Ottawa, Montréal et Québec, Canada — Dans le cadre de l’élection fédérale, une large coalition d’organismes de la société civile coordonnée par le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) et le Canadian Biotechnology Action Network (CBAN) demande à tous les candidats et partis politiques de s’engager à appuyer un moratoire sur toute nouvelle autorisation d’OGM au Canada, tant que les procédures d’évaluation des risques liés aux OGM n’auront pas été renforcées, de manière à les rendre conformes aux normes scientifiques internationales découlant du principe de précaution.
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Cet appel survient le jour de la sortie de la version DVD du documentaire-choc intitulé Le monde selon Monsanto coproduit par l’ONF et réalisé par Marie-Monique Robin, qui signe également un livre au même titre. L’auteur-documentariste sera de passage à l’Université d’Ottawa, mercredi en fin d’après-midi, et à l’Université du Québec à Montréal, jeudi soir, lors de soirées-débat où le public pourra voir gratuitement son film.
Selon Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec, « personne ne peut rester indifférent après avoir vu le documentaire Le monde selon Monsanto ». Le film documente l’histoire de Monsanto, le numéro un mondial des producteurs de semences OGM et l’une des multinationales les plus controversées. On y montre comment certains rapports falsifiés, la collusion et le lobbying mêlé de tentatives de corruption ont contribué à faire de Monsanto l’une des plus importantes firmes agrochimiques et semencières au monde.
«Après avoir vu ce documentaire, tout le monde comprendra comment Monsanto a réussi à convaincre les gouvernements d’autoriser les OGM sans avoir eu à fournir des preuves scientifiques crédibles et indépendantes», soutient Denis Farlardeau de l’ACEF de Québec. « Ottawa a bien fait de refuser, en 1999, la commercialisation par Monsanto de l’hormone de croissance bovine recombinante. Le prochain gouvernement devrait avoir le même courage et mettre en place un moratoire sur l’autorisation de nouveaux OGM ».
D’après Benoit Girouard de l’Union paysanne, « les cultures OGM de Monsanto, celles du soja, du canola et du maïs, ont pour effet de rendre les cultivateurs dépendants de son herbicide, le Roundup. Ce contrôle grandissant d’une poignée de multinationales comme Monsanto sur l'agriculture constitue une menace à la sécurité et à la souveraineté alimentaire ».
Le Canada et les États-Unis font partie des très rares pays qui persistent à refuser l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM. Le gouvernement prive les consommateurs canadiens de leur droit le plus légitime de savoir ce qu’ils mangent. « L’influence démesurée de l’industrie des biotechnologies sur Ottawa explique pourquoi le gouvernement Harper et une majorité de députés* ont voté, en mai dernier, contre le projet de loi C-517 qui aurait enfin permis aux consommateurs de savoir si leurs aliments contiennent des OGM » dénonce Charles Tanguay de l’Union des consommateurs.
Les groupes membres de la coalition pressent les citoyens du Canada de voir sans tarder le film Le monde selon Monsanto, puis de rencontrer leurs candidats locaux en prévision de l’élection fédérale du 14 octobre afin d’exiger d’eux qu’ils appuient l’imposition immédiate d’un moratoire sur tous les nouveaux OGM.
Pour des entrevues médias avec Madame Robin, appeler au 514 605-6497
Pour information : Éric Darier, Greenpeace, Cell. 514 605-6497 Benoit Girouard, Union paysanne, Cell. 450 495-1910 Denis Farlardeau, ACEF de Québec, Cell. 418 999-0925 Charles Tanguay, Union des consommateurs, Cell. 514 743-0419 Erick Lafleur, Les AmiEs de la terre, Tel.: 418 524-2744 Hélène Cornellier, AFÉAS (Association féminine d’éducation et d’action sociale), Cell. 514-791-9023 Priscilla Gareau, RQGE (Réseau québécois des groupes écologistes, Tel. 514-392-0096
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