ni moratoire. Quant au Parti conservateur, il n’a pas daigné répondre.

Lorsque vous voterez le 14 octobre prochain, vous déciderez également du contenu de votre assiette et de l’avenir de la planète. Pensez-y!

Voir les réponses des partis : http://election.greenpeace.ca/listequestions/

 




Comité d'environnement de la Côte de Beaupré, Marché de solidarité régionale de Québec, ACEF de Québec, Amies de la terre de Québec, Qualité de Vie à Québec (QVQ), Nature Québec, RQcOGM, Greenpeace, Union paysanne, Union des consommateurs, Option consommateurs, AFEAS, RQGE, Revue Bio-bulle, Coopérative la Grande Ruche, Québec Vrai, Association végétarienne de Montréal, Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Équiterre, Association manger santé bio, Expo manger santé et vivre vert, Alternatives.

 

Actualités

Un premier pas vers la reconnaissance des droits des paysans

Déclaration En cette Journée Internationale des Luttes Paysannes, l'Union paysanne vous invite à lire et à appuyer ce qui constitue un premier pas vers la reconnaissance des droits des paysannes et des paysans du monde entier. Il s'agit de la Déclaration des Droits des Paysannes et des Paysans, adoptée par la Commission de Coordination Internationale de Via Campesina à Séoul en mars 2009.

--> Signez cette déclaration sur le site de la Via Campesina <--

Nous vous invitons aussi à assister au Colloque d'ouverture de la Caravane solidaire du CDHAL, auquel l'Union paysanne participera. Plus de détails sur notre calendrier.

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Nouvelle génération de programmes de soutien financier à l'agriculture

Le rapport de Michel St-Pierre sur la réforme du soutien à l’agriculture est enfin disponible. L’Union paysanne est très heureuse de ce qui constitue une révolution attendu du financement agricole surtout que les petites fermes y trouveront enfin leur compte. Nous invitons tous les agriculteurs à se faire leur propre opinion en consultant le rapport du sous-ministre directement. L’analyse complète de l’Union paysanne suivra prochainement.

 

Pour lire le rapport :

doc Les faits saillants
faits_saillants.pdf

 


doc Le document complet
nouvellegeneration.pdf

 

 
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Bienvenue à Claude Béchard

L’Union paysanne tient à saluer l’arrivée du nouveau ministre de l’agriculture, monsieur Claude Béchard, tout en remerciant celui qui quitte cette fonction, Laurent Lessard, pour ses efforts en faveur du renouveau de l’agriculture au Québec.

Laurent Lessard a incarné à la suite d’Yvon Vallières un des tout premiers ministres de l’agriculture indépendant face au lobby de l’Union des Producteurs Agricoles. Évidemment, certains lui retiendront la gestion de la listériose, mais de façon globale son bilan se veut extrêmement positif et l’Union paysanne en a témoigné abondamment.

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SOS-Pronovost demande 550 millions pour assurer la transition à l’agriculture de l’avenir

Québec, le 17 juin 2009.    SOS-Pronovost, une coalition d’organisations d’agriculteurs, d’artisans en agroalimentaire, de consommateurs et d’environnementalistes, demande au Gouvernement Charest de faire passer sa contribution annuelle à la Financière agricole de 305 à 550 millions, afin de permettre aux agriculteurs  de s’adapter aux changements proposés par la Commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois. Ce montant correspond à l’estimé que Michel Saint-Pierre, auteur du rapport qui porte son nom, a lui-même fait du coût des nouveaux programmes de soutien qu’il  propose.

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